Curriculum vitae

Siroën Jean-Marc

Professeur des universités

Jean-Marc.SIROENping@dauphinepong.fr
Tel : +33 (0) 1 44 05 44 24
Bureau : P153
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Biographie

Jean-Marc Siroën est Professeur de Sciences Économiques à l'Université Paris-Dauphine. Il a dirigé l'Ecole Doctorale d'économie et le laboratoire de recherche DIAL, UMR avec l’Institut de Recherche pour le Développement. Il est aujourd'hui Doyen du Département MSO (Master Sciences des Organisations). Il co-dirige également les Masters "Économie internationale et développement" et "Diagnostic Économique international". Il a écrit de nombreux ouvrages, articles et contributions sur l'économie internationale, notamment les déterminants du commerce, les politiques commerciales, les relations internationales, et les négociations au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce. Ses récents travaux portent sur les zones franches d’exportation, le Brésil et l’évolution des traités commerciaux.

Publications

Articles

Siroën J-M. (2017), L'intérêt national dans les négociations commerciales internationales. La crise du "mercantilisme libéral", La Revue internationale et stratégique, 105, p. 99-109

Siroën J-M. (2016), Les défis de la chaîne mondiale de valeur, Economie et management, 161, p. 5-10

Menéndez M., Siroën J-M., Sztulman A. (2015), Are Free Trade Zones a Development Model?, Dialogue, 41, p. 2-12

A partir des années 1980, la plupart des pays en développement adoptent des politiques commerciales ouvertes. Ils abaissent leurs droits de douane, adhérent à l'OMC et, pour certains d'entre eux, négocient des accords de libreéchange.

Siroën J-M. (2015), Les accords commerciaux régionaux, Ecoflash : mensuel d'informations économiques et sociales, 299, p. 1-6

Siroën J-M. (2015), Commerce international : le multilatéralisme face à l'essor des accords bilatéraux, Problèmes économiques, 8, p. 108-115

Siroën J-M. (2014), Does a French Approach of Globalization Exist?, Economie Appliquée, 67, 1, p. 187-205

Siroën J-M. (2014), Existe-t-il une approche française de la mondialisation ?, Problèmes économiques, 3094, p. 58-63

Siroën J-M. (2014), L'économie mondiale, un navire sans capitaine ?, Problèmes économiques, Comprendre l’économie mondiale, Hors-série n° 6, p. 113

Yücer A., Guilhoto j., Siroën J-M., , (2014), Internal and International Vertical Specialization of Brazilian states- An Input-Output analysis, Revue d'économie politique, 124, 4, p. 599-612

L'OMC et l'OCDE notamment, suggèrent que le commerce en valeur ajoutée est une meilleure mesure des échanges que la valeur brute pour comprendre l'impact du commerce sur l'emploi, la croissance, la production etc. On utilise dans ce travail un tableau Input-Output pour l'année 2008 afin de calculer les valeurs ajoutées exportées par les États brésiliens. On distingue la valeur ajoutée exportée directement par un État de celle exportée indirectement via d'autres États. En utilisant la valeur ajoutée indirectement exportée, on définit l'ampleur de la spécialisation verticale entre les états brésiliens. On calcule également le contenu en importations des exportations des états. Même si la part du contenu en importations des exportations est peu élevée pour le Brésil, on montre l'importance du commerce inter-état pour certains états. La spécialisation verticale inter-état joue davantage en amont de la chaine de valeur, avant que le bien soit exporté à l'étranger. Néanmoins, la valeur ajoutée d'un état, exportée indirectement par un autre état, est équilibrée par la valeur ajoutée qu'il importe des autres états pour son exportation. Ainsi, les parts de chaque état dans l'exportation totale du Brésil en valeur brute ou en valeur ajoutée sont généralement proches.

WTO, OECD with many others, suggest the trade in value-added would be a "better" measure than gross value to understand the impact of trade on employment, growth, production etc. We use in this work an Input-Output table for 2008, to calculate the value-added exported by Brazilian states. We distinguish the value-added exported directly by the state itself or indirectly via other states. Then, we define the extent of vertical specialization among Brazilian states by using value-added indirectly exported. We calculate equally the import content in states' exports. If the share of import content in Brazilian exports is low, we show evidence that inter-state trade is quite high across some Brazilian states. Inter-state vertical specialization then operates at upstream stages of the value chain before the good be exported to foreign countries. However the value-added of a state; indirectly exported by another state is quite balanced by the value-added of its own exports which is imported from other states, then the export shares of each state in total Brazilian exports in value-added terms or in gross terms are close.

Siroën J-M. (2013), Le travail dans les accords de préférence commerciale: état des lieux et perspectives, Revue internationale du Travail, 152, 1, p. 93-115

Alors même que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le Cycle de développement de Doha laissent à l'OIT le soin de traiter les questions relatives au travail, cet article montre que les pays les plus actifs dans la conclusion d'accords de préférence commerciale incluent des dispositions sociales plus ou moins contraignantes. Les sanctions sont peu utilisées et le caractère protectionniste des «clauses sociales» n'est pas avéré. Ces clauses répondent à des objectifs divers et parfois contradictoires qui appellent différentes mesures qui s'orientent vers la promotion du renforcement des pratiques et la promotion du travail décent. L'auteur émet un certain nombre de suggestions à cet égard.

Siroën J-M. (2013), Labour provisions in preferential trade agreements: Current practice and outlook, International Labour Review, 152, 1, p. 85–106

While the WTO and Doha Development Round do not deal with labour issues - they leave this to the ILO - the main countries that conclude free trade agreements incorporate labour provisions, which vary in terms of stringency. Sanctions are rarely used, and fears that "social clauses" would serve protectionist purposes have proved to be unfounded. Labour provisions are designed to meet a variety of sometimes conflicting goals, by means of different mechanisms aimed at improving labour practices and promoting Decent Work; the author makes a number of suggestions in this regard.

Siroën J-M. (2013), Disposiciones laborales en los tratados de libre comercio: balance y perspectivas, Revista Internacional del Trabajo, 132, 1, p. 99-122

Siroën J-M., Yücer A. (2012), The Impact of MERCOSUR on Trade of Brazilian States, Review of World Economics, 148, 3, p. 553-582

We consider the impact of MERCOSUR on trade among Brazilian states and on trade by Brazilian states with MERCOSUR and the rest of the world. We use a theoretically founded gravity model to shed light on MERCOSUR's possible creation and diversion effects as well as its "preference erosion" effect on trade among Brazilian states. Using data on interstate trade over a 4-year period, including 1 year prior to the MERCOSUR period (1991), we deliver empirical evidence at state level with a focus on the impact of MERCOSUR which can vary across Brazilian regions. We show that MERCOSUR increased Brazilian states' trade with member countries, but had no effect on either interstate trade or Brazilian states' trade with third countries. The paper finds that MERCOSUR's impact varies across Brazilian regions and that Center West region did not benefit from the integration to MERCOSUR. We use an estimation method dealing better with the traditional issue of zero trade values and heteroskedasticity than ordinary least squares does.

Siroën J-M. (2012), L'Effet-frontière dans le commerce international, Economie et management, 145, p. 5-8

Siroën J-M. (2012), Economic Crisis, Globalization, and Protectionism, Politique étrangère, 2012, 4, p. 803-817

Le « patriotisme économique », les craintes d'un retour au protectionnisme semblent paradoxaux alors que la division internationale du travail est fondée sur les tâches plus que sur les produits, avec des interdépendances entre firmes et pays rendant souvent contre-productives les mesures destinées à soutenir l'emploi national. La crise n'a pas remis en cause la libéralisation du commerce et, sauf à dénouer les réseaux internationaux, le retour au protectionnisme paraît peu vraisemblable.

"Economic patriotism" or fears of a return to protectionism seem paradoxical when the international division of labor is based on tasks rather than on products, with interdependencies between firms and countries often rendering measures to support national employment counterproductive. The crisis has not challenged trade liberalization and, unless the focus is to unravel international networks, a return to protectionism seems rather implausible.

Siroën J-M. (2011), Mondialisation et normes de travail, Economie et Management, 139, p. 26-29

L'idée d'imposer un minimum de règles sociales dans le commerce international a suscité de longs débats, mais l'Organisation mondiale du commerce a finalement renoncé à les introduire dans son agenda de négociations multilatérales en 1996. Toutefois, face à ce vide juridique que l'Organisation internationale du travail ne parvient pas à combler seule, les firmes multinationales se rallient à des systèmes normatifs privés sous la pression de la société civile et pour préserver leur réputation.

Siroën J-M. (2011), Nouvelle division internationale du travail et protectionnisme européen, Revue socialiste, 44, p. 27-34

Siroën J-M. (2011), Négociations commerciales multilatérales et cycle de Doha : les leçons d'un échec annoncé, Négociations, 2, 16, p. 9-21

Le nouveau cycle de négociations multilatérales (« Round ») ouvert à Doha (Programme de Développement de Doha », PDD) en 2001 sous l'égide de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) s'est enlisé et aucun délai n'est fixé pour son achèvement. La négociation repose sur des mécanismes qui visent à simplifier une négociation complexe faisant intervenir une multitude d'acteurs sur de nombreux sujets. L'article montre que le processus en place n'a ni permis de simplifier la négociation ni, surtout, d'élargir un espace de négociation trop étroit qui, dès l'origine rendait le succès d'autant plus incertain que les contraintes institutionnelles internes qui pesaient sur des pays leaders, comme les États-Unis, se durcissaient. Dans ces conditions, les principes de négociation comme l'engagement unique ou la règle du consensus se sont révélés trop exigeants. L'article conclut en proposant certaines pistes susceptibles d'améliorer les règles de négociation.

In 2001, a new round of multilateral negotiations has been launched in Doha (Doha Development Agenda, "DDA"). Hosted and managed by the World Trade Organization (WTO) has stalled and no time limit is set for its completion. The negotiation is based on mechanisms that aim to simplify a complex negotiation process, which involves multiple actors dealing with many issues. The article shows that the current rules nor simplifies the negotiation process, nor enlarges a too narrow negotiating space what makes the success all the more uncertain than internal institutional constraints hanging over the leading countries like the United States are now harder than in 2001. Under these conditions, the principles of negotiation as the "package deal" or the consensus rule proved too demanding. The article concludes by offering some ideas to improve the negotiating rules.

Siroën J-M. (2010), Commerce mondial, démocratie et régimes autoritaires : quelles évolutions ?, Revue politique et parlementaire, 112, 1056, p. 14-20

Lors des émeutes de Seattle, en 1999, les manifestants avaient planté deux panneaux indiquant deux directions opposées :l'OMC vers la droite, la démocratie vers la gauche. Cette incompatibilité supposée entre la libéralisation du commerce et la démocratie aurait sans doute étonné Montesquieu qui écrivait dans l'« Esprit des lois » que "C'est presque une règle générale que partout où il y a des moeurs douces, il y a du commerce; et que partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces » . Pour Montesquieu, le commerce international loin d'être un instrument de la « guerre économique » et du despotisme, comme le perçoit la tradition mercantiliste, conforterait au contraire la paix et la démocratie. Toutefois, ce passage célèbre de l'Esprit des Lois contourne habilement quelques questions qui restent, aujourd'hui encore, sans réponse incontestée. Le « presque » de Montesquieu révèle ainsi une hésitation : il ne s'agit pas tout à fait d'une règle générale car l'association de moeurs douces au commerce souffre de quelques exceptions. Montesquieu ne résout pas davantage la question de la causalité qui continue, encore aujourd'hui, d'interroger les sciences politique, historique ou économiques : est-ce le développement des échanges qui favorise la démocratie ou l'inverse ? Les deux évolutions ne sont-elles pas, d'ailleurs, la conséquence d'une troisième cause, le climat, les contraintes géographiques, l'héritage historique et institutionnel, ou bien d'autres déterminants encore, livrés à la réflexion des analystes ? Du point de vue de l'action, sur quels leviers agir et pour quels objectifs : « forcer » la démocratie dans le but un peu mercantiliste d'accroître le commerce ou favoriser les échanges pour encourager la libéralisation politique ?

Gazaniol A., Peltrault F., Siroën J-M. (2010), Les performances des entreprises françaises implantées à l'étranger, Economie et Statistique, 435-436, p. 149-167

Cet article évalue les performances des firmes multinationales dans l'industrie manu- facturière française, et les compare à celles des entreprises uniquement exportatrices et domestiques. Les primes à l'implantation s'avèrent très significatives et dépassent lar- gement les primes à l'exportation, indépendamment de la taille, de la conjoncture et du secteur d'activité. Cette hiérarchie se vérifie en tous points de la distribution condition- nelle de chaque variable par une régression quantile. Par ailleurs, les primes à l'implan- tation s'accroissent avec le nombre de filiales à l'étranger et sont plus marquées pour les filiales de groupe (en particulier étranger). Les meilleures performances des entre- prises implantées à l'étranger s'expliquent en partie par un effet de sélection : investir à l'étranger s'accompagne de coûts fixes importants et nécessite un niveau de produc- tivité relativement élevé. Toutefois, les firmes qui s'implantent pour la première fois à l'étranger, les primo-investisseurs, connaissent également une croissance significative de leurs ventes, de leur valeur ajoutée, de leurs effectifs et de leurs exportations ex post. L'implantation à l'étranger récompense ainsi les meilleures entreprises, qui consolident leur avantage par rapport aux autres firmes. Ce constat semble particulièrement vrai pour les filiales de groupes, qui se caractérisent à la fois par un effet de sélection et des effets d'apprentissage accrus.

Siroën J-M. (2009), Le débat autour du protectionnisme est relancé, Problèmes Economiques, 2976

Les crises économiques ont, de façon récurrente, pour conséquences de raviver les tensions protectionnistes. Si, aux Etats-Unis, le principe du " Buy American " n'a finalement pas été retenu, on note toutefois, depuis quelques mois, une résurgence un peu partout dans le monde des mesures de restriction commerciale. Mais, selon l'auteur, ces dernières restent de faible ampleur, comme le montre le nombre relativement peu élevé de plaintes auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou celui des demandes d'ouvertures d'enquêtes pour des mesures anti-dumping et des clauses de sauvegarde. En outre, les craintes concernant la montée du protectionnisme ne se justifieraient pas. En effet, comme le rappelle l'auteur, les modèles empiriques utilisés pour isoler les déterminants de l'échange montrent que les politiques commerciales joueraient un rôle relativement secondaire par rapport aux différentiels de revenus, de coûts de transport, de distances, etc.

Duc C., Lavallée E., Siroën J-M. (2008), The gravity of institutions, Economie Internationale, 113, 1, p. 95-113

Les bonnes institutions favorisent-elles le commerce ? De nombreux accords commerciaux, au premier rang desquels, l'Union européenne, introduisent des clauses institutionnelles en plus des dispositions strictement commerciales. Dans cet article, nous nous intéressons à l'influence de la démocratie et de la lutte contre la corruption sur le commerce. Nous utilisons un modèle de gravité, inspiré de Anderson et van Wincoop (2003) mais estimé par la méthode du pseudo maximum de vraisemblance à partir d'une loi de Poisson, ce qui évite les biais d'hétéroscédasticité inhérents aux estimateurs des moindres carrés ordinaires. Nous analysons les effets de la similarité des institutions sur le commerce bilatéral, puis nous régressons les effets fixes pays pour tester les effets de la démocratie et de la lutte contre la corruption sur le commerce pour l'ensemble des pays. Nos résultats montrent que les pays démocratiques sont plus ouverts mais que deux pays démocratiques n'échangent pas davantage entre eux. C'est l'inverse qui est constaté pour la corruption.

Do good institutions foster trade? Many trade agreements, and notably those of the European Union, introduce institutional provisions in addition to strictly free-trade measures. In this article, we are interested in the influence of democracy and the fight against corruption on trade. We use a gravity model inspired and adapted from Anderson and van Wincoop (2003) but estimated with a Poisson Pseudo-Maximum Likelihood (PPML) method, which circumvents the heteroskedasticity bias encountered with the usual Ordinary Least Square (OLS) estimators. We analyze the effects of institutional similarities on bilateral trade, before regressing the country fixed-effects to test for the consequences of democracy and the fight against corruption on trade for all countries. Our results show that democratic countries are generally more open, but that two democratic nations do not necessarily trade more between each other. The reverse is true for corruption.

Siroën J-M. (2008), OMC : le possible et le souhaitable, Problèmes économiques, 2958, p. 59-63

Granger C., Duc C., Siroën J-M. (2007), Trades and preferences. The effects of Democratic provisions, Revue Economique, 58, 5, p. 1055-1076

Les traités de préférence commerciale incluent de plus en plus souvent des clauses concernant la démocratie. Cette évolution peut être considérée comme un instrument de promotion de la démocratie mais aussi comme une pré-condition pour accélérer un processus d'intégration institutionnelle portant sur l'ensemble des règles et des normes et qui peut induire des coûts supplémentaires défavorables au commerce bilatéral. Le but de cet article est de vérifier si les pays engagés dans des accords de préférence commerciale assortis de contraintes démocratiques échangent davantage entre eux. Pour cela, nous utilisons un modèle de gravité dérivé de Anderson et van Wincoop [2003] et nous différencions les types d'accords selon les clauses démocratiques qu'ils contiennent. Les résultats empiriques montrent que l'inclusion d'une clause démocratique tend à réduire les échanges quand elle implique au moins un pays du Nord.

For several years, preferential trade agreements have been oriented towards initiating a deep integration process including a "democratic" clause. We can consider the inclusion of such a clause as a political choice to promote democracy. However, it can also be viewed as a pre-condition for implementing an institutional "deep integration" process, which might also raise new costs impeding trade. The aim of this paper is to verify that preferential trade agreements (ptas) have a higher positive effect on trade inside the area when they are bound by a democratic constraint. To achieve this, we use an Anderson and van Wincoop [2003] type of gravity model, and we differentiate between ptas according to whether they include a democratic clause or not. Empirical evidence shows that the inclusion of a democratic clause has a negative effect on bilateral trade so long as at least one northern country is concerned.

Siroën J-M. (2007), L'OMC et les négociations commerciales multilatérales, Négociations, 1, 7, p. 7-22

Les dernières négociations commerciales multilatérales menées au sein de l'Organisation Mondiale du Commerce ont connu des difficultés importantes qui pourraient conduire à l'échec. Nous examinons les principes de fonctionnement de ce processus de négociation qui repose sur des règles et des rapports de forces. L'augmentation du nombre de pays membres, la règle de consensus, l'affirmation des pays émergents, l'absence de véritable leadership accroissent les difficultés. L'article se termine par des propositions visant à les réduire et, notamment, une meilleure quantification de la réciprocité, le recours à des accords plurilatéraux, la fixation d'un délai crédible de négociations.

The last multilateral trade negotiations chaired by the World Trade Organization met huge problems which could lead to failure. We examine the working of this negotiation process based on rules and power struggles. The increasing number of Member countries, the rule of consensus, the assertion of emerging countries, the absence of a credible and powerful leadership all contribute to increase difficulties. The article terminates with proposals aiming at reducing the latter, namely a better quantification of reciprocity, plurilateral agreements as last resort, the fixing of a reasonable deadline for negotiations.

Siroën J-M. (2007), Accords préférentiels, régionalisme et multilatéralisme, Les Cahiers Français, 341, p. 28-32

Siroën J-M. (2007), OMC : le possible et le souhaitable, L'Economie politique, 3, 35, p. 7-17

Siroën J-M. (2006), Vers une gouvernance économique mondiale, Les Cahiers Français, 335, p. 50-54

Granger C., Siroën J-M. (2006), Core Labour Standards in Trade Agreements : From Multilateralism to Bilateralism., Journal of World Trade, 40, 5, p. 813-836

Although discussion concerning the inclusion of core labour standards has been excluded from the Doha agenda, the question continues to be debated. In fact, on an international level, the International Labour Organization (ILO) has become increasingly active since the World Trade Organization (WTO) Singapore Ministerial Declaration. On a regional level, social clauses are now being introduced inside preferential-trade agreements. These evolutions feed the debate regarding the link between labour standards and trade. This article takes a closer look at this debate and re-assesses the traditional economic analysis, which is today more sophisticated and balanced than was the case a few years ago. Improving labour standards, in association with trade openness, might speed up development. However, governments do not necessarily choose the best way to promote social and economic development. This fact can be explained by political economic analysis. In this article, we weigh the pro- and anti-social clause arguments of interest groups both within developed and developing countries, to explain national choices concerning labour standards. The issue also concerns the stability of international trade relations. We stress that although they are excluded from multilateral arrangements, core labour standards provisions are omnipresent in bilateral or regional preferential-trade agreements. This paradox is likely to jeopardize the multilateral system. Putting aside ethical or moral considerations, we show that economic arguments can possibly allow the inclusion of a non-protectionist, realistic and reasonable trade-labour linkage. We conclude that the inclusion of such a clause in multilateral trade law is less dangerous than its non-inclusion.

Siroën J-M. (2005), Intégration régionale et multilatéralisme, Les Cahiers Français, 325, p. 43- 48

Siroën J-M. (2004), International versus global. A plea to use the concept of globalization more thoughtfully, Revue d'Economie Politique, 114, 6, p. 681-698

Granger C., Siroën J-M. (2001), Les démocraties sont-elles plus ouvertes à l'échange ?, Economie internationale, 4, 88, p. 59-76

Tandis que l'influence de la démocratie sur la croissance est discutée, celle de l'ouverture commerciale est maintenant avérée. Ces conclusions conduisent à s'interroger sur l'existence d'une relation entre la démocratie et l'ouverture, d'autant plus que les arguments théoriques avancés, comme l'observation des expériences individuelles nationales, ne permet- tent pas de trancher ce débat. Pour y répondre, l'article propose une analyse économétrique de l'impact d'un indicateur de démocratisation sur le degré d'ouverture commerciale et démontre l'existence d'une relation convexe entre ces deux variables. Ce résultat permet de discuter les arguments de l'économie politique, accrédite la thèse du gradualisme et éclaire les interactions existantes entre ouverture, croissance et démocratie.

Whereas the influence of democracy on economic growth has still to be proved, trade openness' is now recognised. Therefore, it may be wondered if there exists a relation between democracy and openness. Neither theoretical arguments nor individual national experiences permit to conclude. To answer this question, an econometrical study on the influence of democratisation on trade openness is proposed. We find a convex relation between these two variables. Thanks to this result, the arguments given by the political economy can be discussed, the gradualism theory is strengthened and the interaction between democracy, growth and openness is getting clearer.

Siroën J-M. (2000), Le cinéma, une industrie ancienne de la nouvelle économie, Revue d'Economie Industrielle, 91, p. 93-118

Le cinéma est une industrie spécifique du fait, notamment, de l'importance de ses charges fixes, d'une non-rivalité dans sa consommation, de son mode de tarification et de ses différents circuits de diffusion. Malgré l'explosion de supports concurrents, le cinéma en salle connaît depuis une dizaine d'années une phase d'expansion qui confirme la domination du cinéma américain. Elle s'appuie sur une complémentarité des supports qui efface la substituabilité qui était à l'origine de la crise. Si la spécificité du cinéma empêche ce secteur de fonctionner sur un mode concurrentiel, l'article montre que la stratégie des grands producteurs (majors) et la structure même de l'industrie conduisent vraisemblablement à un niveau de production insuffisant, notamment en ce qui concerne les films à audience limitée (relativement aux grandes productions). Cette situation justifie une intervention publique dès lors que celle-ci est ciblée sur les distorsions susceptibles d'être corrigées. Le système français de financement constitue un succès qui pourrait être amélioré par un ciblage plus fin et un soutien plus marqué à la fréquentation en salles.

Cinema is a specific industry characterized by high fixed costs, non-rivalry of consumers, an exogenous price and different channels of diffusion. Despite of the boom of rival media (TV, recorders, DVD, etc.), the cinema in theaters is a growing industry which reinforces the domination of the American movies. The channels of diffusion are complementary rather than substitutes and the competition between media cannot be incrimated to the cause of a presumed crisis. Because this specificity the industry cannot work with the rules of perfect competition. The paper shows that the strategy of the big producers (majors) and the structure of the industry drive to a suboptimal level of production in all likelihood, mainly for the movies with relatively few spectators. This case might legitimate public interventions oriented to the elimination of the distortions. The French system to finance the industry, even successful in some aspects, should be improved with a more precisely defined targering and with consumer-oriented interventions.

Siroën J-M. (2000), L'unilatéralisme des Etats-Unis, Annuaire français de relations internationales, I-2000, p. 570-582

Alors que le système commercial repose sur les principes du multilatéralisme, les Etats-Unis n'hésitent pas à prendre des initiatives de nature unilatérale pour mettre en cause, par exemple, l'accès au marché japonais des semi-conducteurs américains, l'accès de périodiques d'origines américaines au Canada ou le respect de la propriété industrielle dans l'industrie pharmaceutique brésilienne. En cas de conflits, la mise en oeuvre de la législation américaine peut conduire à des représailles dont la compatibilité avec les règles de l'Organisation Mondiale du Commerce est contestée. La disposition la plus connue est ainsi la Section 301 de la loi commerciale de 1974 qui introduit un certain nombre de règles de loyauté opposables à l'ensemble des partenaires commerciaux des Etats-Unis. Pourtant, l'Accord de Marrakech (1994) qui crée l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) avait pour objectif affirmé de renforcer le statut du multilatéralisme en empêchant, notamment, les pays membres d'adopter des actions unilatérales. Si les Etats-Unis ont ratifié l'Accord, ils ont néanmoins préservé l'arsenal législatif préexistant et qui exige une administration unilatérale des sanctions commerciales. Loin d'être mise en sommeil, les dispositions unilatérales de la loi commerciale sont restées très actives. Le Président Clinton n'a pas hésité à rouvrir, en 1994, une disposition spectaculaire, la super 301, adoptée en 1988 en principe pour ... deux ans. Faut-il voir dans cet entêtement l'expression de l'hégémonisme américain qui s'arrogerait la possibilité de s'exonérer des règles internationales qu'ils ont eux-mêmes contribué à formuler...pour les autres ? La réalité est, comme toujours, plus complexe. La persistance, voire de la généralisation, de l'unilatéralisme actuel des Etats-Unis trouve son origine à la fois dans la tradition de sa politique commerciale et dans ses institutions. La procédure multilatérale mise en place en 1995 a sans doute affaibli les instruments de l'unilatéralisme mais elle ne les a pas rendus caducs. Dans ces conditions, l'unilatéralisme » agressif » perpétue certes les velléités américaines de reconquête d'une certaine hégémonie commerciale sans que, nécessairement, les stratégies mises en places aient démontré une efficacité incontestable. La portée de cet hégémonisme retrouvé ne doit donc pas être exagérée.

Siroën J-M. (1999), Oligopoles et choix de politique commerciale, Economie internationale, 79, p. 39-62

Dans leurs relations bilatérales, les pays industriels font fréquemment usage d'instruments non tarifaires, discriminatoires et très ciblés sur certains secteurs ou certaines entreprises comme les accords d'autolimitation volontaires, les accords d'importations volontaires, les subventions, les droits anti-dumping ou compensateurs. La chronique de ces actions laisse présumer l'existence d'un jeu stratégique des États, permis, notamment, par la relative concentration des marchés. Après avoir décrit la chronologie de la politique commerciale américaine dans le secteur des semi-conducteurs, quelques faits stylisés rappellent l'inefficacité relative de ces " nouveaux " instruments par rapport aux instruments traditionnels. Un modèle de jeu séquentiel, simple et à visée essentiellement pédagogique, tente néanmoins de décrire le processus de décision qui peut conduire, sous différents scénarios, à la mise en place de mesures de type accords d'autolimitation volontaire des exportations ou importations volontaires. Ce modèle admet une dissymétrie dans la position des États. Les résultats confortent l'intuition selon laquelle les droits antidumping et compensateurs peuvent être interprétés comme des instruments de menace ou de rétorsion et que les accords d'autolimitation révèlent un choix " mercantiliste " des États en faveur de la rente monopolistique des firmes et au détriment du bien-être général.

Siroën J-M. (1998), Monopoles naturels, ouverture commerciale et gains de l'échange, Economie internationale, 75, p. 55-80

L'ouverture des économies ne s'est pas, dans tous les cas, accompagnée d'une intensification spontanée de la concurrence. Dans certains secteurs, l'ouverture commerciale a sans doute favorisé la concentration où l'apparition de nouveaux monopoles ou duopoles mondiaux. Loin d'apparaître comme un substitut aux politiques de la concurrence, l'ouverture des économies s'est au contraire accompagnée de politiques de la concurrence plus interventionnistes, notamment aux États-Unis ou dans l'Union européenne. Dans les secteurs qui sont imparfaitement concurrentiels du fait de l'importance de leurs charges fixes, l'ouverture ne conduit pas dans tous les cas à des gains mutuels et certains pays peuvent être amenés à refuser une ouverture qui réduirait leur bien-être. Cet article tente de mettre en balance un certain nombre d'effets a priori positifs de l'ouverture (effets de concurrence, de rationalisation, de diversification et d'accessibilité de nouveaux produits) et d'effets a priori négatifs, notamment pour l'une au moins des parties (captation de rentes, coûts d'ajustement, perte de souveraineté en matière concurrentielle). Cette approche normative et pédagogique, stylisée à partir d'un modèle simple de monopole et de duopole de Cournot, insiste sur le fait que, dans certains cas, et si certaines conditions institutionnelles ne sont pas réunies, un duopole présent dans deux pays peut être supérieur à un monopole " naturel " localisé dans un seul, malgré le renoncement à des économies d'échelle que cette structure implique. Néanmoins, une régulation mondiale des monopoles viserait non seulement à sanctionner des " abus de position dominante ", mais également à éviter des comportements de free rider des pays importateurs qui, en imposant des prix concurrentiels, laisseraient au pays producteur le financement des charges de structure. Cette coopération peut permettre la maximisation des gains de l'échange dans chacun des pays.

Fouquin M., Siroën J-M. (1998), Régionalisme et multilatéralisme sont-ils antinomiques ?, Economie internationale, 74, p. 3-14

Siroën J-M., Guillochon B. (1997), L'O.M.C. : un nouveau multilatéralisme ?, Revue Française d'Economie, 12, 4, p. 3-16

Ce texte présente les articles sur l'?.?.?. Il oppose une conception libéraliste du multilatéralisme à une interprétation coopérative. La première insiste sur le rôle de l'?.?.?. dans le processus de libéralisation des échanges. La seconde souligne sa fonction coopérative. Trois ans après sa création, l'?.?.?. s'est orientée vers la voie libéraliste. La soutenabilité de cette option est remise en cause.

This text presents the following articles about the World Trade Organisation. It opposes a « liberalist » conception of multilateralism to a cooperative interpretation. The first one stresses the role of the organisation to liberalise the international trade. The second one emphasises its cooperative functions. Three years after its creation, the W.T.O. has been driven on a liberalist way. The sustainability of this choice is questionable.

Siroën J-M. (1997), Organisation mondiale du commerce, clause sociale et développement, Mondes en développement, 25, 98, p. 29-42

Siroën J-M. (1995), Dupuit et la pensée économique contemporaine, Revue française d'économie, 10, 2, p. 35-54

L'article présente les travaux économiques de Jules Dupuit [1801-1866] et montre l'importance de cet auteur dans la formation de la pensée économique contemporaine. Jules Dupuit a précédé Marshall dans la mise en évidence du surplus des consommateurs. Il a mis en évidence la discrimination des prix en montrant que celle-ci pouvait permettre d'augmenter le surplus des consommateurs. Dupuit associait la différenciation des prix et celle des produits et considérait qu'il s'agissait de pratiques courantes qui pouvaient inspirer les monopoles publics. Dupuit peut également être considéré comme un pionnier en matière de fiscalité (il énonce la courbe de Laffer) et de méthodologie.

The paper presents Jules Dupuit's economic works. It shows its importance in the contemporary economic thought. Dupuit explained the consumers surplus theory before Marshall. He laid stress on price discrimination and emphasized that this practice could raise surplus. Dupuit established a link between price discriminations and product differentiations. He considered that the both were a very common practice in the real markets. They could be used as references for public monopolies. Dupuit acted also as a pioneer in fiscal theory (he explains a Laffer's curve) and methodology.

Siroën J-M. (1995), Le multilatéralisme, l'Organisation Mondiale du Commerce et l'Union Européenne, Économie rurale, 226, 1, p. 11-17

Cet article montre que le gatt avait pour fonction d'imposer des règles de coopération. Cette tâche est devenue de plus en plus difficile. Ainsi, l'accord de libéralisation des accords d'Uruguay sera affaibli par les mesures antidumping, anti subventions et (malgré leur interdiction) les accords quantitatifs bilatéraux. L'Organisation mondiale du commerce n'aura pas les moyens de fonctionner efficacement. Elle n'empêchera pas l'adoption de mesures discriminatoires par les membres les plus puissants. L'Europe devra mener une stratégie cohérente pour faire prévaloir une conception coopérative qui préserve la souveraineté des nations.

The function of GATT was to lay down rules for a co-operative order between countries. This task became more difficult to comply. Thus the Uruguay Round arrangement will be weakened by antidumping or countervailing measures and quantitative bilateral arrangements (even forbidden). The new World Trade Organization will not be able to work efficiently. It will not prevent the countries from discriminatory measures used by the most powerful members. The European Union will have to conduct a consistent strategy for convincing the other members to adopt a co-operative attitude which should be compatible with the respect of national sovereignties.

Siroën J-M. (1994), VER as Strategic Trade Policies, Recherches économiques de Louvain, 60, 2, p. 197-210

La littérature sur la politique commerciale stratégique (Brender, Krugman,...) s'est intéressée, implicitement, aux politiques internes que nous définissons comme des instruments qui visent exclusivement le comportement des firmes nationales. Dans les termes de la théorie du duopole, l'objectif est ainsi de déplacer la fonction de réaction de la firme nationale pour qu'elle se positionne à une meilleure position. Le gouvernement doit s'engager lui-même de manière crédible par une politique commerciale particulière avant que les firmes décident de leur prix et de leur niveau de production. Au contraire, les politiques commerciales stratégiques externes influencent le comportement des firmes étrangères en les contraignant à agir dans le sens désiré par le gouvernement local. Les politiques commerciales mixtes associent les deux types d'actions et peut conduire à un accord collusif. Nous montrons que si la subvention est une politique attrayante, comme politique commerciale stratégique interne avec une concurrence de type Cournot-Nash, les accords d'autolimitation des exportations sont une politique commerciale stratégique externe équivalente et alternative pour les gouvernements qui préfèrent se soumettre à une contrainte fiscale plutôt que de maximiser le surplus du consommateur et le bien-être général. Elle est acceptable pour les firmes étrangères car elles sont moins prédatrices que les autres mesures possibles. Les représailles sont évitées grâce à l'accord. L'accord d'autolimitation permet d'imposer une structure coopérative.

Literature about strategic trade policy (Brender, Krugman,...) has been concerned only with implicit internal strategic trade policies. We define them as policy tools targeting exclusively the behavior of national firms. In duopolistic terms, the goal is to move the reaction function of the domestic firm and to locate it in a better position than previously. The home country government must credibly commits itself to pursue a particular trade policy before firms make decisions about prices or production. On the contrary, external strategic trade policies influence the behaviour of foreign firms and force them to act in the way desired by the home government. Mixed strategies associate both actions and may lead to a collusive agreement. We show that if subsidy is an attractive policy tool for internal strategic trade policy with Cournot-Nash competition, Voluntary Export Restraints agreements are an equivalent and alternative strategic trade policy for governments having more preference for fiscal restraints than for the surplus of consumers and the general welfare. It is acceptable by foreign firms because they are less predatory than alternative measures. Retaliations by foreign countries are avoided by the agreement; VERs allow to impose a co-operative framework.

Javelot S., Siroën J-M. (1994), Les nouveaux instruments de politique commerciale, Revue Economique, 45, 3, p. 487-500

L'objet de cette contribution est d'analyser les nouveaux instruments de la politique commerciale qui sont actuellement à l'origine de la plupart des conflits commerciaux. Ces instruments sont de nature unilatérale (droits antidumping, droits compensateurs, section 301,...) ou bilatérale (accords d'autolimitation ou d'importation) et échappent, pour la plupart, au cadre multilatéral du GATT. L'usage plus systématique de ces instruments, dont la légitimité économique est discutable, a contribué à dégrader le climat des relations commerciales internationales. Les résultats de l'Uruguay Round ne suffiront pas à contrecarrer cette évolution.

The object of this article is to analyze the new instruments of trade policies that are currently behind the trade conflicts. These instruments are of unilateral nature (antidumping or countervailing duties, section 301) or bilateral nature (voluntary exports restraints, commitments of vouluntary imports). They escape multilateral rules of the GATT. The more systematic usage of these instruments, whose economie legitimacy is debatable, has contributed to degrade the climate of international economie relationships. Results of the Uruguay Round will not suffice for countering mis evolution.

Siroën J-M. (1993), Contestable markets, product differentiation and price discrimination, Revue Economique, 44, 3, p. 569-592

L'objet de cet article est d'examiner les conditions d'équilibre de marchés par­faitement contestables à l'aide des modèles de concurrence spatiale. On définit une soutenabilité au sens faible (régime de prix donné) et une soutenabilité au sens fort. Les conclusions du modèle Baumol-Panzar-Willig sont remises en cause. La tarification au coût marginal de production ne suffit pas à garantir la soutenabilité au sens faible. Elle est inefficace socialement. La tarification au prix final unique minimal, efficace socialement, est soutenable au sens faible, mais seulement sous certaines conditions au sens fort. D'une manière générale, une configuration spatiale soutenable implique une discrimination tarifaire. Ces conclusions remettent en cause les fondements des politiques de déréglementation.

The article is concerned with a spatial competition framework in perfect contestable markets. Two types of sustainability are distinguished. A weak form (with an invariant price strategy) and a strong form. The Baumol-Panzar-Willig results are not valid in a spatial context. Marginal production cost pricing is not a sufficient condition for a weak sustainability. It is socially inefficient. Uniform delivered pricing is socially efficient and sustainable in a weak form. Additional conditions are necessary for a strong form. Gene-rally, a spatial sustainable configuration implies priee discrimination. The results are opposed to theorical fondations of deregulation policies.

Siroën J-M. (1992), Le nationalisme dans les relations économiques internationales, Revue française d'économie, 7, 1, p. 3-33

Le nationalisme économique connaît aujourd'hui une nouvelle poussée qui se traduit par un durcissement des politiques commerciales. Après avoir examiné les fondements doctrinaux du nationalisme économique, nous distinguerons le nationalisme hégémonique du nationalisme autarcique. Nous montrons que l'ordre économique «libéral» d'après guerre, imprégné de mercantilisme, ne relève que d'un libéralisme instrumental. Nous examinons enfin les voies qui permettraient d'éviter les pièges des nouvelles formes de nationalisme.

The economic nationalism has, today, new favourable opinions in industrial countries which permit more protectionist trade policies. We examine the doctrinal foundations of economic nationalism in relation with the liberal point of view. We distinguish autar- kical nationalism and hegemonical nationalism. We show that the postwar international "liberal" economic order was impregnated by mercantilist perceptions and that liberalism was mainly instrumental. Lastly, we explore ways of avoiding the traps of nationalism.

Siroën J-M. (1991), La spécialisation internationale et les gains de l'échange dans la théorie de la concurrence monopolistique, Revue d'économie Industrielle, 55, 1, p. 12-24

Siroën J-M. (1988), International trade theory in monopolistic competition. A comparative analysis of basic models, Revue Economique, 39, 3, p. 511-544

L'analyse du commerce international en concurrence monopolistique avec différenciation du produit est principalement fondée sur trois modèles fondamentaux synthétiquement exposés dans cet article, et qui sont ceux de Lancaster, de Krugman, de Shaked-Sutton. Les différences et les similitudes entre ces modèles au niveau des hypothèses comme à celui des résultats sont soulignées et la robustesse des modèles est appréciée. Enfin, les voies d'une synthèse entre la « nouvelle » théorie de l'échange international et la « traditionnelle » sont explorées.

The analysis of international trade theory with product differentiation and monopolistic competition is mainly founded on three different basic models (Lancaster, Krugman, Shaked-Sutton) which are synthetically exposed in the paper. Differences and similarities in hypothesis and results are emphasized and their robustness are tested. The ways to follow for a synthesis between the « new » and the « traditionnal » theory are investigated.

Siroën J-M. (1988), La politique commerciale américaine : une perspective historique, Revue française d'économie, 3, 4, p. 95-124

La nouvelle politique commerciale américaine renoue avec une tradition mercantiliste seulement interrompue après la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, les notions de « réciprocité » et de « commerce loyal » ne sont pas des conceptions nouvelles. L'évolution des institutions de la politique commerciale a permis cette évolution et le renforcement du Congrès contraint l'exécutif à accepter des mesures protectionnistes.

The U.S. commercial policy is renewing with an old tradition only suspended in the post World War II period. The modern notions of « reciprocity » and « fair trade » were formerly propounded. The commercial policy institutions have been driven in that way and a Congress, which has been reinforced, compels the executive branch to take protectionist actions.

Siroën J-M. (1988), Les aides à l'exportation en concurrence imparfaite avec discrimination des prix et économies d'échelle, Revue d'économie politique, 98, 3, p. 401-413

Les aides à l'exportation en concurrence imparfaite avec discrimination des prix et économies d'échelle

Siroën J-M. (1987), La discrimination des prix dans un cadre de concurrence spatiale, Revue d'économie Industrielle, 42, 1, p. 1-15

Les modèles de concurrence spatiale à la Hotelling permettent de traiter simultanément deux éléments de la concurrence imparfaite : la différenciation des produits et la discrimination des prix. On montre qu'au-delà d'un certain degré de monopole, la discrimination des prix permet de maximiser les résultats de la firme, notamment lorsque les coûts sont élevés et les coûts marginaux faibles. Certaines productions qui exigent des coûts fixes élevés ne peuvent alors être engagés que si une politique discriminatoire est engagée. Les entreprises ont alors intérêt à se spécialiser dans les activités où elles disposent d'un degré de monopole suffisant pour pratiquer la discrimination.

In spatial competition models « à la Hotelling », we can treat simultaneously of two components of imperfect competition : product differentiation and price discrimination. We show that beyond a certain degree of monopoly, price discrimination maximizes the outcome of the firm especially when fixed costs are high for low marginal costs. Some goods with high fixed costs are produced only when price discrimination is feasible. Then, firms have to choose activities where the degree of monopoly is enough for a price discrimination policy.

Siroën J-M. (1986), Price discrimination, product differentiation and international trade, Revue Economique, 37, 3, p. 489-520

L'article se propose de combler quatre lacunes de la théorie traditionnelle de la différenciation internationale clés produits : l'entreprise ne produit qu'une seule variété, les déterminants de la spécialisation intra-produit ne sont spécifiés ni entre firmes ni entre nations, les phénomènes de discrimination sont ignorés. Pour cela, l'auteur présente une nouvelle approche en redéfinissant les coûts de production et les coûts de différenciation et en envisageant la différenciation des produits comme une forme particulière de discrimination des marchés elle-même influencée par la discrimination tarifaire. On établit les résultats suivants : des variétés peuvent être produites spécifiquement pour le marché étranger, les échanges intra-branche ne sont pas favorisés par des coûts de différenciation décroissants avec les quantités et ils n'exigent pas des demandes nationales proches ; la discri­mination des prix favorise la prolifération des variétés et les échanges intra-branche. Enfin, la spécialisation intra-branche pourrait dépendre des avantages comparés des nations dans l'incorporation des caractéristiques.

The aim of this article is to fill up four gaps encountered in the international product differentiation standard theory : production of only one variety per firm for a given good, determination of the intra-industry specialization let unknown as for the firms a.s for the nations and discrimination between the markets let ignored.The author presents another framework. Thus he makes a distinction between the production cost and the differentiation cost and he sees the product differentiation as a special type of market discrimination moreover related with the price discrimination policy. The following results are put forward : a variety may be produced specially for foreign markets, the " two-way " international trade is not fostered by decreasing differentiation costs and does not imply similar demand curves between the countries. On the contrary, the price discrimination fosters the proliferation of varieties and the " two-way " international trade. Then, the structure of the intra-industry trade may be determined by national comparative advantages in the differentiation costs.

Siroën J-M. (1981), Le rôle des importations dans l'économie allemande, Revue d'économie politique, 91, 1, p. 87-104

Caractères positifs de l'excédent d'importation pour l'ensemble de l'économie.

Ouvrages

Siroën J-M. (2004), La régionalisation de l'économie mondiale, Paris, La Découverte, 123 p.

Alors que l'Europe poursuit son processus d'intégration économique et met en place sa monnaie unique, on assiste aujourd'hui à une multiplication des accords "régionaux" de libre-échange, notamment en Amérique du Nord (ALENA) et en Amérique latine (Mercosur). Ces accords ne sont-ils qu'une phase dans le processus de mondialisation ? L'auteur examine les différentes thèses en présence.

Siroën J-M. (2002), Relations économiques internationales,

Siroën J-M. (1988), L'économie mondiale : vers l'an 2000,

Direction d'ouvrages

Boudhiaf M., Siroën J-M. (2001), Ouverture et développement économique, Paris, Economica, 385 p.

Chapitres d'ouvrage

Siroën J-M., Yücer A. (2015), Zones franches et chaine de valeurs : le modèle « Zone Franche de Manaus », in C. bastidon-Gilles A. (dir.), Commerce international investissements directs étrangers et participation des pays méditerranéens aux chaînes de valeur mondiales, Paris, Éd. l'Harmattan, p. 195-210

Actes du 8e colloque international, Rabat, 20-22 novembre 2014? organisé à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Souissi (Université Mohamed V)

Siroën J-M. (2014), Le cycle de Doha : quelles solutions pour sortir de l'enlisement ?, in Gherari H. (dir.), Les dérèglements économiques internationaux : crise du droit ou droit des crises, Paris, Pedone, p. 115-126

Siroën J-M. (2013), La nouvelle nature des accords commerciaux régionaux : la question des clauses sociales, in Hémon J. (dir.), Les intégrations regionales : une aproche comparative, Toulouse, Éd. Octarès

Siroën J-M. (2013), Vers un retour du protectionnisme ?, in Badie B., Vidal D. (dir.), Puissance d'hier et de demain. L'état du Monde 2014, Paris, Éd. la Découverte, p. 118-123

Siroën J-M. (2010), Quelle gouvernance économique mondiale après la crise ?, in Montel-Dumont O. (dir.), La politique économique et ses instruments, Paris, la Documentation française

Le terme de « gouvernance » trouve son origine dans l'ancien français et, d'après « Le Robert », désignait l'action de piloter un navire en manoeuvrant le gouvernail. Acclimaté outre Atlantique, le concept resurgit dans les années quatre-vingt-dix pour désigner la gestion des activités collectives d'un groupe : entreprise, ville, pays, voire du monde (gouvernance mondiale). Les effets catastrophiques de la crise de 1929 sur les relations économiques internationales avaient conduit, après-guerre, à l'édification d'une gouvernance mondiale (alors plus souvent qualifiée d'« ordre économique international ») ambitieuse et fondée sur des institutions interétatiques (FMI, Banque Mondiale, GATT, etc.) fixant des règles du jeu acceptées par ses membres. Quelques décennies plus tard, la crise de 2007-2008 rappelle que la gouvernance économique ne peut relever ni des seuls États, ni des seuls marchés, fussent-ils mondiaux, mais exige que les différents navires mettent le cap sur une destination commune. Malgré d'apparentes réformes et la prééminence acquise par le G20, le bilan qui peut être dressé trois ans après le déclenchement de la crise suscite toutefois un certain scepticisme.

Siroën J-M. (2010), Les theses en commerce international, in Haddar M. (dir.), Méthodologie de la recherche doctorale en économie, Montréal (Canada), Agence Universitaire de la Francophonie, p. 35-46

Cet ouvrage est le fruit d'une grande expérience en matière d'encadrement de douze professeurs des universités. Chacun d'eux, en se référant à son expérience personnel-le en matière de direction de thèses et en définissant un thème de son choix, a tenté de répondre, principalement, aux quatre uestions suivantes : 1) Comment passer d'une idée à un projet de recherche ? 2) Comment conduire la recherche ? 3) Qu'est qu'une thèse réussie ? 4) Quelles sont les erreurs à éviter ? L'ouvrage couvre trois thèmes : 1) l'économie du développement avec le cas d'une thèse en microéconomie appliquée au développement, 2) l'économie internationale en se référant aux thèses en commerce international, aux thèses en macroéconomie financière internationale ainsi qu'à celles qui traitent de l'investissement direct étranger et 3) l'économie institutionnelle. L'objectif est d'indiquer aux thésards les différentes étapes de la démarche organisée qui va de l'intention de faire une thèse à la soutenance ainsi que les erreurs à éviter. Tous s'attardent, à partir de cas concrets, sur un certain nombre de questions telles que : Comment passer d'une idée à un projet de recherche ? Comment conduire la recherche ? Quelles sont les pratiques et attitudes à éviter ? Quelles sont les bonnes pratiques ? Chacun d'eux, dans son domaine et en se référant à des exemples vécus, s'arrête sur les obstacles les plus fréquents et indique des moyens de les surmonter en illustrant leur propos par des exemples tirés de thèses encadrées. C'est là une démarche qui est très peu abordée dans les ouvrages et dans les cursus académiques.

Siroën J-M. (2010), L'Union européenne et la régulation du commerce mondial, in Le Barbier-Le Bris M. (dir.), L'Union européenne et la gouvernance mondiale. Quel apport avec quels acteurs ?, Bruxelles, Bruylant, p. 21

Siroën J-M. (2010), Uma mundialização financeira em crise,, A natureza social das finanças: fundos de pensão, sindicalistas e recomposição das elites, Bauru, EDUSC

Siroën J-M. (2009), Emerging Countries and the Changes Implied for Europe, in Jaffrelot C. (eds), The Emerging States. The Wellspring of a New World Order, New York, Columbia University Press

The balance of global power is undergoing a tectonic shift, with "developing" countries such as India, Turkey, Brazil, Mexico, Indonesia, and South Africa now asserting their influence. These countries subtly redefine our notion of "strong" and "weak" economics and the relationship between political stability and international might, changing the rules of the international power grab to an extent unheard of since 1945. Emerging states share high growth rates and increasing institutional activities, and they equally pursue integration into the world economy. Yet each country differs in its forms of capitalism and overall economic and political trajectories. China has become "the world's factory," while India is known as "the world's back office." In light of these differences, there is now an urgent need to understand how our conception of "emerging states" corresponds to reality and the new configurations of power they might inspire. This richly documented volume, which contains more than one hundred color maps, graphs, and tables, includes the criteria for designating an "emerging" state and describes regional dynamics in several studies. The volume frames the behavior of these new power players and identifies probably challenges that might arise as they enter the world stage.

Brami Celentano A., Siroën J-M. (2009), Intégration commerciale et politique fiscale au Brésil, in Girault C. (dir.), Intégrations en Amérique du Sud, Paris, Presses Sorbonne nouvelle

Le retour du Brésil à la démocratie s'est accompagné d'une ouverture aux échanges au niveau multilatéral (OMC) et régional(Mercosur). Simultanément, la constitution de 1988 affirmait une volonté forte de décentralisation fiscale. Vingt ans plus tard, le bilan de l'intégration commerciale régionale du Brésil reste relativement faible et le plan Real de 1994 a conduit à une recentralisation budgétaire sans pour autant s'attaquer aux inefficacités fiscales. Notre communication a pour but d'isoler et d'analyser les liens entre, d'une part, l'intégration commerciale du Brésil, et, d'autre part, ce mouvement de recentralisation fiscale. Il examine les distorsions créées par la « TVA » brésilienne, l'ICMS, perçu par les Etats fédérés sur les flux de commerce interne et externe. L'article conclut que, contrairement à ce qui a pu être observé dans d'autres pays, l'ouverture du Brésil s'est traduite par l'expansion des dépenses budgétaires et une tendance à la recentralisation des recettes fiscales. Pour autant, cette évolution ne peut être expliquée comme le résultat d'un effet de compensation des effets inégalitaires de l'ouverture.

Siroën J-M. (2009), Les OMD sont-ils remis en cause par la crise des matières premières ?, in Haddar M. (dir.), Les objectifs du millénaire pour le développement et les pays du Maghreb, La Manouba (Tunisie), Centre de publication universitaire, p. 315 - 319

Siroën J-M., Granger C. (2009), Cases to Include Labour Standards in Trade Agreements, in Chen J-r., Smekal C., Socher K. (eds), Contributions to the study of international institutions and global governance, Innsbruck, Innsbruck University Press, p. 151-168

Le niveau des normes de travail influence le commerce international.

International trade is concerned by the level of labour standards.

Siroën J-M. (2008), Quels seront les changements pour l'Europe ?, in Jaffrelot C. (dir.), L'enjeu mondial?. Les pays émergents, Paris, Presses de Sciences Po., p. 199-207

Siroën J-M. (2008), Commerce international et mondialisation,, Economie, Paris, Eyrolles, p. 169-188

Brami Celentano A., Siroën J-M. (2007), Intégration commerciale et recentralisation budgétaire au Brésil, in Girault C. (dir.), Intégrations en Amérique du Sud, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, p. 91-102

Le retour du Brésil à la démocratie s'est accompagné d'une ouverture aux échanges au niveau multilatéral(OMC) et régional (Mercosur). Simultanément, la constitution de 1988 affirmait une volonté forte de décentralisation fiscale. Vingt ans plus tard, le bilan de l'intégration commerciale régionale du Brésil reste relativement faible et le plan Real de 1994 a conduit à une recentralisation budgétaire sans pour autant s'attaquer aux inefficacités fiscales. Notre communication a pour but d'isoler et d'analyser les liens entre, d'une part, l'intégration commerciale du Brésil, et, d'autre part, ce mouvement de recentralisation fiscale. Il examine les distorsions créées par la « TVA » brésilienne, l'ICMS, perçu par les Etats fédérés sur les flux de commerce interne et externe. L'article conclut que, contrairement à ce qui a pu être observé dans d'autres pays, l'ouverture du Brésil s'est traduite par l'expansion des dépenses budgétaires et une tendance à la recentralisation des recettes fiscales. Pour autant, cette évolution ne peut être expliquée comme le résultat d'un effet de compensation des effets inégalitaires de l'ouverture.

Globalization probably had less impact on regional inequalities than fiscal distortions

Duc C., Granger C., Lavallée E., Siroën J-M. (2007), Démocratie et corruption dans le commerce : le paradoxe européen, in Krifa-Schneider H. (dir.), L'élargissement de l'Union Européenne : quels enjeux et défis majeurs ? Élargissement de l'UE, gouvernance et questions régionales, p. 489

Siroën J-M. (2006), Globalisation et gouvernance. Une approche par les biens publics, in Canet R., Duchastel J. (dir.), Crise de l'État, revanche des sociétés, Outremont (Québec), Athéna éd., p. 81-98

Cet ouvrage collectif s'amorce par le constat de la crise de l'État (première partie) et de ses incidences sur la manière de concevoir le monde d'un point de vue théorique, juridique, économique et identitaire. Ce premier moment de l'analyse se prolonge par une ouverture sur les fondements et les propositions qui alimentent la revanche actuelle des sociétés (deuxième partie). Une attention particulière est alors accordée aux mobilisations sociales et politiques qui se manifestent contre la mondialisation néolibérale, notamment sous les figures de l'altermondialisme et des forums sociaux. Cet exposé débouche ensuite sur une analyse des modèles de gouvernance qui émergent dans différents espaces et se présentent comme une stratégie de sortie de crise. En conclusion une réflexion synthétique et englobante permet de ramener l'ensemble du propos à la question centrale de la démocratie dans ce monde globalisé que nous partageons tous.

Siroën J-M. (2006), L'état-nation survivra t-il à la mondialisation ?, in Kebabdjian G., Berthaud P. (dir.), La question politique en économie internationale, Paris, La Découverte, p. 297-312

Siroën J-M., Granger C. (2005), La clause sociale dans les traités commerciaux, in Daugareilh I. (dir.), Mondialisation, travail et droits fondamentaux, Bruxelles, Bruylant, p. 181-212

Granger C., Siroën J-M. (2003), Les démocraties sont-elles plus ouvertes à l'échange ?, in H. Guillemin H. (dir.), La démocratie et le marché, Economie et démocratie, Paris, Éd. l'Harmattan, p. 267-281

Tandis que l'influence de la démocratie sur la croissance est discutée, celle de l'ouverture commerciale est maintenant avérée. Ces conclusions conduisent à s'interroger sur l'existence d'une relation entre la démocratie et l'ouverture, d'autant plus que les arguments théoriques avancés, comme l'observation des expériences individuelles nationales, ne permettent pas de trancher ce débat. Pour y répondre, l'article propose une analyse économétrique de l'impact d'un indicateur de démocratisation sur le degré d'ouverture commerciale et démontre l'existence d'une relation convexe entre ces deux variables. Ce résultat permet de discuter les arguments de l'économie politique, accrédite la thèse du gradualisme et éclaire les interactions existantes entre ouverture, croissance et démocratie.

Whereas the influence of democracy on economic growth has still to be proved, trade openness' is now recognised. Therefore, it may be wondered if there exists a relation between democracy and openness. Neither theoretical arguments nor individual national experiences permit to conclude. To answer this question, an econometrical study on the influence of democratisation on trade openness is proposed. We find a convex relation between these two variables. Thanks to this result, the arguments given by the political economy can be discussed, the gradualism theory is strengthened and the interaction between democracy, growth and openness is getting clearer.

Siroën J-M. (2001), L'ouverture commerciale est-elle mesurable ?, in Boudhiaf M., Siroën J-M. (dir.), Ouverture et développement économique, Paris, ?Economica?, p. 103-123

Siroën J-M. (2001), Politique(s) de la concurrence dans une économie globale, in Bienaymé A. (dir.), Les nouvelles approches de la concurrence, Paris, ?Economica?, p. 123-145

Boudhiaf M., Siroën J-M. (2001), Ouverture économique et développement. Réalités et ambiguïtés d'une relation, in Boudhiaf M., Siroën J-M. (dir.), Ouverture et développement économique, Paris, ?Economica?, p. 5-20

A l'heure où la globalisation « libérale » est remise en cause par de nouveaux acteurs de la société civile, les économistes doivent contribuer à alimenter le débat sur la contribution de l'ouverture économique à la croissance et au développement. Ils le font, dans cet ouvrage avec rigueur et sans parti pris. Les contributions mettent ainsi en balance les avantages et les inconvénients des politiques d'ouverture que celles-ci portent sur le commerce international, sur les investissements directs ou sur les autres flux financiers. Ils n'hésitent pas à confronter les théories à la réalité empirique. Ils contribuent ainsi à combler certaines insuffisances des travaux antérieurs qui conduisaient souvent à des conclusions trop hâtives. Les résultats, parfois contrastées, convergent pour constater que si l'ouverture économique contribue le plus souvent au développement, son succès dépend d'autres facteurs liés, notamment, à la gouvernance, aux institutions, au capital humain disponible, aux mesures d'accompagnement. Si les conclusions sont nuancées, c'est parce que l'ouverture économique prend des formes différentes, dans des sociétés hétérogènes, exposées à des contraintes et à un environnement spécifiques. Les développements sont organisés autour de trois parties: l'étude empirique du lien entre l'ouverture économique et le développement, les avantages et les risques de l'ouverture, les expériences nationales ou régionales. Cet ouvrage présente les résultats les plus significatifs des travaux du onzième colloque bisannuel du GDR du CNRS « Économie et Finance Internationales » organisé en juin 2000 à Tunis par le Laboratoire d'Intégration Économique Internationale (LIEI), Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Tunis de l'Université Tunis El Manar et par le Centre EURIsCO (ex-CERESA) de l'Université Paris-Dauphine. Ce colloque a réuni des économistes des universités françaises, tunisiennes ainsi que des universitaires d'autres pays, des banques, des entreprises, des administrations et des organismes économiques nationaux et internationaux.

Baudassé T., Montalieu T., Siroën J-M. (2001), Les différentes formes d'intégration entre pays inégalement développés, in Commissariat Général du Plan . (dir.), L'intégration régionale Une nouvelle voie pour l'organisation de l'économie mondiale ?, De Boeck, p. 77-110

Les différentes formes d'intégration entre pays inégalement développés.

Siroën J-M. (2000), Mondialisation, innovations institutionnelles et politiques de la concurrence, in Uri D., Théret B., Tallard M. (dir.), Innovations institutionnelles et territoires, Paris, L'Harmattan, p. 297-323

Siroën J-M. (1999), Commerce international et normes de travail, in Tubiana L., Messerlin P., Jacquet P. (dir.), Le cycle du millénaire, Paris, la Documentation française, p. 97-110

Siroën J-M. (1997), Existe-t-il une justification économique à la clause sociale ? Quelques éléments de réflexion, in Bourguinat H., Guillaumont P., De Melo J. (dir.), Commerce Nord-Sud : migration et délocalisation conséquences pour les salaires et l'emploi, Paris, Economica, p. 291-307

Siroën J-M. (1997), Les politiques commerciales, in Duthil G., Marois W. (dir.), Politiques Economiques, Paris, Ellipses, p. 167-192

Siroën J-M. (1995), Les résultats du cycle d'Uruguay - Commentaire, in Rainelli M. (dir.), La négociation commerciale et financière internationale, Paris, ?Economica?, p. 108-138

Les résultats du cycle d'Uruguay - Commentaire

Communications

Ahcar J., Siroën J-M. (2015), Deep Integration: Free trade agreements heterogeneity and its impact on bilateral trade, AFSE 2015 64th Congress, Rennes, France

Regional trade agreements (RTAs) have surgedin a context of stalled multilateral trade negotiations. Their impact on international trade and on development have been well documented while scant attention have been paid to empirical studies exploring their heterogeneity in the scope of deep integration. We intend in this paper to determine if deeper RTAs promote trade more effectively than less ambitious agreements. We proceed to generate credible indicators of deep integration exploiting two recently available data sets from the World Trade Organization (WTO) and the World Trade Institute (WTI), and then we test their significance in a gravity model for International Trade.Treating additive indicators as factor variables, as well as our innovative use of Multiple Correspondence Analysis MCA to get distilled indicators of deep integration allowed us to givenew insight and to confirm recent findings on the field of deep integration.We find that deeper agreements increase trade more than shallow ones, whereas the provisions they include are within or outside of the WTO domain. Therefore, if we accept the hypothesis that trade liberalization contribute to a better allocation of resources, then trade policy makers should favour deeper RTAs to enhance economic development.

Guilhoto J., Siroën J-M., Yücer A. (2013), Internal and International Vertical Specialization of Brazilian states- An Input-Output analysis, 62nd annual meeting of the AFSE, Marseille, FRANCE

WTO, OECD with many others, suggest the trade in value-added would be a "better" measure to understand the impact of trade on employment, growth, production etc. when import content in exports is important. We use in this work an Input-Output table for 2008, to calculate the value-added exported by Brazilian states. We distinguish the value-added exported directly by the state itself or indirectly via other states. Then, we define the extent of vertical specialization among Brazilian states by using value-added indirectly exported. We calculate equally the import content in states' exports. If the share of import content in Brazilian exports is low, we show evidence that inter-state trade is quite high across some Brazilian states. Inter-state vertical specialization then operates at upstream stages of the value chain before the good be exported to foreign countries.

Yücer A., Siroën J-M. (2011), Did MERCOSUR affect interstate Brazilian trade ?, Journées d'études internationales : "Compétitivité régionale et mobilité internationale des facteurs", Orléans, France

We consider the effect of MERCOSUR on trade between Brazilian states and on trade of Brazilian states with the rest of the world. We use a gravity model to shed light on the possible diversion effect of MERCOSUR. Thanks to the data on inter-state trade only for four years including one available year for the pre-MERCOSUR period (1991). We show that MERCOSUR led to an increase of trade of Brazilian states with member countries however without neither affecting intra-state trade nor trade of Brazilian states with third countries. The paper also shows the lack of integration of the Northern region.

Siroën J-M. (2011), Social Innovations vs international Trade? Core labour standards and exports, Journées d'études internationales "Compétitivité régionale et mobilité internationale des facteurs", Orléans, France

Les normes de travail définies par l'OIT en 1998 sont universelles mais très différemment appliquées dans les pays. Elles sont d'autant mieux respectées que les pays disposent d'un revenu élevé. Néanmoins la causalité entre les normes de travail et la croissance reste une question controversée. Les stratégies de croissance par les exportations peuvent inciter les pays en développement à contenir la progression des normes de travail d'une part pour accroître leur dotation en travail non qualifié et ainsi renforcer leur avantage comparatif relativement aux pays qui les respectent, d'autre part à mener des stratégies de « dumping social » qui visent à accroître plus directement la compétitivité. Nous utilisons un modèle de gravité en coupe pour évaluer l'impact du niveau de respect des normes de travail sur le commerce en distinguant d'une part les effets bilatéraux sur la spécialisation géographique et, d'autre part, les effets sur l'ouverture aux exportations et aux importations. Nous montrons que, toutes choses égales par ailleurs, les pays qui respectent les normes de travail tendent à échanger davantage avec les pays qui ne respectent pas les normes de travail qu'entre eux, alors que les pays qui ne les respectent pas tendent à échanger davantage entre eux. Ces effets jouent surtout sur le travail des enfants et la liberté d'association. De même, toutes choses égales par ailleurs, les pays qui respectent les normes de travail, tendent à être moins ouverts que les pays qui ne les respectent pas mais de manière différente selon les normes avec une relation non-linéaire pour certaines d'entre elles (travail des enfants, travail forcé).

Labour standards defined by the ILO in 1998 are universal but applied very differently in countries. They are much better respected in high income countries. However, the causality between labour standards and growth remains a controversial issue. The strategies of export-led growth might encourage developing countries to contain the rising process of standards, first to increase their unskilled labour endowments for strengthening their comparative advantage relative to complying countries, and then to pursue strategies of "social dumping", which aim more directly at increasing competitiveness. We use a gravity model to assess the trade impact of pushing back the level of compliance with labour standards in distinguishing one hand the effects on bilateral trade (geographical specialization) and, secondly, the effects on the export and import openness. We show that, other things being equal, countries that meet the standards of work tend to trade more with no-complying countries, while countries that do not respect standards tend to trade more each other. These effects are mainly identified on child labour and freedom of association. Similarly, all other things being equal, countries that meet labour standards, tend to be less open than countries that do not comply but in different ways according to the standards with a non-linear relationship for some of them (child labour, forced labour).

Siroën J-M. (2010), WTO face the crisis of multilateral negotiations, 4ème Biennale internationale de la négociation commerciale : « Penser les échanges commerciaux autrement », Paris, France

Le nouveau cycle de négociations multilatérales(« Round »)ouvert à Doha en 2001, s'est enlisé et n'a pu aboutir à un accord final dont la ratification par les États-Unis ne serait d'ailleurs pas acquise. Ce retard s'explique notamment par l'évolution du contexte qui est parfois la conséquence des choix de Doha. L'adhésion des gouvernements et des opinions publiques s'est émoussée avec une préférence de plus en plus affirmée pour des accords bilatéraux permettant, notamment, d'intégrer de nouveaux sujets bloqués à l'OMC (normes de travail, concurrence, investissement, marchés publics, environnement). L'affirmation des pays émergents a déséquilibré le co-leadership Etats-Unis/Union Européenne et impliqué une modification du processus de négociation qui ne s'est pas stabilisé. La crise économique a remis en cause certains objectifs de la négociation agricole. Les quelques propositions formulées visent à réviser la doctrine pour mieux l'insérer dans une problématique moderne ; elles défendent l'inclusion de nouveaux sujets qui élargissent le champ des négociations. Si le principe du consensus n'est pas remis en cause, la réhabilitation des accords plurilatéraux pourrait désamorcer une orientation vers le bilatéralisme, dangereuse à terme par son caractère discriminatoire.

The new round of multilateral negotiations ("Round") opened in Doha in 2001, stalled and was unable to achieve a final agreement, which, in all cases, should not be readily ratified by the US Congress. This delay is mainly due to the changing environment which is sometimes a consequence of the Doha's choices. The adhesion of governments and public opinion has waned with an increasingly trend in favor of bilateral agreements, which incorporate new topics blocked in the WTO's agenda (labor standards, competition, investment, public procurement, environment). The affirmation of emerging countries has destabilized the US-EU co-leadership and involved a change in the negotiating process. The economic crisis has challenged some of the objectives of the negotiations in agriculture. The few proposals formulated in this paper aimed at revising the doctrine to better insert it into the present and future issues : they defend the inclusion of new subjects that expand the scope of negotiations. If the consensus principle is not questioned, the rehabilitation of plurilateral agreements could defuse an orientation towards bilateralism, which, if it proliferates, might jeopardize the stability of trade relations by its discriminatory nature.

Siroën J-M. (2010), Social Innovations vs international Trade? Core labour standards and exports, 2ème colloque du GDRI DREEM "Innovation et développement dans les pays méditerranéens", Le Caire, Égypte

Les normes de travail définies par l'OIT en 1998 sont universelles mais très différemment appliquées dans les pays. Elles sont d'autant mieux respectées que les pays disposent d'un revenu élevé. Néanmoins la causalité entre les normes de travail et la croissance reste une question controversée. Les stratégies de croissance par les exportations peuvent inciter les pays en développement à contenir la progression des normes de travail d'une part pour accroître leur dotation en travail non qualifié et ainsi renforcer leur avantage comparatif relativement aux pays qui les respectent, d'autre part à mener des stratégies de « dumping social » qui visent à accroître plus directement la compétitivité. Nous utilisons un modèle de gravité en coupe pour évaluer l'impact du niveau de respect des normes de travail sur le commerce en distinguant d'une part les effets bilatéraux sur la spécialisation géographique et, d'autre part, les effets sur l'ouverture aux exportations et aux importations. Nous montrons que, toutes choses égales par ailleurs, les pays qui respectent les normes de travail tendent à échanger davantage avec les pays qui ne respectent pas les normes de travail qu'entre eux, alors que les pays qui ne les respectent pas tendent à échanger davantage entre eux. Ces effets jouent surtout sur le travail des enfants et la liberté d'association. De même, toutes choses égales par ailleurs, les pays qui respectent les normes de travail, tendent à être moins ouverts que les pays qui ne les respectent pas mais de manière différente selon les normes avec une relation non-linéaire pour certaines d'entre elles (travail des enfants, travail forcé).

Labour standards defined by the ILO in 1998 are universal but applied very differently in countries. They are much better respected in high income countries. However, the causality between labour standards and growth remains a controversial issue. The strategies of export-led growth might encourage developing countries to contain the rising process of standards, first to increase their unskilled labour endowments for strengthening their comparative advantage relative to complying countries, and then to pursue strategies of "social dumping", which aim more directly at increasing competitiveness. We use a gravity model to assess the trade impact of pushing back the level of compliance with labour standards in distinguishing one hand the effects on bilateral trade (geographical specialization) and, secondly, the effects on the export and import openness. We show that, other things being equal, countries that meet the standards of work tend to trade more with no-complying countries, while countries that do not respect standards tend to trade more each other. These effects are mainly identified on child labour and freedom of association. Similarly, all other things being equal, countries that meet labour standards, tend to be less open than countries that do not comply but in different ways according to the standards with a non-linear relationship for some of them (child labour, forced labour).

Siroën J-M. (2009), How the opinion perceives globalization : a French exception ?, A inserção do Brasil em um mundo globalizado, Niteroi, Brésil

L'article vérifie que l'opinion publique française est plus hostile à la mondialisation que la plupart des autres pays. Le clivage politique gauche-droite est inadéquat car les conservateurs français héritent d'une tradition mercantiliste forte. Dans l'Union européenne, les approches d'économie politique fondées sur la théorie du commerce internationale sont contredites par le fait que cette hostilité se retrouve dans toutes les catégories professionnelles. La part élevée des dépenses publiques n'est pas non plus perçue comme le moyen de compenser les « perdants » de la mondialisation. Pourtant, par rapport aux autres pays, l'attitude de la France est relativement plus ouverte sur l'immigration. L'exception française pourrait alors venir d'une plus grande aversion pour le risque, lui-même accru par la mondialisation.

The article verifies that the French public opinion is more hostile to globalization than most of the other countries. The political cleavage between the left and the right wings is inadequate because the French conservatives inherit from a heavy mercantilist tradition. In the European Union, the international trade theory based approaches are in opposition with the fact that such hostility is prevalent in all the professional categories. The high share of public expenses is not perceived as a guarantee for the "losers" of globalization. Nevertheless, with regard to other countries, the attitude of France is relatively more opened to immigration issues. The French exception could then come from a higher aversion for the risk, itself aggravated by globalization.

Siroën J-M. (2009), Les thèses en commerce international, 5ème colloque international, 3ème Ecole Doctorale : "Energie, changements climatiques et développement durable", Hammamet, Tunisie

Le Laboratoire Prospective, Stratégie et Développement Durable (PS2D) de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Tunis (Université Tunis El Manar) et le Réseau de chercheurs de l'Agence Universitaire de la Francophonie 'Analyse Economique et Développement' (AED)organisent un Séminaire des doctorants intitulé Ecole doctorale (ED), à Hammamet (Tunisie) les 15-17 juin 2009, parallèlement au colloque 'Energies, changements climatiques et développement durable'.

Siroën J-M. (2008), Les fractures sociales de l'accès aux richesses peuvent-elles être surmontées ?, XVIIIème Colloque Fédérateur International de l'Institut Cedimes : "Comment rendre le développement plus durable?", Paris, France

Siroën J-M., Brami Celentano A. (2008), Fiscal Federalism, Democracy and Trade Integration. The Case of Brazilian VAT, 8th Arnoldshain Seminar : Designing Strategies for Sustained Growth and Development : EU and LA Compared, São Paulo and São Sebastião, Brésil

In a context of generalization of decentralization in the world going "hand in hand" with democratization and globalization, Brazil qualifies the universality of this process, at least in matter of fiscal federalism. In the paper, we firstly adopt a comparative perspective relative to an important component of fiscal revenue: VAT. The main differences between the two fiscal system -VAT in EU and ICMS in Brazil- is the "rule of origin" prominent in intra-Brazilian trade vs the "rule of destination" dominant in intra-European trade. We show how the Brazilian system induces distortions as well in trade between States as foreign trade. It can drive to fiscal wars between States. We confirm that if exports have no impact on VAT revenues, imports increase them. Even non-equalitarian, we show a trend in favor of convergence in VAT revenues between Brazilian states.

Siroën J-M., Brami Celentano A. (2007), Intégration commerciale et politique fiscale au Brésil, Intégration politique et économique de l'Amérique du Sud. Regards croisés Brésil - Chili - France, São Paulo, Brésil

Le retour du Brésil à la démocratie s'est accompagné d'une ouverture aux échanges au niveau multilatéral (OMC) et régional(Mercosur). Simultanément, la constitution de 1988 affirmait une volonté forte de décentralisation fiscale. Vingt ans plus tard, le bilan de l'intégration commerciale régionale du Brésil reste relativement faible et le plan Real de 1994 a conduit à une recentralisation budgétaire sans pour autant s'attaquer aux inefficacités fiscales. Notre communication a pour but d'isoler et d'analyser les liens entre, d'une part, l'intégration commerciale du Brésil, et, d'autre part, ce mouvement de recentralisation fiscale. Il examine les distorsions créées par la « TVA » brésilienne, l'ICMS, perçu par les Etats fédérés sur les flux de commerce interne et externe. L'article conclut que, contrairement à ce qui a pu être observé dans d'autres pays, l'ouverture du Brésil s'est traduite par l'expansion des dépenses budgétaires et une tendance à la recentralisation des recettes fiscales. Pour autant, cette évolution ne peut être expliquée comme le résultat d'un effet de compensation des effets inégalitaires de l'ouverture.

Siroën J-M. (2006), Mondialisation et gouvernance : anglicismes ou nouveaux concepts ?, L'interculturel : un champ pluridisciplinaire de recherche, Paris, France

Siroën J-M. (2006), Gouvernance économique et financière, Global governance : the European Union's contribution, Paris, France

Duc C., Lavallée E., Siroën J-M. (2005), Does "deep integration" foster trade? Empirical evidence and simulations for the EU democratic and anti-corruption criteria, Journées de l'AFSE : "Economie du développement et de la transition", Clermont-Ferrand, FRANCE

Siroën J-M., Duc C., Granger C. (2005), Do Democratic Agreements Foster Bilateral Trade Flows ?, ETSG 2005 Dublin Seventh Annual Conference, Dublin, Irlande

For several years, preferential trade agreements have been oriented towards initiating a deep integration process. As a result, treaties include clauses concerning the harmonization of regulations, policies and standards. In order to join the European Union, a future member must be a stable democracy that respects human rights, the rule of law and the protection of minorities. The inclusion of such a clause can be interpreted as a political choice to promote democracy. But it can also be viewed as a pre-condition for implanting a "deep integration" process : only democracies are able to drive the harmonization process of rules and standards. If democratic constraints imply deeper integration, we can expect that such agreements will have a higher impact on trade inside the area concerned by the agreement. The aim of this paper is to verify that preferential trade agreements (PTAs), which are bound by a democratic constraint, have a higher positive effect on trade inside the area, than non-constraining agreements. To achieve this, we use an Anderson and van Wincoop (2003) type of gravity model, and we differentiate between PTAs according to whether or not they include a democratic clause. Whereas trade between democratic countries is higher than trade between autocratic countries, empirical evidence shows that the inclusion of a democratic clause fosters bilateral trade between the partners has no significant effect relative to no PTA, and is neutral relative to a non-democratic PTAs between South countries.

Siroën J-M. (2005), Les politiques de développement et la régulation commerciale internationale, Politiques et acteurs du développement, Paris, France

Siroën J-M. (2005), Mondialisation, délocalisations et développement, Conférence HEM, Casablanca, Maroc

Siroën J-M. (2004), Les accords commerciaux régionaux : évolutions récentes et impact sur les échanges, Rencontres économiques 2004, Vincennes, France

Siroën J-M., Granger C., Duc C. (2004), Trade and democracy. An empirical investigation., European Trade Study Group, Sixth Annual Conference, Nottingham, Royaume-Uni

Siroën J-M. (2001), Gouvernance, biens publics et globalisation, 1ères journées européennes de Galatasaray, Istanbul, Turquie

Siroën J-M. (2001), L'OMC doit-elle devenir libérale ?, Congrès de l'AFSE, Paris, France

Siroën J-M. (2000), L'ouverture commerciale est-elle mesurable ?, XIème colloque bisannuel du GDR du CNRS : «Economie et Finance Internationales», Tunis, Tunisie

Siroën J-M. (1999), La régionalisation est-elle une hérésie économique ?, 6° Congrès de l'Association française de Sciences Politiques, Rennes, France

Documents de travail

Siroën J-M., Andrade D. (2016), Regional Trade Agreements and the Spread of International Labours Standards, NOPOOR Working Paper, 33

In the last two decades, international trade agreements havedriven growing economic integration increasingly inclusive of social andlabour provisions. This article investigates the link between labourclauses in trade agreements and national labour standards, comparingtheir effects on the ratification of ILO conventions and worker rightspractices. An empirical estimation using panel data for 141 countriesfrom 1980 to 2013 suggests that labour provisions have not played asignificant role in the improvement of labour practices, and that theireffect has been limited to the ratification of ILO conventions. This gaphighlights the importance of mechanisms that guarantee theenforceability of labour clauses included in trade agreements.

Guilhoto J., Siroën J-M., Yücer A. (2015), The Gravity Model, Global Value Chain and the Brazilian States, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 20

L'OMC et l'OCDE ainsi que de nombreuses organisations internationales, suggèrent que l'évaluation du commerce en valeur ajoutée est «meilleure» que celle en valeur brute car elle permet de mieux saisir l'impact du commerce sur l'emploi, la croissance et la production. Quand il s'agit de la chaîne de valeur "domestique" les statistiques commerciales internes sont rarement disponibles. Dans ce travail,nous utilisons un modèle de gravité qui estime les exportations des États brésiliens, considérés commedes entités commerciales, à la fois en termes traditionnels de valeur brute et en termes de valeurajoutée. Notre méthode est basée sur une table d'entrées-sorties pour 2008. Les résultats du modèle degravité pour les exportations des États brésiliens montrent que les principaux déterminants du commerce (PIB, distance, etc.) ont des élasticités similaires lorsque les exportations sont estimées en valeur brute ou en valeur ajoutée.

The WTO and the OECD along with many other organizations, suggest trade in value-added is a "better" measuring system than gross value in order to better understand the impact of trade on employment, growth and production . When it comes to the "domestic" value chain and internalspecializations, internal trade statistics are rarely available. In this work we use a gravity model basedon the estimation of exports of the Brazilian states, considered as trade entities, both in traditionalterms of gross value and in terms of value-added. Our method is based on an Input-Output table for 2008. The results of the bilateral gravity model for the Brazilian states' exports show that the maindeterminants (GDP, distance etc.) are fairly similar when exports are estimated in gross or value-added terms.

Ahcar J., Siroën J-M. (2014), Deep Integration: Free trade agreements heterogeneity and its impact on bilateral trade, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris Dauphine, 31

Les accords commerciaux régionaux (ACR) ont proliféré alors même que les négociations multilatérales ne parvenaient pas à progresser. Leur impact sur le commerce a été bien documenté mais peu d'attention a été portée aux études empiriques qui exploraient l'hétérogénéité d'accords plus ou moins "profonds". Le but de cet article est de déterminer si des ACR plus profonds promeuvent le commerce plus efficacement que les accords moins ambitieux. Nous commençons par créer des indicateurs pertinents d'intégration profonde à partir de deux bases de données récentes construites par l'OMC et par WTI-DESTA. Puis nous testons leur signification dans un modèle de gravité. Nous trouvons ainsi que les accords plus profonds incluant des dispositions se situant dans ou hors les compétences de l'OMC, accroissent davantage le commerce que les accords superficiels. Nous utilisons des indicateurs additifs ainsi que des indicateurs construits à partir de l'analyse des correspondances multiples (ACM), afin d'obtenir des indicateurs synthétiques et confirmer les résultats obtenus récemment sur les effets de l'intégration profonde sur le commerce.

Regional trade agreements (RTAs) have surged in a c ontext of stalled multilateral trade negotiations. Their impact on trade have been well documented whi le scant attention have been paid to empirical studies exploring their heterogeneity in the scope of deep integration. We intend in this paper to determine if deeper RTAs promote trade more effecti vely than less ambitious agreements. We proceed to generate credible indicators of deep integration exploiting two recently available data sets from WTO and WTI-DESTA, and then we test their significa nce in a gravity model for International Trade. We find that deeper agreements with provisions insi de or outside WTO's domains increase trade more than shallow ones. Treating additive indicators as factor variables, as well as our innovative use of Multiple Correspondence Analysis MCA to get distill ed indicators of deep integration allow us to give a new insight on this phenomenon and to confirm rec ent findings on the field of deep integration.

Siroën J-M., Yücer A. (2014), Trade Performance of Free Trade Zones, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 28

Les zones de libre-échange (ZFE) ont proliféré avec la libéralisation du commerce et de l'investissement. Elles jouent un rôle clé dans l'approfondissement de la chaîne mondiale de valeur.Toutefois, leur contribution au commerce international est peu connue, du fait du manqued'informations sur leur localisation et leur statut. Cet article tente d'améliorer leur connaissance enanalysant les performances commerciales des pays abritant des ZFE avec un focus sur les externalitéset les coûts dus aux distorsions. Nous avons ainsi construit une base de données originale sur les ZFEdéfinies comme des zones de transformation industrielle bénéficiant d'incitations sur les droits de douane. Nous montrons que les ZFE ne contribuent à augmenter le commerce du pays qu'en réduisant l'impact négatif du protectionnisme. En tant qu'importateurs de composants et de matières premières,elles augmentent les exportations des autres pays, ce qui confirme la contribution des ZFE à la chaîneglobale de valeur. Ce résultat est robuste avec d'autres spécifications du modèle, les erreurs et les biais dus aux problèmes de collecte des données et de composition de l'échantillon.

Free trade zones (FTZ) have become widespread with the liberalisation of international trade andinvestment. They are a key player in the deepening of the global value chain (GVC). However, little isknown about their contribution to world trade due to a lack of information on their location and status.This paper sets out to improve knowledge in this area by analysing the trade performance of FTZcountries at macro-level with a focus on FTZ externalities and distortive costs. We have built anoriginal database of FTZs where we define them as processing zones benefiting from import tariffincentives. We show that FTZs raise trade only by easing the negative impact of protection. Asimporters of components and raw materials, they raise the rest of the world's exports. This confirmsthe contribution of FTZs to the GVC. This result is robust to a change in the model specification,errors and bias due to data collection issues and sample composition.

Siroën J-M. (2012), Core labour standards and exports, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 20

Les normes de travail fondamentales définies par l'OIT en 1998 sont universelles, mais différemment appliquées dans les pays. Leur respect est beaucoup plus élevé dans les pays à haut revenu. Toutefois, la causalité entre l'amélioration des normes de travail et la croissance reste un sujet débattu. Les stratégies de croissance par les exportations pourraient encourager les pays en développement à ralentir le processus d'amélioration des normes. Ils peuvent ainsi accroître leur dotation relative en travail non qualifié (travail des enfants et/ou forcé) pour renforcer leurs avantages comparatifs par rapport aux pays qui les respectent et poursuivre des politiques dites de "dumping social" qui visent encore plus directement à accroître leur compétitivité. Nous utilisons un modèle de gravité pour évaluer l'impact du commerce sur le respect des normes fondamentales de travail en séparant les effets sur le commerce bilatéral (spécialisation géographique) des effets sur l'ouverture multilatérale. Nous montrons que, toutes choses égales par ailleurs, les pays qui respectent les normes de travail tendent à échanger davantage entre eux alors que les pays qui ne les respectent pas tendent à échanger davantage avec les pays qui les respectent. Ces effets sont particulièrement nets avec le travail des enfants et la liberté d'association. Les pays qui respectent les normes de travail tendent à être moins ouverts que les pays qui ne les respectent pas, mais avec des différences selon les normes avec une relation non linéaire pour certaines d'entre elles. Les pays qui les respectent le moins, généralement les plus pauvres, améliorent simultanément leur commerce et leurs normes. Pour les pays intermédiaires en terme de respect des normes, principalement les pays émergents, le niveau de respect des normes de travail est "optimal" d'un point de vue mercantiliste. Pour les pays les plus respectueux, ce niveau élevé de normes conduit à réduire leur commerce.

Core labour standards defined by the ILO in 1998 are universal, but applied very differently across countries. Compliance is much higher in high income countries. However, the causality between improved labour standards and economic growth remains a controversial issue. Export-led growth strategies might encourage developing countries to curb the process of standards improvement. In this way, they can raise the volume of their unskilled labour endowments (child and/or forced labour) in order to strengthen their comparative advantage over compliant countries and pursue "social dumping" strategies, which aim more directly at increasing competitiveness. We use a gravity model to assess the trade impact of curbing the level of compliance with core labour standards, distinguishing the effects on bilateral trade (geographical specialization) from the multilateral effects on all exports and imports. We show that, other things being equal, countries that meet the labour standards tend to trade more with each other, while non-compliant countries tend to trade more with compliant countries. These effects are identified mainly with respect to child labour and freedom of association. All other things being equal, countries that meet the labour standards tend to be less open than non-compliant countries, but differently depending on the standards, with a non-linear relationship for some of them. Less compliant countries, frequently the poorest ones, may simultaneously step up their trade and labour standards. For median countries, mainly the emerging countries, the level of compliance with labour standards is "optimal" from a mercantilist point of view. For the most compliant countries, the developed ones, their strict compliance with labour standards implies a trade shortfall.

Siroën J-M. (2009), The WTO faced with a crisis in the multilateral trade negotiations, Les Études du CERI, Sciences-Po, Centre d'études et de recherches internationales, 39

Le nouveau cycle de négociations multilatérales (« Round ») ouvert à Doha en 2001 s'est enlisé et n'a pu aboutir à un accord final, dont la ratification par les Etats-Unis ne serait d'ailleurs pas acquise. Ce retard s'explique notamment par l'évolution du contexte, qui est parfois la conséquence des choix de Doha. L'adhésion des gouvernements et des opinions publiques s'est émoussée, avec une préférence de plus en plus affirmée pour des accords bilatéraux permettant, notamment, d'intégrer de nouveaux sujets bloqués à l'OMC (normes de travail, concurrence, investissement, marchés publics, environne-ment). L'affirmation des pays émergents a déséquilibré le co-leadership Etats-Unis-Union européenne et impliqué une modification du processus de négociation qui ne s'est pas stabilisé. La crise économique a remis en cause certains objectifs de la négociation agricole et révélé la difficulté d'une organisation qui raisonne dans le long terme à adapter sa doctrine aux conditions de court terme. Les quelques pro-positions formulées visent à réviser la doctrine pour mieux l'insérer dans une problématique moderne ; elles défendent l'inclusion de nouveaux sujets qui élargissent le champ des négociations. Si le principe du consensus n'est pas remis en cause, la réhabilitation des accords plurilatéraux pourrait désamorcer une orientation vers le bilatéralisme, dangereuse à terme par son caractère discriminatoire

The latest WTO Round launched in Doha in 2001 has once again stalled. Even if an agreement were reached it is not certain it would be ratified by the US Congress. The latest delay is due in part to the changing economic context in which the negotiations are taking place, some of which changes are due to decisions made during the course of the negotiations. Governments and public opinion are increasingly in favor of bilateral negotiations in which it is possible to include new subjects rejected in the Doha multilateral negotiations. These include rules on labor and environmental standards, compe-tition policy, investment, and government procurement. The assertiveness of emerging economies has upset the co-leadership positions of the US and the EU and argues for a new, as yet-to-be determined, negotiating process. The latest economic crisis has raised question about the objectives of the agriculture negotiations and has revealed the difficulties faced by an organization that thinks long-term of adapting to changes in the short term. This paper's recommendations are aimed at improving the ability of the WTO to operate under current conditions and advocates the inclusion of new negotiating topics. If the principle of decision by consensus is not revised the rush to bilateralism is likely to continue, which is dangerous because of its discriminatory character.

Siroën J-M. (2007), Accords commerciaux et régionalisation des échanges,, Paris, Université Paris-Dauphine, 15

Il est difficile de mettre en évidence une accélération de la régionalisation des échanges commerciaux malgré la prolifération des accords de préférence commerciale qui ont fortement augmenté depuis les années 1970 avec une accélération dans les années 1990. Un modèle économétrique montre l'influence très contrastée de ces accords sur le commerce à l'intérieur de la zone. Ces accords connaissent d'ailleurs des évolutions significatives. Depuis la fin des années 1990, ils concernent de plus en plus fréquemment des pays géographiquement éloignés par ailleurs très hétérogènes, notamment d'un point de vue économique. Le contenu des accords a lui aussi évolué: il ne concerne plus uniquement la levée réciproque des barrières aux échanges mais introduisent des normes institutionnelles qui concernent les réglementations ou législations locales. Les sujets en suspens à l'OMC ou rejetés du champ des négociations (normes de travail, investissement, concurrence) trouvent leur place dans ces "nouveaux" accords commerciaux. Nous tentons de montrer que la prolifération de ces "nouveaux" accords obéissait peu à une logique de "blocs" ou de "forteresses" et que si les effets de détournement existent, ils sont généralement faibles. C'est moins les accords de préférence qui sont à l'origine de la crise du multilatéralisme que les difficultés de l'OMC qui expliquent leur prolifération quitte à les aggraver. D'un côté, cette évolution présente des dangers : elle redonne un rapport de force plus favorable aux grands pays industriels et marginalise certains pays en développement. D'un autre côté, elle permet de contourner certaines impasses de l'OMC liées, notamment, à la pratique du consensus et au comportement de "passager clandestin" des pays membres.

Siroën J-M., Brami Celentano A. (2007), Globalization and fiscal policy in Brazil, Les Études du CERI, Sciences-Po, Centre d'études et de recherches internationales, 50

Depuis les années 1970 on observe dans le monde un mouvement de démocratisation, d'ouverture et de décentralisation. Le Brésil a suivi cette tendance avec une constitution démocratique et décentralisatrice et une politique libérale d'ouverture. Toutefois, depuis le plan Real (1993), on y observe une tendance à la recentralisation. La forte augmentation des dépenses publiques se réalise au profit de l'Union qui impose de nouvelles contraintes aux États et Municipalités. Si l'intégration internationale est souvent associée à la limitation des prélèvements et à la décentralisation, le Brésil s'écarterait de la tendance générale. Toutefois l'intégration du Brésil est récente et limitée. Elle ne semble pas avoir aggravé des inégalités qui justifieraient un transfert « centralisé » des régions « gagnantes » vers les régions « perdantes ». La recentralisation budgétaire associée à l'augmentation des dépenses s'explique en partie par la volonté de réduire les inégalités initiales et de développer la protection sociale. Nous montrons qu'elle est aussi la conséquence de la structure fiscale et, notamment, de la nature des prélèvements sociaux et du mode d'imposition de la TVA (ICMS) prélevée par les États.

Since the 1970s, the world follows a triple evolution in favor of democratization, opening and decentralization. Brazil has been following this movement with a democratic and decentralizing constitution and by the adoption of market-friendly policies. However, since the Real Plan (1993), Brazil is recentralizing its fiscal policy. The huge increase of public expenses is predominantly at the profit of the Union, which imposes new fiscal constraints to the States and Municipalities. If the international integration is frequently associated to tax limitations and decentralization, Brazil would depart from this general trend. However Brazilian integration is recent and partial. Integration does not seem to increase inequalities what would justify a centralized transfer from the "winning" regions to the "losing" ones. The fiscal recentralization by higher public expenses might be therefore explained by the political will to reduce initial inequalities and to implement a better social protection. We show that fiscal recentralization is also the consequence of a distorted fiscal system notably in the nature of social security taxes and the type of VAT (ICMS) applied by States.

Siroën J-M., Granger C., Duc C. (2004), Trade costs and democracy, Cahiers de recherche d'EURISCO, Paris, Université Paris-Dauphine, 19

During the three past decades, most developing countries have opted for both a higher degree of political democracy as well as increased trade openness. This trend raises the question of the effect of democracy on trade liberalization. To address the question, this paper proposes a theoretical analysis based on a variant of an HOS model, but assuming allocative effects between the export sector and the non-tradable sector. This analytical framework preserves the Stolper-Samuelson effects, even with complete specialization of countries. Furthermore, it is assumed that in democratic regimes, the policies enforced are those preferred by the median-voter. If, in a country, the tradable sector is labour-intensive , workers gain from free trade and a democratic government should adopt trade liberalization policies. We expose a political economic theoretical model in which democracies apply a tariff to imports all the lower as the other trade costs are low. The theoretical model has led to a gravity equation so that the expected positive relation between democracy and trade can be tested econometrically. We are interested in the influence of democracy on trade costs and test the idea that institutional trade costs are lower when trade occurs between democracies. Econometric estimations confirm that bilateral trade is positively and significantly affected when the two partners are democratic.

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