Curriculum vitae

Daudin Guillaume

Professeur des universités

guillaume.daudinping@dauphinepong.fr
Tel : 01 44 05 47 38
Bureau : P120
Site web personnel

Biographie

Guillaume Daudin a travaillé et enseigné à HEC, Cambridge, Stanford, l'OFCE, Édimbourg. Lille-I… Il est depuis 2012 professeur des universités en économie à l’université Paris-Dauphine (laboratoire DIAL) et chercheur associé à l’OFCE. Ses spécialités sont l’histoire économique moderne et la mondialisation commerciale. Il dirige avec Loïc Charles le projet ANR «TOFLIT18» sur ce que nous apprend le commerce extérieur sur la France au xviiie (https://toflit18.hypotheses.org). Il a été élu président de l’Association Française d’Histoire Économique en 2016. Voir http://g.d.daudin.free.fr

Publications

Articles

Rifflart C., Fronteau S., Daudin G., Cochard M. (2016), Commerce vertical et propagation des chocs de prix : le cas de la zone euro, Revue de l'OFCE, 149, p. 131-166

La décomposition des chaînes de valeur internationales est un aspect important de la mondialisation. Dans cet article, partant d'une hypothèse d'inflation par les coûts, nous examinons la propagation des chocs d'offre sur les prix à partir des tableaux Input-Output mondiaux fournis par l'OCDE. Après avoir adapté le modèle de Leontief dans le cadre d'une économie monde permettant d'analyser les chocs de change et de productivité, nous évaluons empiriquement l'impact de ces chocs sur la zone euro et sur le reste du monde lorsque les chocs émanent de la zone euro. Nous montrons que la diffusion des chocs opère principalement au premier tour et dépend de la part des inputs importés dans la production ou les exportations. En outre, les chocs de change sont en partie compensés par une modification des prix des inputs ce qui, en cas d'appréciation du taux de change, limite la perte de compétitivité. L'ampleur de cette compensation n'est pas négligeable dans les pays de la zone euro et elle est d'autant plus élevée que les pays sont ouverts ; elle est ainsi plus élevée pour l'Allemagne (dont l'élasticité des prix d'exportation en euros à un choc de l'euro est de -9%) que pour la France (-8%). L'impact des chocs de productivité apparaît beaucoup plus important que celui des chocs de change en raison notamment d'un effet de caisse de résonance domestique avant leur diffusion internationale. Parmi les grands pays, l'Allemagne est la plus à même de bénéficier des gains de productivité émanant des PECO hors zone euro. (l'élasticité de ses prix d'exportations en euros suite à choc de productivité dans les PECO hors zone euro est de 6% contre 2,5% pour la France)

The decomposition of international value chains is an important aspect of globalization. Many studies have investigated the spread of a global demand shock to the countries of origin of embedded goods. The contribution of this article is to examine the effect of supply shocks on prices, based on a cost-push inflation assumption, using global Input-Output tables from the OECD. The first part presents the method, and in particular we adapt the Leontief price model to a world economy to analyze to exchange rate and productivity shocks. The second part empirically analyzes the impact of shocks on the euro area and the rest of the world when the shock comes from the euro zone. The third part discusses the diffusion modalities of the shocks and shows that they are dominated by the first-round effects and hence the share of inputs imported into production or exports. Our model shows that exchange rate shocks are partially offset by changes in input prices, which, in the case of exchange rate appreciation, limits the loss of competitiveness. In euro area countries the magnitude of this compensation is not insignificant, and it is even higher when countries are open. It is also more important for export prices than for production prices. It is higher for Germany (the elasticity of its exports prices in euro to a choc on the value of the euro is -0.09) than for France (-0.08). The effects of productivity shocks are much greater, in particular because there is a domestic amplification effect before their international spread. Among the large countries, Germany is the most likely to benefit from productivity gains in the CEECs outside the Euro zone (the elasticity of its export prices to a productivity shock in non-eurozone Eastern Europe countries is 0.06 vs 0.025 for France).

Daudin G. (2016), Compte-rendu de P. Hoffman, Why did Europe conquer the World ? (2015), Economic History Review, 69, 4, p. 1396-1397

Philip Hoffman is professor at California Tech and has been a recent president of the Economic History Association and co-editor of the Journal of Economic History. His latest book is a masterful tackling of the question « why did Europe conquer the World? ». This is not the same question as « Why was Europe first? ». The conquest largely happened before the Industrial Revolution and, as chapter 7 makes clear, Hoffman does not argue that war, conquest and empire helped Europe become richer. Contra Allen and O'Brien, he argues that the conquest of the world was the sibling rather than the mother of modern economic growth: the institutions that allowed both events were the same.

Aubourg A., Charles L., Daudin G. (2016), La collecte du chiffre commercial au XVIIIe siècle, Les Cahiers d'histoire des Douanes et des Droits Indirects, 59, p. 5-6

Daudin G., Charles L. (2015), Eighteenth-century international trade statistics, sources and methods, Revue de l'OFCE, 140, p. 7-36

Trade statistics provide unique sets of data on early modern economies. They can help explore their economic geography. They are of interest for economists interested in economic development and early globalization. They are crucial to understand the Industrial Revolution. Still, they have been underutilized by economists and economic historians alike. This volume gives a detailed overview on the existing quantitative sources on European trade data, focusing on the eighteenth century. In the introduction we discuss the historiography of the use of early trade statistics in economic history and we present two recent projects conducted in France in this area: TOFLIT18 and RICardo. The volume includes twenty-three short essays that present the sources of European early trade statistics. Seven additional papers discuss the methodological issues of using early trade statistics and illustrate how these statistics can be mobilized to produce new insights on European economic history.

Charles L., Daudin G. (2015), France, c. 1716- c.1821, Revue de l'OFCE, 140, p. 237-248

Schweisguth D., Rifflart C., Daudin G. (2011), Qui produit pour qui dans l'économie mondiale ?, Canadian Journal of Economics, 44, 4, p. 1403-1437

La part du commerce en produits intermédiaires dans le commerce international, appelé aussi 'commerce vertical,' n'a cessé d'augmenter depuis vingt ans. Cet article propose une nouvelle mesure du commerce international 'le commerce en valeur ajoutée' qui ré-alloue les flux commerciaux aux pays et aux secteurs produisant les intrants. En 2004, le commerce vertical représente 27% du commerce total. Les répartitions géographique et sectorielle du commerce en valeur ajoutée sont très différentes de celles du commerce «standard». La différence entre le commerce en valeur ajoutée et le commerce standard est plus importante dans le cas du commerce régional mais ce n'est pas plus le cas en Asie qu'en Amérique.

For two decades, the share of trade in inputs, also called vertical trade, has been dramatically increasing. In reallocating trade flows to their original input-producing industries and countries, this paper suggests a new measure of international trade: 'value-added trade' and makes it possible to answer the question 'who produces for whom?' In 2004, 27% of international trade was vertical trade. The industrial and geographic patterns of value-added trade are very different from those of standard trade. Value-added trade is relatively less important in regional trade but the difference is not more important for Asia than for America.

Daudin G., Charles L. (2011), La collecte du chiffre au XVIIIe siècle : le Bureau de la balance du commerce et la production des données sur le commerce extérieur de la France, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 58-1, p. 128-155

Le Bureau de la balance du commerce a existé entre 1713 et 1791. Cet article exploite des fonds d'archives méconnus, présents à Amsterdam, Paris et dans le Delaware, pour étudier comment il collectait les données commerciales françaises, au travers de nombreux changements institutionnels. La première partie examine l'évolution de la structure administrative du Bureau de la balance du commerce. Deux périodes bien distinctes existent : le « premier Bureau » de 1713 à 1783 et le « nouveau Bureau » de 1783 à 1791. Sous divers avatars, le Bureau est balloté entre la Ferme générale, l'administration du commerce et la Marine. Le premier Bureau est une petite structure peu coûteuse ; le second l'est beaucoup plus. Il est aussi plus prestigieux. La seconde partie étudie la manière dont le Bureau collectait les chiffres du commerce extérieur. Les employés de la Ferme générale ont toujours été la source des chiffres du volume du commerce. Le premier Bureau obtenait les prix essentiellement des chambres de commerce ; le second Bureau les obtenait de la Ferme. Les prix utilisés semblent avoir suivi l'évolution des vrais prix. Les Bureaux ont toujours considéré l'Alsace, la Lorraine et Trois Évêchés comme étant des pays étrangers pour le commerce de la France. Les documents de synthèse produits à partir de 1749 sont assez homogènes. Les pratiques de collecte et de traitement des données économiques n'a donc pas connu d'altération majeure au cours du siècle. Il semble donc possible de traiter les données du premier et du second Bureau comme une série cohérente.

The Bureau de la balance du commerce existed from 1713 to 1791. This paper uses little-known archival sources in Amsterdam, Paris and in Delaware to study the way it collected French external trade data in the midst of numerous institutional changes. The first part examines the evolution of the administrative structure and context of the Bureau. Two periods can be distinguished : the "first Bureau" from 1713 to 1783 and the "new Bureau" from 1783 to 1791. Under diverse administrative arrangements, the Bureau was under the influence of the Ferme générale, the board of trade and the Maritime Secretary. The first Bureau was a small unit that did not cost much. The second Bureau was much more onerous : its costs climbed up to 100,000 livres per year, and as many as fourteen employees worked there. It was also more prestigious. The second part examines how the Bureau collected data on French external trade. The employees of the Ferme générale were always the source for trade data in volume. The chambers of commerce provided the first Bureau with prices. The Ferme générale provided the second Bureau with prices. These prices seem to have followed the general evolution of actual prices. The Bureaux have always treated Alsace, Lorraine and the Trois Évéchés as foreign countries in regard to French trade. The summary documents produced from 1749 onward are comparable. The way the Bureau collected and transformed economic data was not transformed dramatically throughout the century. Hence, as a first approximation, it is possible to use the data it produced as a coherent basis for the study of French external trade.

Daudin G. (2010), Domestic Trade and Market Size in Late-Eighteenth-Century France, The Journal of Economic History, 70, 03, p. 716-743

This article tests whether smaller domestic markets can explain why France industrialized more slowly than Britain. To do so, it uses the Tableaux du Maximum. It begins by presenting this source and then checks if the data from the source are plausible using a logit theoretical gravity equation. The results of this gravity equation are then employed to compute the expected market size of specific supply centers. Even if differences in real, nominal, and disposable income are taken into account, some French supply centers had access to domestic markets that were larger than the whole of Britain.

Daudin G., Schweisguth D., Rifflart C., Monperrus-Veroni P. (2008), Le commerce extérieur revisité : retour sur la spécialisation sectorielle, Problèmes Economiques, 2.941

Pezet A., Daumas J-C., Leslie H., Daudin G. (2008), L'histoire économique en Grande-Bretagne, Entreprises et histoire, 3, 52, p. 96-104

Daudin G. (2007), Les empires coloniaux à l'origine des différences de développement ?, Questions Internationales, 26

Daudin G. (2007), Pourquoi faut-il réussir Doha ?, Lettre de l'OFCE, 287, p. 4

Saraceno F., Gaffard J-L., Daudin G. (2007), Ordre et désordres dans l'échange international. Une revue de littérature, Revue de l'OFCE, 1, 100, p. 143-174

Il en est du commerce international comme du progrès technique : de faibles performances en matière de croissance et d'emploi, quand elles surviennent, lui sont facilement attribuées. Cet article rappelle que l'ouverture au commerce international, comme le progrès technique, crée l'opportunité de mieux allouer les ressources et de créer des richesses supplémentaires. La réalisation de cette opportunité dépend néanmoins largement des conditions qui président à la transition ainsi engagée. Ce serait une erreur de considérer que les avantages de l'ouverture au commerce international peuvent automatiquement être obtenus sans heurts ni conflits. La théorie du commerce international enseigne qu'il peut exister un conflit de répartition qui fait que les gains à l'échange ne profitent pas à tous dans un même pays. Des inégalités se forment et des catégories sociales entières enregistrent des pertes qu'il est difficile de compenser. Par ailleurs, des conflits peuvent aussi se produire entre nations. Si un progrès technique différencié met en cause l'avantage comparatif précédemment détenu par l'un des partenaires, ce que gagne l'un, l'autre le perd, alors même que le revenu mondial augmente. Toutefois, les écarts de performance évoluent sans cesse. Les spécialisations induites par des hétérogénéités en termes de coût de production ou de transport et d'externalités créent inévitablement des différentiels de croissance qui font que certains pays progressent plus vite que d'autres. Ces différentiels entretiennent un rapport ambigu avec le degré d'ouverture à l'échange international. La raison en est claire. Les conditions de l'ouverture comptent davantage que l'ouverture elle-même. Aussi est-il essentiel de connaître les conditions dans lesquelles nations et firmes s'adaptent à un changement intervenu dans le degré d'ouverture au commerce international.

This paper presents a critical survey of the literature on trade openness. In the first part we start by analyzing distributive domestic issues that arise following changing trade patterns. We identify the sources of the problems, and assess the technical and political feasibility of measures aimed at solving them. Then we examine the distribution of trade gains among countries. We highlight situations in which asymmetric productivity gains may lead to conflicts between countries despite an increase in global welfare. The second part shifts the focus on dynamic consequences of trade. We begin by the theoretical arguments on the link between trade openness and growth. We then explore the tentative empirical arguments. Finally, we highlight the importance of transition processes that affects economies experiencing changes in international trade patterns. The paper concludes with a discussion of appropriate policy measures.

Daudin G. (2007), Pourquoi faut-il réussir Doha ?, Observations et diagnostics économiques, 287

Ouvrages

Daudin G. (2011), Commerce et prospérité : la France au XVIIIe siècle. 2e éd., Paris, G. Daudin, 580 p.

Le « court XVIIIe siècle » (1713-1792) a été la seule période pendant laquelle la France a tenu la première place dans le commerce mondial. Cette prédominance a été accompagnée par la prospérité de son économie intérieure. À partir de cet épisode historique, Guillaume Daudin s'intéresse à un des facteurs à l'origine de la richesse et de la pauvreté des nations : le commerce dans sa dimension nationale et internationale. Il étudie d'abord le rôle des marchands dans l'économie française, pour montrer comment une économie peut croître par le simple jeu du développement des échanges intérieurs. Puis, ayant déterminé les caractéristiques du commerce international français, il révèle un modèle original qui place ses profits au coeur de la croissance économique. Dans cet essai, l'étude rigoureuse des faits historiques précède toujours la réflexion théorique. L'auteur donne ainsi l'exemple d'une conception ouverte et large de l'économie.

Direction d'ouvrages

Daudin G. (2005), Commerce et prospérité : la France au XVIIIe siècle, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 611 p.

Le « court XVIIIe siècle » (1713-1792) a été la seule période pendant laquelle la France a tenu la première place dans le commerce mondial. Cette prédominance a été accompagnée par la prospérité de son économie intérieure. À partir de cet épisode historique, Guillaume Daudin s'intéresse à un des facteurs à l'origine de la richesse et de la pauvreté des nations : le commerce dans sa dimension nationale et internationale. Il étudie d'abord le rôle des marchands dans l'économie française, pour montrer comment une économie peut croître par le simple jeu du développement des échanges intérieurs. Puis, ayant déterminé les caractéristiques du commerce international français, il révèle un modèle original qui place ses profits au coeur de la croissance économique. Dans cet essai, l'étude rigoureuse des faits historiques précède toujours la réflexion théorique. L'auteur donne ainsi l'exemple d'une conception ouverte et large de l'économie.

Chapitres d'ouvrage

Daudin G., Le Cacheux J. (2016), Les politiques communes de l'Union européenne, in Creel J. (dir.), L'économie Européenne 2016, Paris, La découverte, p. 36-47

Daudin G. (2011), Atlantic Trade and the European Economy,

Most European intercontinental trade passed through the Atlantic during the Early Modern period, with the exception of Mediterranean trade and caravan trade through the Eurasian landmass, both in relative decline. Both the rise to primacy of the European economy and the increase of Atlantic trade have been momentous events in the history of the world. The temptation to links these two events has been very high in both popular and scholarly history since the nineteenth history. The debate about their relationship is not yet settled, as there is no general agreement on either the causes and characteristics of the divergence of Europe from other Old-World economies or the benefits that intercontinental trade have provided to European economies. This bibliography provides elements to answer the question of the effect of Atlantic trade on European economies. Looking at Europe as a whole is probably misleading as every country - and probably every region - had a specific experience of interaction with the Atlantic. This entry provides readings on the experience of Britain, Denmark-Norway, France, Germany, the Netherlands, Portugal, Sweden and Spain. The experience of Britain is explored in more details in Atlantic Trade and the British Economy. Yet, it is so important to history of the European economy that this entry would not be complete without some readings on the effect of the Atlantic trade on the British Industrial Revolution.

Daudin G., Prados de la Escosura L., O'Rourke K. (2010), Trade and empire, in O'Rourke K., Broadberry S. (eds), The Cambridge economic history of modern Europe. Volume 1. 1700-1870, Cambridge, Cambridge university press, p. 97-121

Daudin G., O'Rourke K., Morys M. (2010), Globalization, 1870-1914, in O'Rourke K., Broadberry S. (eds), The Cambridge economic history of modern Europe. Volume 2. 1870 to the present, Cambridge, Cambridge university press, p. 6-29

Schweisguth D., Rifflart C., Daudin G. (2009), Le commerce extérieur français revisité, in OFCE . (dir.), L'Économie française 2010, Paris, La Découverte, p. 116-123

Daudin G. (2008), Money and capital in the human ecology: rethinking mercantilism and eighteenth-century France, in Allen R. (eds), Human Ecology Economics: A new framework for global sustainability, London, Routledge, p. 163-187

Daudin G. (2007), Histoire Économique,, Dictionnaire de l'Économie, Paris, Encyclopædia Universalis Albin Michel, p. 664-669

Communications

Daudin G. (2011), Quantitative methods and Economic History, Quarantaduesima Settimana di studi. Fondazione Istituto Internazionale di Storia Economica "F. Datini", Prato, Italie

This paper explores the relations between quantitative methods and economic history. More specifically, it does three things. First, it uses JSTOR to study the history of the use of quantitative methods in economic history. There was a very large increase in their use from the 1960s to the 1980s. They have since remained popular in economic history while the rest of the history has left them aside. Second, it assesses the importance of quantitative methods for the developpement of economic history. Their rise coincide in part with the success story of Cliometrics, but there was a much older quantitative economic history. It has been criticized for a long time for two reasons: numbers give a partial vision of reality and they do not allow to answer the real interesting questions. These criticisms should be taken seriously, and economic history should probably use quantification as a possible metaphor alongside other rhetorical toos. Third, it reviews a number of quantification methods which are not widely used in economic history. It presents new things that could be quantified (texts, life histories and geographic information), new way of transforming data into information (network analysis and the long list of non-regression multivariate analysis), and new way of establishing links between variables (qualitative comparative analysis, event history analysis and multi-level analysis).

Documents de travail

Charles L., Daudin G. (2016), Cross-checking the Sound database with the French Balance du commerce data, OFCE Working Papers, Paris, OFCE, 26

During the eighteenth century Europe Set the cultural, political and economic conditions for its entry in the industrial era.

Daudin G., Franck R., Rapoport H. (2016), The Cultural Diffusion of the Fertility Transition: Evidence from Internal Migration in 19th Century France, CESifo Working Paper, Munich, CESifo, 40

France experienced the demographic transition before richer and more educated countries. This paper offers a novel explanation for this puzzle that emphasizes the diffusion of culture and information through internal migration. It tests how migration affected fertility by building a decennial bilateral migration matrix between French regions for 1861-1911. The identification strategy uses exogenous variation in transportation costs resulting from the construction of railways. The results suggest the convergence towards low birth rates can be explained by the diffusion of low-fertility norms by migrants, especially by migrants to and from Paris.

Corlay G., Dupraz S., Labonne c., Muller A., Antonin C., Daudin G. (2016), Comment: Inferring Trade Costs from Trade Booms and Trade Busts, OFCE Working Papers, Paris, Presses de Sciences Po, 12

Jacks et al. (2011) offer an alternative to price gaps to quantify trade costs. Implementing a method which consists in deducing international trade costs from trade flows, they argue that the reduction in trade costs was the main driving force of trade growth during the first globalization (1870-1913), whereas economic expansion was the main driving force during the second globalization (1950-2000). We argue that this important result is driven by the use of an ad hoc aggregation method. What Jacks et al. (2011) capture is the difference in the relative starting trade of dyads experiencing faster trade growth in the first and second globalization. More generally, we cast doubts on the possibility to reach conclusions of such nature with a method that infers trade costs from trade flows, and then uses these costs to explain trade flows. We argue that it can only rephrase the information already contained in openness ratios.

Daudin G., Gignoux J. (2014), Cities of Commerce: how can we test the hypothesis?, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris Dauphine, 16

Cet article discute l'hypothèse de Gelerblom selon laquelle la compétition urbaine (incluant un grand nombre de villes concurrentes entre elles, des négociants se déplaçant facilement, et l'autonomie urbaine) a été centrale pour la généralisation d'institutions de commerce ouvertes à tous en Europe. La première partie examine le comportement précis des négociants, autorités municipales et souverains qui sont au coeur du schéma explicatif de Gelderblom. La deuxième partie présente quelques difficultés qui s'opposent à la généralisation de la thèse de l'ouvrage à l'ensemble de l'histoire européenne, notamment en Italie et en Grande-Bretagne. La dernière partie propose un petit exercice économétrique pour tester cette généralisation. La compétition urbaine combinée à des institutions de bonne qualité n'apparaît pas comme un facteur de croissance pour les villes urbaines dans leur ensemble : ce résultat est interprété plus comme un appel à plus de recherche qu'un contre-argument décisif.

This paper discusses Gelderblom's hypothesis that urban competition (including a large number of competing cities, footloose foreign traders and municipal autonomy) was central to the rise of inclusive trade institutions in Europe. The first part discusses the precise behaviour of traders, town authorities and sovereigns underlying Gelderblom's explanatory framework. The second part presents some challenges to the generalisation of the book's thesis to the history of Europe, including Italy and Britain. The last part advances a short econometric exercise to check this generalisation. Urban competition combined with starting institutional quality does not emerge as a positive factor for the growth of European cities in general: this is interpreted as a call for more research rather a decisive counter-argument.

Archanskaia E., Daudin G. (2012), Heterogeneity and the distance puzzle, OFCE Working Papers, Paris, OFCE, 40

This paper shows that reduced heterogeneity of exporter-specific goods can provide a direct explanation of the distance puzzle. Using COMTRADE 4-digit bilateral trade data we find that the elasticity of trade to distance has increased by 8% from 1962 to 2009. Theoretical foundations of the gravity equation indicate that the distance coefficient is the product of the elasticity of trade costs to distance and a measure of heterogeneity, e.g. the substitution elasticity between exporter-specific goods in the Armington framework. This parameter has increased by 13% from 1962 to 2009. The evolution of the distance coefficient is thus compatible with a 4% reduction in the elasticity of trade costs to distance.

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