Curriculum vitae

De Vreyer Philippe

Professeur des universités

Philippe.DeVreyerping@dauphinepong.fr
Tel : 01 44 05 47 14
Bureau : P 114

Publications

Articles

De Vreyer P., Guilbert N., Mesplé-Somps S. (2015), Impact of Natural Disasters on Education Outcomes: Evidence from the 1987-1989 Locust Plague in Mali, Journal of African Economies, 24, 1, p. 57-100

This paper estimates the long-run impact of a large income shock based on regional variations in the 1987-89 locust plague in Mali. We take comprehensive population census data to construct birth cohorts of individuals and compare those born and living in the years and villages affected by locust plagues with other cohorts. We find a clear, strong impact on the educational outcomes of children living in rural areas, but no impact at all on children living in urban areas. School enrolment by boys born or lessthan four at the time of shock is found to be affected. School enrolmentbyboysbornin1987-88,themaininfestationyears,isfoundtobehardesthitby theplagues.However,although theimpact onschoolenrolment figuresisgreaterfor boys than girls, the educational attainments of girls attending school and living in ruralareasareharderhitthantheboys.Ourcontrolsforindividuals'potentiallyselective migration behaviour and for differences in school infrastructures do nothing to change our results. Our findings are also robust to controls for age misreporting and variations in the cohort cut-off point.

De Vreyer P., Lambert S., Marazyan K., Beck S., Safir A. (2015), Child Fostering in Senegal, Journal of Comparative Family Studies, XLVI, 1, p. 57-73

Cet article traite du confiage au Sénégal. Le confiage est une pratique très répandue en Afrique sub-saharienne qui consiste à envoyer temporairement un enfant vivre dans une famille d'accueil. Grâce à une enquête auprès des ménages très complète conduite au Sénégal en 2006-2007, cet article décrit les caractéristiques des ménages et des enfants qui participent au confiage et les compare à celles des autres ménages. Il cherche également à évaluer l'impact du confiage sur la scolarité, l'activité économique et le travail domestique des enfants, tant pour les confiés eux mêmes que pour leurs hôtes et pour les frères et soeurs de confiés restés dans leur ménage d'origine.Les résultats soulignent une grande hétérogénéité au sein des enfants confiés, hétérogénéité qui se traduit par des différences de bien-être. La principale source d'hétérogénéité est liée au sexe de l'enfant et à la durée de son séjour dans la famille d'accueil. Il semble que le caractère formel ou non du confiage joue aussi un rôle. Les résultats sont rassurants en ce qui concerne le bien-être des enfants confiés relativement à celui de leurs hôtes, même si leur situation n'est pas aussi favorable que celle des enfants qui n'ont aucun rapport au confiage. En moyenne, les résultats en termes d'éducation et de travail des enfants confiés ne sont pas différents de ceux de leurs hôtes. En particulier, les résultats ne confirment pas l'idée que les filles confiées pourraient être exploitées en terme de travail domestique par leur famille d'accueil : en fait, elles ne passent pas plus de temps au travail domestique que les filles biologiques de cette famille.

This paper is about child fostering in Senegal, a practice widespread in Sub-Saharan Africa whereby children are temporarily sent to live with a host family. Using a rich household survey conducted in Senegal in 2006-7, the paper aims at describing the selection into fostering of both households and children and at examining the impact of fostering on the well-being of children(host, foster- and siblings left behind) measured through their school enrollment, labour and domestic work. Results suggest a wide heterogeneity among foster children, inducing differences in their well-being. The main sources of such heterogeneity come from the child's gender and his duration of stay in the host household. Whether the fostering has been formally arranged between parents also seems to matter. Results are reassuring regarding the well-being of fostered children relative to their host siblings, even if they might not fare as well as children not involved in fostering. On average, education and labour outcomes of foster children are not different from those of their host siblings. In particular, results do not support the idea that fostered girls might be overloaded with domestic tasks: they do not seem to spend more time at it than their host sisters.

Chort I., De Vreyer P., Marazyan K. (2014), Apprenticeship in Senegal, determinants and trajectories, Autrepart, 71, p. 175-193

De nombreux travaux ont souligné l'importance de l'âge d'entrée dans la vie active non seulement sur les revenus futurs, mais aussi sur la décohabitation, le statut matrimonial et social. L'entrée des jeunes hommes sénégalais sur le marché du travail passe pour nombre d'entre eux par l'apprentissage, formation professionnelle très répandue au Sénégal : l'entrée plus précoce des apprentis sur le marché du travail se fait-elle au prix d'une relégation dans un statut d'emploi subalterne ?À partir des données de l'enquête Pauvreté et structure familiale menée auprès de 1 785 ménages sénégalais en 2006, nous estimons des modèles de durée à risques concurrents - entrée sur le marché du travail comme apprenti plutôt qu'entrée sous un autre statut. Nous mettons ainsi en évidence les déterminants spécifiques de l'entrée en apprentissage. La comparaison des cohortes récentes et plus anciennes montre que si l'entrée en apprentissage est plus répandue parmi les plus jeunes, les conditions d'entrée sur le marché du travail en tant qu'apprenti ont peu évolué au cours du temps. Enfin, la comparaison des trajectoires des anciens apprentis et des non-apprentis suggère que l'entrée en apprentissage joue sur l'insertion sociale et professionnelle ultérieure.

The economic literature emphasizes the impact of age at labour market entry on future earnings as well as on the decision to leave the parent's house and on the marital and social status. Many young Senegalese men enter the labour market as apprentices: does the early entry into the labour market entail a relegation to a subordinate employment status?Using data from the Poverty and Family Structure (PSF) survey conducted with 1,785 Senegalese households in 2006, we estimate competing risks models. We emphasize the determinants of labour market entry as an apprentice rather than with another status. By comparing different cohorts, we show that apprenticeship is more widespread for the youngest generations, while the determinants of apprenticeship have not changed. The comparison of marital status and careers of former apprentices suggest that their status when entering into the labour market affects their occupational and social integration.

De Vreyer P., Gubert F., Roubaud F. (2010), Migration, Self-selection and Returns to Education in the WAEMU, Journal of African Economies, 19, 1, p. 52-87

Nous utilisons les données issues d'enquêtes réalisées simultanément dans sept capitales de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine pour documenter les caractéristiques des flux migratoires entre pays de l'Afrique de l'Ouest, puis pour estimer un modèle individuel de choix résidentiel faisant intervenir la différence de gains potentielle comme déterminant. Une estimation en trois étapes est réalisée qui permet de contrôler de l'auto-sélection des individus dans les différentes destinations. Nos résultats montrent que la Côte d'Ivoire demeure le premier pays d'accueil des migrants de la sous région, alors que le Burkina Faso et le Mali sont au contraire des pays d'émigration, principalement à destination de la Côte d'Ivoire. Le Bénin et le Togo sont à la fois des pays d'émigration et d'immigration. L'examen des caractéristiques des migrants montre qu'ils tendent à être moins éduqués que les non migrants, aussi bien dans leur pays d'origine que dans leur pays d'accueil, travaillent plus fréquemment dans le secteur informel et reçoivent une rémunération plus faible. Nos estimations économétriques montrent que la prise en compte de l'auto-sélection des individus dans les différentes destinations modifie les rendements estimés de l'éducation dans certains pays. Nous trouvons également que les différences de gains potentielles ont un impact très significatif sur les probabilités de choix et que, toutes autres choses égales par ailleurs, les individus tendent à vivre dans des pays où ils reçoivent des revenus plus élevés.

We use a unique set of identical labour force surveys that allow to observe, at the same time, migrants in seven WAEMU countries and their country of origin's labour market. We use these data first to document the patterns of migration flows in the sub-region, second to estimate the determinants of migration behaviour across these countries and to correct the estimated returns to education for the endogeneity of location choice. We finally estimate a structural model to evaluate the impact of expected earnings differentials on the probability of selecting a particular country to reside in. Our results show that Cote d'Ivoire remains the most important immigration country in the sub-region. Our data also suggests that Mali and Burkina Faso have been and still are major labour-exporting countries, largely towards Cote d'Ivoire. Benin and Togo, by contrast, combine both emigration and immigration. Looking at migrants characteristics we find that migrants tend to be less educated than non migrants in both their origin and destination countries, are more likely than natives to work in the informal sector and that they receive lower wages. Our econometric results suggest that not holding account of international migration in estimating returns to education yields upward biased estimates in three countries out of seven and downward biased estimates in two others. However, disparities in returns to education between capital cities do not vanish, suggesting that country-specific amenities and other un-measurable non-wage variables play important roles in the location choice of individuals with different levels of education. We also find that expected earnings differentials have a very significant effect on the choice probabilities: all else equal, people tend to live in countries in which their expected earnings are higher than elsewhere.

De Vreyer P., Lambert S., Safir A., Sylla M. (2008), Pauvreté et Structure Familiale. Pourquoi une nouvelle enquête ?, Statéco, 102, p. 5-20

L'étude de la pauvreté est au centre des préoccupations des économistes du développement. De façon traditionnelle, on mesure la pauvreté grâce à des enquêtes qui tentent de comptabiliser les dépenses faites par les ménages, puis les rapportent au nombre d'individus pour avoir une dépense par tête. Un seuil est fixé, en deçà duquel un individu est déclaré " pauvre ". La structure du ménage est éventuellement prise en compte par l'utilisation d'échelles d'équivalence qui ramènent les besoins d'un enfant, d'une femme ou d'un vieillard à la norme de consommation d'un homme adulte actif. Dans cette approche, la composition du ménage est considérée comme une donnée stable qui ne joue de rôle que par le biais de la définition des besoins du ménage. Le fait que les ménages connaissent des recompositions régulières est alors ignoré, et de ce fait, les causes et conséquences de ces recompositions, non seulement en termes de pauvreté mais aussi pour nombre d'autres dimensions du bien-être des ménages, ne peuvent être étudiées. Dans cet article, l'importance de la prise en compte de cette flexibilité de la structure familiale est montrée, ainsi que les raisons de l'incapacité des enquêtes ménages existantes à traiter cette question. Un nouveau concept d'enquête est présenté, l'enquête Pauvreté et Structure Familiale (PSF), réalisée pour la première fois au Sénégal en 2006-2007 et dont la conception novatrice permettra de progresser sur ces questions d'intérêt.

Ouvrages

De Vreyer P., Roubaud F. (2013), Urban Labor Markets in Sub-Saharan Africa, Washington, 428 p.

The population of Sub-Saharan Africa stood at 854 million in 2010. Annual population growth averaged 2.5 percent, with a relatively high sustained fertility rate, fostered by the fact that two-thirds of the population is under 25. The region has the highest proportion of poor people in the world, with 47.5 percent of its population living on less than $1.25 a day, as measured in terms of purchasing power parity in 2008. It is also the only region in which the number of poor is still rising. This book contributes to knowledge on the functioning of urban labor markets in Sub-Saharan Africa by investigating following questions: which individuals lack access to employment or are employed beneath their capacities; does education improve working conditions?; what opportunities does the labor market offer to climb the social ladder?; is the lack of good-quality jobs for adults and the poverty it implies one of the reasons for the prevalence of child labor?; do women and ethnic minorities have the same access to the labor market as everyone else?; how does the formal sector live alongside the informal sector?; what role does migration play in the functioning of labor markets?;and are there traits common to all urban labor markets in Africa, or is each country different? This book attempts to answer these questions by studying 11 cities in 10 countries (table O.1). Comparative studies are often based on disparate measurement instruments, which risk marring the validity of the findings. This study is based on a set of perfectly comparable surveys. The study also covers a number of topics (migration, child labor, job satisfaction, discrimination, and work after retirement) in addition to the topics covered by Lachaud (unemployment, access to employment and mobility, segmentation, labor supply, and poverty). This book is divided in five parts. The first is comparative analysis of urban labor markets in Sub-Saharan Africa; second is job quality and labor market conditions in Sub-Saharan Africa; third is dimensions of labor market inequalities; fourth is the key coping mechanisms and private responses; and fifth is moving forward.

Roubaud F., De Vreyer P. (2013), Les marchés urbains du travail en Afrique subsaharienne, Marseille, 454 p.

Les marchés du travail en Afrique restent à ce jour largement inexplorés et leur fonctionnement méconnu. Leur connaissance est pourtant centrale dans les politiques de développement et de lutte contre la pauvreté. Quelles sont les personnes qui n'ont pas accès à l'emploi ou sont sous-employées ? Comment le secteur formel cohabite-t-il avec le secteur informel ? Existe-t-il des traits communs à l'ensemble des marchés urbains du travail en Afrique, ou bien chaque pays est-il un cas particulier ? Quels liens entretiennent-ils avec la migration, l'éducation et les discriminations ethniques ou de genre ? Telles sont quelques-unes des questions traitées ici, à travers l'analyse d'une série unique d'enquêtes parfaitement harmonisées, réalisées dans une dizaine de pays du continent. Cet ouvrage collectif fournit le premier bilan actualisé du marché du travail en Afrique subsaharienne. Un outil précieux en matière de lutte contre la pauvreté.

Chapitres d'ouvrage

De Vreyer P., Herrera J., Mesplé-Somps S. (2009), Consumption Growth and Spatial Poverty Traps: An Analysis of the Effect of Social Services and Community Infrastructures on Living Standards in Rural Peru, in Stefan Klasen and Felicitas Nowak-Lehman . (eds), Poverty, Inequality and Policy in Latin America, Cambridge (Mass), MIT Press, p. 129-158

Why are there areas with persistenly low levels of income or consumption? This could result from the concentration of households with a low capital endowment or from variations in households' environment. Peru is a country with a very much fragmented topography and climate, that combines dry deserts, high mountains and rain forest. One important question is to assess the weight of the geographic endowment in the growth process. If differences in geographic endowment matter more than those in households' characteristics, then encouraging migration to better endowed regions might be a good development policy whereas, in the opposite, it might be better to invest in households' capital. Of course several factors, either geographic or not, can combine to explain persistent poverty in a given area. In this chapter we test the effect of local geographic endowment of capital on household growth in living standards in rural Peru, using a four years unbalanced panel data set. Our theoretical model of household consumption growth allows for the effect of community variables to modify the returns to augmented capital in the household production function. Three different sources of data are used: the ENAHO 1997-2000 households surveys, the population census of 1993 and the district infrastructure census of 1997. Altogether the addition of these different data sources makes an unusually rich data set, at least when considered with developing country standards. As in Jalan and Ravallion (2002), we use a quasi-differencing method to identify the impact of locally determined geographic and socioeconomic variables, while removing unobserved household and community level fixed effects. GMM are then used to estimate the model parameters. Several significant interesting results appear, showing that private consumption growth depends on local geographic variables, but more on local endowments of private and public assets than on pure geographic characteristics. This suggests to combine policies focused on private and public asset endowments that will reinforce local positive externalities, with infrastructure investments that will help poor households to take advantage of growth opportunities, offered by more dynamic markets across local communities.

De Vreyer P., Razafindrakoto M., Cling J-P., Roubaud F. (2006), L'impact de la croissace économique et des inégalités sur la pauvreté, in Plane P. (dir.), Le développement face à la pauvreté, Paris, Economica, p. 346

Communications

De Vreyer P., Lambert S., Safir A. (2009), Remittances and poverty : Who benefits in the household ?, Premier Colloque bi-annuel du GDRI DREEM : " Inégalités et développement dans les pays méditerranéens", Istanbul, TURKEY

We use data from a newly designed household survey in Senegal to study intrahousehold allocation of remittances income. In this survey, households are split between sub-groups of individuals, in a way that is natural to households and that corresponds to the internal budgetary arrangements found in the extended families of Senegal. We find that remittances accruing to specific individuals in the household are not completely fungible with other sources of income. In particular the school enrolment of children aged 7 to 13 is found to depend on remittances income accruing to the sub-group he/she belongs to and not on the remittances accruing to other sub-groups. Looking at total expenditures, we also find that transfers received by a sub-group are a significant determinant of its own consumption, contrarily to transfers received by other groups. This is not true for food consumption, suggesting that households tend to satisfy the basic needs of all their members.

Documents de travail

De Vreyer P., Guilbert N., Mesplé-Somps S. (2012), The 1987-1989 Locust Plague in Mali: Evidences of the Heterogeneous Impact of Income Shocks on Education Outcomes, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 48

L'objet de ce travail est d'estimer l'impact à long terme de chocs de revenu à travers l'analyse des effets de l'invasion de criquets qui a eu lieu de 1987 à 1989 au Mali sur différents indicateurs d'éducation. En mobilisant des données exhaustives de recensement de la population, nous construisons des cohortes d'individus selon leur date de naissance et leur lieu de résidence. Nous examinons les écarts de scolarisation des enfants impactés en double différence. Nous montrons un impact fort et significatif du choc sur les enfants des zones rurales et aucun effet sur les enfants des villes. Les enfants nés ou âgés de moins de sept ans lors des invasions de criquets ont des taux de scolarisation inférieurs aux autres. L'impact est à la fois plus fort pour les enfants qui sont nés en 1988 et 1989 c'est-à-dire les années de plus fortes invasions de criquets et pour les garçons. Cependant, parmi les enfants scolarisés, la durée de scolarisation est plus réduite du fait des invasions de criquets pour les filles que pour les garçons. Ces résultats sont maintenus lorsque l'on contrôle du biais potentiel de migration, des différences possibles d'évolution des niveaux d'infrastructures entre villages et lorsque l'on fait varier le seuil des cohortes incluses dans l'échantillon.

This paper estimates the long run impact of a large income shock, by exploiting the regional variationof the 1987-1989 locust invasion in Mali. Using exhaustive Population Census data, we construct birthcohorts of individuals and compare those born and living in the years and villages affected by locustplagues with other cohorts. We find a clear and strong impact on educational outcomes of childrenliving in rural areas but no impact at all on children living in urban areas. School enrollment ofchildren born or aged less than seven years old at the time of shock is found to be impacted. Childrenborn in 1988-1989, the main years of invasion, are those whose school enrollment has been the mostaffected by the plague. The negative impact on school enrollment of boys is higher than for girls, buton the other hand, girls attending school and living in rural areas have a lower level of schoolattainment than boys. Controlling for the potentially selective migration behavior of individuals,differences in educational amenities do not dampen our results. Our results are also robust to differentvariations of the cut-off cohort.

De Vreyer P., Gubert F., Robilliard A. (2009), Return Migrants in Western Africa: Characteristics and Labour Market Performance, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 35

Bossuroy T., Cogneau D., Hiller V., Mesplé-Somps S., Torelli C., de Vreyer P. (2006), Inégalités et équité en Afrique, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 43

Une exploitation nouvelle d'enquêtes à large échantillon concernant cinq pays d'Afrique subsaharienne permet pour la première fois de mesurer l'inégalité des chances en Afrique, à côté des inégalités de ressources et de conditions de vie. Nous confirmons l'existence d'inégalités prononcées au sein des pays de cette région, mais nous révélons aussi de fortes différences dans les structures de ces inégalités. L'essentiel de ces différences provient des écarts de revenu entre l'agriculture et les autres secteurs, et de l'échelle des rémunérations non agricoles. Au Ghana ou en Ouganda, la mobilité intergénérationnelle scolaire et professionnelle et l'égalité des chances devant le revenu entre les différentes origines sociales sont nettement plus fortes que dans les pays plus inégalitaires que sont la Côte d'Ivoire, la Guinée et Madagascar.

A new analysis of large-sample surveys in five comparable Sub-Saharan African countries allows measuring for the first time inequality of opportunity in Africa, aside inequality of resources and of living standards. We confirm the prevalence of high levels of inequality among the region's countries. Yet we also find considerable differences in the structures of this inequality. Furthermore, intergenerational educational and occupational mobility and the equality of opportunity for income between social origins are quite definitely greater in countries where income inequality is lower, such as Ghana and Uganda, than in higher-inequality countries such as Côte d'Ivoire, Guinea and Madagascar.

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