Curriculum vitae

Nordman Christophe

Chargé de recherche IRD

nordmanping@dial.prdpong.fr

Publications

Articles

Nordman C., Pasquier-Doumer L. (2015), Transitions in a West African Labour Market: The Role of Family Networks, Journal of Behavioral and Experimental Economics, 54, p. 74–85

This paper sheds light on the role of family networks in the dynamics of a West African labour market, i.e. in the transitions from unemployment to employment, from wage employment to self-employment, and from self-employment to wage employment. It investigates the effects of three dimensions of family networks on these transitions: their structure, the strength of their ties, and the resources embedded in them. For this purpose, we use a first-hand survey conducted in Ouagadougou on a representative sample of 2000 households. Using event history data and very detailed information on family networks, we estimate proportional hazard models for discrete-time data. We find that family networks have a significant effect on the dynamics of workers in the labour market and that this effect differs depending on the type of transition and the dimension of the family network considered. Network size appears not to matter much in labour market dynamics. However, strong ties play a stabilizing role by limiting large transitions. Their negative effect on transitions is reinforced by a high level of resources embedded in the network.

Dimova R., Nordman C. (2014), Understanding the Links between Labour and Economic Development, European Journal of Development Research, 26, 4, p. 387-396

Le Rapport sur le développement dans le monde 2013 place la question de l'emploi au centre de la recherche sur le développement et des décisions politiques d'aujourd'hui. Pourtant, rares sont les initiatives qui analysent systématiquement les multiples facettes du lien entre emploi et développement économique. Ce numéro spécial identifie certaines contraintes analytiques et celles qui sont imposées par les données, contraintes qui limitent notre compréhension du rôle de l'emploi dans le développement économique. Ce numéro met aussi en avant de nouveaux paradigmes et offre de nouvelles interprétations de phénomènes tels que l'emploi informel, les autoentrepreneurs, l'émigration interne (rurale-urbaine), le lien entre l'émigration internationale et le fossé entre les sexes dans la participation des hommes et des femmes sur le marché du travail, et le découragement de la main d'oeuvre. Ce numéro réaffirme le postulat qu'une main d'oeuvre mobile dans tous les sens du terme (une mobilité à la fois géographique, sectorielle et entre entreprises), qui quitte des emplois à basse productivité pour des emplois à haute productivité, est un ingrédient indispensable pour assurer une croissance durable et une réduction de la pauvreté. Ainsi, les efforts gouvernementaux et politiques (internationaux) devraient se concentrer sur le démantèlement des obstacles à la réussite de cette transition.

The World Development Report of 2013 places labour in the spotlight of development research and policymaking today. Yet, there are few systematic analyses of the multifaceted nature of the link between labour and economic development. This Special Issue identifies some analytical and data-driven constraints to advances in our understanding of the role of labour in economic development, highlights some new paradigms, and offers new interpretations of phenomena in the interrelated areas of labour informality, self-employment, internal (rural-urban) and international migration, and labour force discouragement. It re-emphasizes the postulate that the mobility of labour from low-productivity towards higher-productivity jobs both geographically and across sectors and enterprises is a crucial ingredient in ensuring sustainable growth and poverty alleviation. Hence, government (and international) policy effort should focus on dismantling institutional constraints to this successful transition.

Roubaud F., Nordman C., Nguyen H. (2013), Who Suffers the Penalty? A Panel Data Analysis of Earnings Gaps in Vietnam, The Journal of Development Studies, 49, 12, p. 1694-1710

In spite of its predominant economic weight in developing countries, little is known about the informal sector earnings structure compared to that of the formal sector. Taking advantage of the rich VHLSS dataset in Vietnam, in particular its three wave panel data (2002, 2004, 2006), we assess the magnitude of various formal-informal earnings gaps while addressing heterogeneity at three different levels: the worker, the job (wage employment vs. self-employment) and the earnings distribution. We estimate fixed effects and quantile regressions to control for unobserved individual characteristics. Our results suggest that the informal sector earnings gap highly depends on the workers' job status and on their relative position in the earnings distribution. Penalties may in some cases turn into premiums. By comparing our results with studies in other developing countries, we draw conclusions highlighting Vietnam's labour market specificity

Grimm M., Gubert F., Koriko O., Lay J., Nordman C. (2013), Kinship ties and entrepreneurship in Western Africa, Journal of Small Business & Entrepreneurship, 26, 2, p. 125-150

Les petits entrepreneurs des pays pauvres parviennent à obtenir un rendement marginal du capital relativement élevé, mais ne présentent que des taux de réinvestissement faibles. La littérature apporte peu de conclusions quant aux causes possibles. Nous examinons si la « redistribution forcée », c'est-à-dire les demandes abusives des proches parents, a une incidence sur l'affectation des capitaux et de la main d'oeuvre à l'entreprise familiale. Nous utilisons un ensemble original de données couvrant les entreprises familiales de sept centres économiques de l'Afrique de l'Ouest. Nous avons trouvé un certain nombre d'éléments prouvant que les liens de famille et de parenté dans la ville renforcent plutôt le besoin de main d'oeuvre et l'utilisation de capitaux. Cependant, plus les liens avec le village d'origine sont forts, et plus faible est l'utilisation d'intrants, ce qui conforte l'hypothèse de la « distribution forcée ». Etant donné que cette redistribution est en partie la conséquence d'un manque de mécanismes officiels d'assurance, ces résultats suggèrent que la fourniture d'une assurance maladie et d'autres dispositifs d'assurance pourrait avoir des effets indirects positifs sur le développement du secteur privé.

Small entrepreneurs in poor countries achieve relatively high marginal returns to capital but show only low re-investment rates. The literature is rather inconclusive about the possible causes. We explore whether 'forced redistribution', i.e. abusive demands by the kin, affects the allocation of capital and labor to the household firm. We use an original data-set covering household firms in seven economic centers in Western Africa. We find some evidence that family and kinship ties within the city rather enhance labor effort and the use of capital. However, the stronger the ties to the village of origin the lower input use which is supporting the 'forced redistribution' hypothesis. Given that such redistribution is partly the consequence of a lack of formal insurance mechanisms, these results suggest that the provision of health insurance and other insurance devices may have positive indirect effects on private sector development.

Muller C., Nordman C. (2011), Within-Firm Human Capital Externalities in Tunisia, The Journal of Development Studies, 47, 4, p. 657-675

This case study exploits matched firm-employee Tunisian data in order to underline the role played by within-firm human capital in worker remuneration. The estimated returns to human capital in wage equations remain unchanged when the dummies representing firm heterogeneity are replaced in the list of regressors with three firm variables: a textile industry dummy, within-firm mean education, and firm age. We find that part of what is usually considered as return to education may be due to within-firm externalities.

Nordman C., Robilliard A-S., Roubaud F. (2011), Gender and Ethnic Earnings Gaps in Seven West African Cities, Labour Economics, 18, Supp. 1, p. S132-S145

Dans cette étude nous analysons le poids et les déterminants des différentiels de rémunérations entre genre et groupes ethniques dans sept métropoles d'Afrique de l'Ouest (Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lomé, Niamey and Ouagadougou), en mobilisant une base de données unique et parfaitement comparable, provenant des enquêtes 1-2-3 réalisées dans les sept villes en 2001 et 2002. Cette question soulève un certain nombre de questions méthodologiques que nous tentons de traiter en détail, notamment en tenant compte des différences de composition ethnique et de genre entre les secteurs public, privé formel et informel qui sont susceptibles de jouer sur les écarts de revenus. Les résultats mettent en évidence l'existence d'un déficit systématique de rémunération pour les femmes, les caractéristiques des emplois expliquant moins de la moitié de ces écarts. A contrario, les groupes ethniques majoritaires ne semblent pas bénéficier d'une situation avantageuse et les écarts de revenus suivant le groupe ethnique sont relativement faibles par rapport à ceux que l'on observe suivant le genre. Quel que soit le signe de ce différentiel (positif ou négatif), la contribution expliquée par les caractéristiques observées de l'emploi varie très sensiblement d'une ville à l'autre. Les estimations montrent qu'une grande partie de l'écart de revenu selon le genre provient de l'allocation sectorielle, et que cette dernière est toujours défavorable aux femmes. En revanche, dans le cas des écarts suivant le groupe ethnique, la distribution par secteur institutionnel joue parfois de façon positive dans le sens d'une réduction des écarts. Finalement, une désagrégation plus fine des groupes ethniques, au-delà de la partition majoritaire/minoritaire, confirme que l'entrée ethnique est systématiquement moins significative sur les revenus du travail que le genre.

In this paper, we analyse the size and determinants of gender and ethnic earnings gaps in seven West African capitals (Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lome, Niamey and Ouagadougou) based on a unique and perfectly comparable dataset coming from the 1-2-3 Surveys conducted in the seven cities from 2001 to 2002. Analysing gender and ethnic earnings gaps in an African context raises a number of important issues that our paper attempts to address, notably by taking into account labour allocation between public, private formal and informal sectors which can be expected to contribute to earnings gaps. Our results show that gender earnings gaps are large in all the cities of our sample and that gender differences in the distribution of characteristics usually explain less than half of the raw gender gap. By contrast, majority ethnic groups do not appear to have a systematic favourable position in the urban labour markets of our sample of countries and observed ethnic gaps are small relative to gender gaps. Whatever the "sign" of the gap, the contribution of differences in the distribution of individual characteristics varies markedly between cities. Taking into account differences in sectoral locations in the decomposition of gender earnings gaps provides evidence that within-sector differences in earnings account for the largest share of the gender gap and that the differences in sectoral locations are always more favorable to men than to women. By contrast, concerning ethnic earnings gaps, the full decomposition indicates that sectoral location sometimes plays a "compensating" role against observed earnings gaps. Looking at finer levels of ethnic disaggregation confirms that ethnic earnings differentials are systematically smaller that gender differentials.

Dimova R., Nordman C., Roubaud F. (2010), Allocation of Labor in Urban West Africa: Insights from the Pattern of Labor Supply and Skill Premiums, Review of Development Economics, 14, 1, p. 74-92

Using comparable data from five West African capitals, we assess the rationale behind development policies targeting high rates of school enrollment through the prism of allocation of labor and earnings effects of skills across the formal and informal sectors, and not working. We find that people with high levels of education allocate to the small formal sector, while less educated workers allocate to the informal sector. While high levels of education are given more value in the relatively smaller sectors of salaried employment, observed skills like education appear to be fairly unprofitable in the larger self-employment sector. The fact that only the small formal sector in urban West Africa both seems to absorb highly educated workers and provide high skill premiums may be an important reason for the observed low demand for education and high dropout rates.

Bocquier P., Nordman C., Vescovo A. (2010), Employment Vulnerability and Earnings in Urban West Africa, World Development, 38, 9, p. 1297-1314

This article develops indicators of vulnerability in employment in seven economic capitals of West Africa and studies their links with individual incomes. Quantitative, distributional and qualitative analyses show that vulnerability compensating mechanism is mainly seen in the informal sector, in the upper tail of the earnings distribution and particularly in the circumstance of visible underemployment. Employment vulnerability is not compensated for the poorest workers in the private sector. Long "job queues" and weak institutional protection of workers may have reduced bargaining power in the formal sector.

Nordman C., Wolff F-C. (2009), Is there a glass ceiling in Morocco? Evidence from matched worker-firm data, Journal of African Economies, 18, 4, p. 592-633

Selon l'hypothèse du plafond de verre mise en évidence dans les pays développés, il existe un écart salarial selon le genre plus important en haut de la distribution des salaires. Dans cet article, nous examinons la pertinence de l'existence d'un plafond de verre dans le cas marocain à partir de données appariées employeurs-employés regroupant plus de 8 000 travailleurs répartis dans 850 entreprises manufacturières. Nous estimons des équations de gains linéaires et par quantiles conditionnels prenant en compte l'hétérogénéité des entreprises et nous proposons une décomposition des gains par quantiles. Nous examinons également les déterminants de l'écart de revenus selon le genre intra- entreprise en utilisant l'information sur les caractéristiques des établissements. Nos résultats montrent que l'écart de revenus selon le sexe est plus élevé en haut de la distribution des gains qu'en bas de celle-ci. L'écart de gains se creuse en haut de la distribution lorsque sont contrôlées les caractéristiques spécifiques des entreprises. L'effet de plafond de verre pourrait également se renforcer au cours du temps dans ces entreprises marocaines dans la mesure où les hommes à hauts salaires bénéficient d'une croissance des gains plus élevée que leurs homologues féminins.

According to the glass ceiling hypothesis evidenced in developed countries, there exist larger gender pay gaps at the upper tail of the wage distribution. In this paper, we investigate the relevance of a glass ceiling effect in Morocco using a matched worker-firm data set of more than 8000 employees and 850 employers. We estimate linear and quantile earnings regressions which account for firm heterogeneity and perform a quantile decomposition. We also focus on the within-firm gender earnings gap using information on the firms' characteristics. Our results show that the gender earnings gap is higher at the top of the distribution than at the bottom in Morocco. The gender gap widens in the upper tail of the earnings distribution when controlling for firm specific components. The glass ceiling effect is also reinforced over time in Morocco as high wage male workers benefit from higher earnings growth than women.

Nordman C., Roubaud F. (2009), Reassessing the Gender Wage Gap in Madagascar: Does Labour Force Attachment Really Matter?, Economic Development and Cultural Change, 57, 4, p. 785-808

Les différences constatées dans la participation au travail des hommes et des femmes peuvent en partie expliquer les disparités de revenus. Cependant, l'expérience professionnelle des femmes est particulièrement sujette aux erreurs de mesures du fait des interruptions répétées qui jalonnent leur parcours professionnel. Faute de données appropriées, la grande majorité des études sur ce thème doit se contenter d'approcher l'expérience effective dans l'emploi par l'expérience potentielle. Ces erreurs de mesure sont d'autant plus gênantes que les rendements du capital humain sont ensuite mobilisés par les techniques standard de décomposition pour apprécier l'ampleur des discriminations salariales suivant le genre. L'appariement de deux enquêtes réalisées à Madagascar en 1998 - une enquête emploi et une enquête biographique, nous permet de combiner les informations des deux sources, notamment les revenus du travail de la première et l'ensemble de la trajectoire professionnelles de la seconde. Nos résultats conduisent à une réévaluation à la hausse des rendements de l'expérience, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. De plus, la part de l'écart de revenus suivant le genre expliquée par les caractéristiques observables des individus augmente significativement.

Differences in labour force attachment across gender are important to explain the extent of the gender earnings gap. However, measures of women's professional experience are particularly prone to errors given discontinuity in labour market participation. For instance, the classical Mincerian approach uses potential experience as a proxy for actual experience due to lack of appropriate data. Such biases in the estimates cannot be ignored since the returns to human capital are used in the standard decomposition techniques to measure the extent of gender-based wage discrimination. Matching two original surveys conducted in Madagascar in 1998 - a labour force survey and a biographical survey enabled us to combine the original information gathered from each of them, particularly the earnings from current employment and the entire professional trajectories. Our results lead to an upward reappraisal of returns to experience, as potential experience always exceeds actual experience, for both males and females. In addition, controlling for further qualitative aspects of labour force attachment, we obtain a significant increase in the portion of the gender gap explained by observable characteristics.

Nordman C., Gubert F. (2009), Migration trends in North Africa: focus on Morocco, Tunisia and Algeria, OECD Journal : General Papers, 9, 4, p. 75-108

The article focuses on the economic development in several North African countries which include Morocco, Tunisia, and Algeria, considering migration trends to Organisation for Economic Co-operation & Development (OECD) countries. It discusses the several factors which affect migration trends in the countries which include economy, environment, and education along with gross domestic product (GDP) per capita and poverty levels. It also discusses the impact of population on the labor market.

Jellal M., Nordman C., Wolff F-C. (2008), Evidence on the glass ceiling effect in France using matched worker-firm data, Applied Economics, 40, 24, p. 3233-3250

In this article, we investigate the relevance of the glass ceiling hypothesis in France, according to which there exist larger gender wage gaps at the upper tail of the wage distribution. Using a matched worker-firm data set of about 1 30 000 employees and 14 000 employers, we estimate quantile regressions and rely on a principal component analysis to summarize information specific to the firms. Our different results show that accounting for firm-related characteristics reduces the gender earnings gap at the top of the distribution, but the latter still remains much higher at the top than at the bottom. Furthermore, a quantile decomposition shows that the gender wage gap is mainly due to differences in the returns to observed characteristics rather than in differences in characteristics between men and women.

Chapitres d'ouvrage

Grimm M., Gubert F., Koriko O., Lay J., Nordman C. (2015), Does forced Solidarity Hamper Entrepreneurial Activity? Evidence from Seven West-African Countries, in Cling J-P., Lagrée S., Razafindrakoto M., Roubaud F. (eds), The informal economy in developing countries, Londres, Routledge, Taylor & Francis Group, p. 197-210

Nordman C., Rakotomanana F., Roubaud F. (2015), Micro analysis of formal-informal nexus in Madagascar: job transitions and earnings dynamics, in Cling J-P., Lagrée S., Razafindrakoto M., Roubaud F. (eds), The informal economy in developing countries, Londres, Routledge, Taylor & Francis Group, p. 233-253

Nordman C., Kuépié M., Roubaud F. (2013), Education et marchés du travail, in Roubaud F., de Vreyer P. (dir.), Les marchés urbains du travail en Afrique subsaharienne, Marseille, IRD, p. 177-200

Robilliard A-S., Roubaud F., Nordman C. (2013), Inégalités de rémunérations entre sexes et entre groupes ethniques, in Roubaud F., de Vreyer P. (dir.), Les marchés urbains du travail en Afrique subsaharienne, Marseille, IRD, p. 283-309

Nordman C., Gubert F. (2011), Return Migration and Small Enterprise Development in the Maghreb, in Dilip R., Plaza S. (eds), Diaspora for Development in Africa, Washington, DC, ?World Bank, p. 103-126

Wolff F-C., Nordman C. (2010), Gender Differences in Pay in African Manufacturing Firms, in Filipiak E., Kolev A., Arbache J. (eds), Gender Disparities in Africa's Labor Market, Washington, DC, World Bank, p. 155-192

Nordman C. (2010), Regards croisés sur les inégalités de genre sur le marché du travail malgache, in Roubaud F., Robilliard A-S., Gubert F., Gastineau B. (dir.), Madagascar face au défi des Objectifs du millénaire pour le développement, Marseille, ?IRD éd., p. 187-215

Robilliard A-S., Rakotomanana F., Nordman C. (2010), Gender Disparities in the Malagasy Labour Market, in Arbache J., Kolev A., Filipiak E. (eds), Gender Disparities in Africa's Labor Market, World Bank, p. 87-154

Dans cet article, nous analysons les différences de genre en matière de performances sur le marché du travail de Madagascar à l'aide d'enquêtes ménages menées au niveau national en 2001 et en 2005. Grâce à ces deux points dans le temps, nous examinons la dynamique des déterminants de l'allocation sectorielle et de l'écart de gains entre sexes. Nos résultats montrent que l'écart salarial moyen entre sexes est relativement faible et stable entre ces deux périodes. L'écart salarial est le plus faible dans le secteur public et le plus élevé dans le secteur informel. Pour les travailleurs indépendants hors- agriculture, l'écart de gains est beaucoup plus élevé et a décliné entre 2001 et 2005, une période de crise économique. A l'aide de décompositions de ces écarts, nous montrons que les différences de localisation sectorielle selon les sexes expliquent une grande part de l'écart de gains pour les deux années. L'estimation de fonctions de gains augmentées de caractéristiques des micro-entreprises des travailleurs indépendants suggère par ailleurs que l'écart de genre dans ce secteur s'explique en grande partie par une répartition inégale entre sexes des attributs des micro-entreprises, en particulier du capital physique. Ce résultat met en évidence une source potentielle de discrimination souvent ignorée dans la littérature, à savoir l'accès au capital physique par les femmes.

n this study, we address the issue of gender differences in labour market performances for Madagascar using data from two national household surveys carried out in 2001 and 2005. The data collected in these surveys allow us to measure the gender pay gap at two points in time, and to analyze the determinants of occupational choices across sectors of employment as well as of wages and earnings. Our results show that the average gender wage gap is relatively small and stable over time. Across wage employment sectors, the gender gap appears to be the lowest in the public sector and the highest in the informal sector. In non-farm self-employment, however, the gender earnings gap is much higher and declined between 2001 and 2005. Using full decomposition techniques, we provide evidence that gender specific sectoral location explains a significant share of the gender wage gap in both years. Augmented earnings equations estimates carried out for the non-farm self-employment sector suggest that the gap in this sector is driven by the very unequal distribution of micro-firm attributes between men and women. This results points to a potential source of earnings differential often ignored in the gender gap literature which is access to physical capital by women.

Nordman C. (2009), Vulnérabilité au travail, in Delaunay D., Boyer F. (dir.), "OUAGA. 2009", Peuplement de Ouagadougou et développement urbain : rapport provisoire, Marseille, IRD, p. 193-203

Wolff F-C., Nordman C. (2009), Islands through the glass ceiling? Evidence of gender wage gaps in Madagascar and Mauritius, in Svejnar J., Kanbur R. (eds), Labour markets and economic development, New York, Routledge, p. 521-544

A l'aide de données appariées employeurs-employés du secteur formel collectées à l'île Maurice et à Madagascar en 2005, nous estimons l'ampleur de l'écart salarial selon le genre et testons la pertinence de l'hypothèse de plafond de verre récemment observée dans les pays développés. Nous nous intéressons particulièrement aux caractéristiques des entreprises et à la ségrégation professionnelle au sein des firmes en tant que possible déterminants de l'écart salarial entre les sexes. Alors que l'écart salarial ajusté des caractéristiques individuelles est faible à Madagascar, et relativement élevé à l'île Maurice, nos résultats montrent que la prise en compte de l'hétérogénéité des entreprises dans l'analyse est importante pour les deux îles. Nous mettons en évidence que ces effets d'entreprise sont le résultat d'une ségrégation de genre entre les entreprises, c'est-à-dire qu'il existerait des entreprises versant de hauts salaires pour les hommes et des entreprises à bas salaires pour les femmes. En outre, nous n'observons pas de phénomène de plafond de verre sur les revenus pour ces deux pays. Cette étude comparative suggère finalement qu'il existe une forte hétérogénéité en Afrique en ce qui concerne la situation des femmes sur le marché du travail formel.

Using matched employer-employee data collected in Mauritius and Madagascar in 2005, we add new evidence on the magnitude of the gender wage gap and on the relevance of the glass ceiling hypothesis recently observed in developed countries. We focus more closely on the role of firm characteristics and job segregation across firms as potential factors explaining the gender wage gap. While the magnitude of the adjusted gender gap is almost insignificant in Madagascar and quite high in Mauritius, our results show that accounting for firm heterogeneity in the analysis is important for both islands. We highlight that these firm effects are the result of gender segregation across firms, i.e. the existence of high paying firms for men and low paying firms for women. In addition, there is no compelling evidence of a glass ceiling phenomenon in both islands. This comparative study then suggests that there is a high heterogeneity in Africa with respect to the situation of women in the formal labor market.

Communications

Nordman C., Lay J., Koriko O., Gubert F., Grimm M. (2012), La solidarité forcée bride-t-elle l'activité des micro-entrepreneurs ? Une analyse à partir de données ouest-africaines, Le secteur et l'emploi informels. Mesure statistique, implications économiques et politiques publiques, Hanoï, Viêt Nam

Roubaud F., Razafindrakoto M., Nordman C., Cling J-P., Demenet A. (2012), Discriminations ethniques et de genre : mesure et méthodes de décomposition, Les Journées de Tam Dao, Hà Noi, Viêt Nam

Pasquier-Doumer L., Nordman C. (2011), Les transitions et les changements professionnels dans un marché de travail urbain de l'Afrique de l'ouest : le rôle du réseau Social, CSAE 25th Anniversary Conference 2011: Economic Development in Africa, Oxford, Royaume-Uni

This paper sheds light on the role of social networks in the dynamics of workers in an urban labour market of a West African country. We examine the extent to which one's network is essential in labour market transitions, in particular from unemployment to employment, from wage employment to self-employment, or from self-employment to wage employment. In addition, this paper investigates which dimension of the social network has the main eff ect on these transitions, by distinguishing quantity and quality of the network. For this purpose, we use a first-h and survey conducted in 2009 in Ouagadougou on a representative sample of 2000 households. This survey provides event history data and very detailed information on social networks. To estimate labour market transitions a nd job changes, we rely on survival analysis that makes use of proportional hazard models for discrete-time data. We find that social networks have a significant effect on the dynamics of individuals in the labour market and that this e ffect differs depending on the type of transition considered. In particular, the "quality" of the social network seems to limit transitions from one type of occupation to another, and to encourage workers to evolve within the same type of occupation. By contrast, the size of the social network ("quantity") may promote wider occupational changes, in particular the transition from self-employment to w age employment, which often goes hand in hand with migration to the capital city. These results suggest that the size of the social network conveys information but is not sufficient to improve the occupational status of workers. Considering both quantitative and qualitative dimension of the social network is therefore crucial in assessing the effect of such network on labour market transitions.

Grimm M., Gubert F., Koriko O., Lay J., Nordman C. (2010), Does Forced Solidarity Hamper Entrepreneurial Activity? Evidence from seven West-African Countries, International Conference "The Informal Sector and Informal Employment: Statistical Measurement, Economic Implications and Public Policies", Hanoï, Viêt Nam

Nordman C., Wolff F-C. (2009), On-the-job learning and earnings: Comparative evidence from Morocco and Senegal, 1er Colloque bi-annuel du GDRI-DREEM « Inégalités et développement dans les pays méditerranéens », Istanbul, Turquie

In this paper, we consider a model of on-the-job learning where workers learn informally by watching and imitating colleagues. We estimate the rate of knowledge diffusion inside the firm using two matched worker-firm data sets from Morocco and Senegal. We rely on non-linear least squares to estimate the structural parameters of the informal learning model and account for firm heterogeneity using firm factors derived from a principal component analysis. We find that the rate of knowledge diffusion is around 7 percent in Morocco and Senegal, but part of the learning-by-watching returns stems from firm heterogeneity. Informal training significantly affects the shape of returns to tenure in these two countries. Finally, we estimate an extended model with both learning-by-watching and learning-by-doing and find significant benefits from imitating colleagues in Morocco.

Documents de travail

Nguyen H., Nordman C. (2014), Household Entrepreneurship and Social Networks: Panel Data Evidence from Vietnam, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 41

En utilisant un panel de microentreprises familiales au Vietnam, cet article met en relation le réseau social des entrepreneurs et de leur ménage avec la performance de la microentreprise familiale. Nous abordons deux questions connexes. La première examine la possibilité d'effets différenciés de l'emploi des membres de la famille par rapport à des travailleurs recrutés sur le marché du travail sur la performance de la microentreprise. Une deuxième question aborde les effets respectifs des différentes dimensions des réseaux sociaux sur l'efficience technique de la microentreprise. L'hypothèse testée est que, au-delà du canal de la productivité du travail, les entrepreneurs qui sont confrontés à un environnement social défavorable pourraient produire moins efficacement et réaliser une valeur ajoutée plus faible que ce qui pourrait être possible avec la même quantité de ressources. Nous montrons qu'il existe en effet un différentiel de productivité entre le travail familial et le travail recruté sur le marché, et nos résultats attestent de la présence d'effets défavorables du réseau social pour certains ménages gérant une microentreprise. Nous soulignons aussi l'importance des réseaux professionnels pour la réussite de l'entreprenariat familial.

Using a unique panel of household businesses for Vietnam, this paper sheds light on the links between households' and entrepreneurs' social networks and business performance. We address two related questions. One first question asks if we can find evidence of a differentiated effect of employment of members of the family versus hired workers on the business performance. A second question tackles the respective effects of various dimensions of social networks on the business technical efficiency. The assumption is that, beyond the channel of labour productivity, entrepreneurs that are confronted with an unfavourable social environment may produce less efficiently and realize a lower output than what could be possible with the same amount of resources. We find evidence of a productivity differential between family and hired labour and highlight results consistent with the presence of adverse social network effects faced by households running a business, in particular ethnic minorities. We stress the importance of professional networks for successful entrepreneurship.

Nordman C., David A. (2014), Skill Mismatch and Migration in Egypt and Tunisia, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris Dauphine, 31

L'objectif de cet article est d'apporter un éclairage sur la question de l'inadéquation des qualifications dans le cadre de la migration de retour en Egypte et en Tunisie. En utilisant à la fois des données sur les migrants de retour et sur les migrants potentiels en Egypte et en Tunisie, nous analysons les qualifications que les migrants acquièrent avant et pendant la période de migration et la façon dont ces compétences sont utilisées à leur retour. Nos résultats confirment l'existence d'un fort degré d'inadéquation des qualifications, en particulier en Tunisie. Le phénomène de la sous-éducation est plus présent pour les migrants de retour, indiquant qu'ils compensent leur faible niveau d'éducation en utilisant leur expérience migratoire. Enfin, nous examinons les déterminants de l'inadéquation des qualifications sur les marchés du travail égyptien et tunisien et trouvons en effet une corrélation négative et significative de la migration de retour sur la probabilité d'être sous-éduqué.

The objective of this paper is to shed light on the issue of skill mismatch in the context of return migration in Egypt and Tunisia. Using data on both return and potential migrants in Egypt and Tunisia, we analyze the skills that migrants acquire before and during migration and the way these skills are used upon return. We find evidence of skill mismatch, especially in Tunisia. The undereducation phenomenon is more prevalent among return migrants, indicating that they make up for their lower education using their migration experience. Finally, we estimate the determinants of skill mismatch on the Egyptian and Tunisian labour markets and find a significant negative effect of return migration on the probability of being undereducated.

Pasquier-Doumer L., Nordman C. (2013), Transitions in a West African Labour Market: The Role of Social Networks, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 43

Dans cet article, nous analysons le rôle des réseaux sociaux dans la dynamique d'un marché du travail en Afrique de l'Ouest, en nous intéressant aux transitions du chômage vers l'emploi, de l'emploi salarié vers l'emploi indépendant et enfin de l'emploi indépendant vers l'emploi salarié. Les données d'une enquête originale que nous utilisons permettent d'appréhender les réseaux sociaux dans trois de leurs dimensions, à savoir sa structure, la force des liens et des ressources intégrées dans le réseau, et d'analyser les effets différenciés de chacune de ces dimensions sur ces transitions. Ces données, collectées à Ouagadougou en 2009, rassemblent les biographies professionnelles de 2000 ménages et sont représentatives à l'échelle de la ville. En nous appuyant sur des modèles de risques proportionnels, nous constatons que les réseaux sociaux ont un effet significatif sur la dynamique des travailleurs et que cet effet diffère selon le type de transition et la dimension considérée du réseau social. La taille du réseau semble joué un rôle mineur au regard des deux autres dimensions. Des liens forts jouent un rôle stabilisateur en limitant les grandes transitions. Leur effet négatif sur les transitions est renforcé quand ces liens forts sont combinés à un niveau élevé de ressources du réseau.

This paper sheds light on the role of social networks in the dynamics of a West African labour market, i.e. in the transitions from unemployment to employment, from wage employment to self-employment, and from self-employment to wage employment. It investigates the effects of three dimensions of the social network on these transitions: its structure, the strength of ties and the resources embedded in the network. For this purpose, we use a first-hand survey conducted in Ouagadougou on a representative sample of 2000 households. Using event history data and very detailed information on social networks, we estimate proportional hazard models for discrete-time data. We find that social networks have a significant effect on the dynamics of workers in the labour market and that this effect differs depending on the type of transition and the considered dimension of the social network. The network size appears to not matter much in the labour market dynamics. Strong ties however play a stabilizing role by limiting large transitions. Their negative effect on transitions is reinforced when they are combined with high level of resources embedded in the network.

Nordman C., Vaillant J. (2013), Inputs, Gender Roles or Sharing Norms? Assessing the Gender Performance Gap Among Informal Entrepreneurs in Madagascar, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 45

Nous utilisons un échantillon représentatif d'entrepreneurs informels à Antananarivo, Madagascar, pour mesurer et expliquer l'existence d'un écart de performance entre les unités de production informelles dirigées par des hommes et celles dirigées par des femmes. Une fois pris en compte les niveaux des facteurs de production, de capital humain, le secteur d'activité, l'année et la sélection endogène dans l'entreprenariat, l'écart de valeur ajoutée entre les entreprises féminines et masculines est d'environ 33%, au détriment des femmes. Nous étudions ensuite l'impact différencié des normesde partages au sein de la communauté et de la répartition des tâches au sein du ménage sur la capacitédes hommes et des femmes entrepreneurs à atteindre leur frontière de production. Notre analyse suggère que seuls les entrepreneurs masculins sont sujets à la pression à la redistribution de la part duréseau distant. Pour les femmes, opérer une activité à domicile n'est pas un handicap en soi, mais celaagit plutôt comme un vecteur de transmission des effets négatifs des normes sociales et de répartition des tâches sur la gestion de l'entreprise. Nos résultats sont compatibles avec des situations dans lesquelles les femmes entrepreneures opérant une activité à domicile ressentiraient davantage le poids de leur propre communauté, sans doute à cause de normes de solidarité contraignantes, mais aussi à cause de leurs responsabilités domestiques.

We use a representative sample of informal entrepreneurs in Madagascar to add new evidence on themagnitude of the gender performance gap. After controlling for business and entrepreneur characteristics, female-owned businesses exhibit a value added 28 percent lower than their male counterparts. Correcting for endogenous selection into informal self-employment raises the gap by 5 percentage points. We then investigate the role of sharing norms and gender-differentiated allocationof time within the household in the gender performance gap, by estimating their effect on the technicalinefficiency of female and male entrepreneurs. Only male entrepreneurs seem subject to pressure to redistribute from the distant network. Our findings are consistent with situations where women working at home would essentially feel negatively the burden of their own community due to intensesocial norms and obligations in their workplace but also of domestic chores and responsibilities. Wefind evidence of females self-selecting themselves into industries in which they can combine marketorientedand domestic activities.

Nordman C., Pasquier-Doumer L. (2012), Vocational Education, On-the-Job Training and Labour Market Integration of Young Workers in Urban West Africa, DIAL Documents de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 42

Les jeunes africains se heurtent à de nombreux obstacles au moment de leur entrée sur le marché du travail, en particulier dans leur recherche d'un emploi décent et productif. Pour mieux comprendre les déséquilibres entre offre et demande d'emploi pour ces jeunes, cet article vise à apporter un nouvel éclairage sur le lien entre l'éducation formelle, la formation technique et professionnelle et les caractéristiques de l'insertion des jeunes sur le marché du travail, à partir des enquêtes 1-2-3 menées dans sept pays d'Afrique de l'Ouest. La parfaite comparabilité de ces enquêtes permet de mieux appréhender la situation des jeunes sur le marché du travail urbain en Afrique de l'Ouest. Cet article montre que la formation professionnelle favorise l'accès au secteur formel et procure souvent de meilleurs revenus que l'éducation générale, en particulier à des niveaux d'éducation élevés. Il montre aussi que les travailleurs sans aucune formation technique ou professionnelle ont les moins bonnes conditions de travail, alors que les travailleurs ayant effectué un apprentissage traditionnel, occupent une position intermédiaire.

Young people in Africa are confronted with many difficulties when it comes to their integration in the labour markets and their research for decent and productive jobs. Research on the links between formal education and vocational training and their economic returns are especially crucial in understanding inadequacy between labour supply and demand for young people. This paper aims to contribute to this needed diagnosis by presenting some evidence based on the 1-2-3 Surveys conducted in seven African countries, which provides a consistent and comparable picture of the situation of youth employment in urban labour markets in these countries. We provide some evidence that vocational education might be a good instrument for integrating the formal sector and that it is often more profitable than general education in terms of earnings and firm performance, especially at higher levels of schooling. Overall, young workers without any formal vocational education and training are the more disadvantaged in terms of working conditions, while workers who benefited from a traditional apprenticeship in a small firm occupy an intermediate position.

Nordman C., Rakotomanana F., Roubaud F. (2012), Informal versus Formal: A Panel Data Analysis of Earnings Gaps in Madagascar, DIAL Documents de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 45

In spite of its predominant economic weight in developing countries, little is known about informal sector income dynamics vis-à-vis the formal sector. Some works have been done in this field using household surveys, but they only consider some emerging Latin American countries (Argentina, Brazil, Colombia and Mexico; Gong et al., 2004; Perry et al., 2007; Bargain and Kwenda, 2011) and more recently South Africa, Ghana and Tanzania for Africa (Falco et al., 2010) and Vietnam for Asia (Nguyen et al., 2011). As a matter of consequence, there is still no way to generalize the (diverging) results to very poor part of the developing world. Taking advantage of the rich 1-2-3 Surveys dataset in Madagascar, in particular its four waves panel data (2000, 2001, 2003 and 2004), we assess the magnitude of various formal/informal sector earnings gaps while addressing heterogeneity issues at three different levels: the worker, the job (wage employment vs. selfemployment) and the earnings distribution. The questions asked are the following: Is there an informal sector job earnings penalty? Do some informal sector jobs provide pecuniary premiums? Which ones? Do possible gaps vary along the earnings distribution? Standard earnings equations are estimated at the mean and at various conditional quantiles of the earnings distribution. In particular, we estimate fixed effects quantile regressions to control for unobserved individual characteristics, focusing particularly on heterogeneity within both the formal and informal sector categories. Our results suggest that the informal sector earnings gap highly depends on the workers' job status and on their relative position in the earnings distribution. Penalties may in some cases turn into premiums. By comparing our results with studies in other developing countries, we draw conclusions highlighting the Madagascar's labour market specificity.

Kuépié M., Nordman C. (2011), Education et marchés du travail à Brazzaville et Pointe Noire (Congo-Brazzaville), Document de travail DIAL, Paris, Université Paris-Dauphine, 45

Nordman C., Wolff F-C. (2007), On-the-job learning and earnings in Benin, Morocco and Senegal, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 37

In this paper, we consider a model of on-the-job learning where workers learn informally by watching and imitating colleagues. We estimate the rate of knowledge diffusion inside the firm using three matched worker-firm data sets from Benin, Morocco and Senegal. We rely on non-linear least squares to estimate the structural parameters of the informal learning model and account for unobserved firm heterogeneity using firm factors derived from a principal component analysis. We find that the rate of knowledge diffusion is around 7 percent in Morocco and Senegal and much higher in Benin, but part of the learning-by- watching returns stems from firm heterogeneity. Informal training significantly affects the shape of returns to tenure in African countries. Finally, we estimate an extended model with both learning-by-watching and learning-by-doing and find significant benefits from imitating colleagues in Morocco.

Gubert F., Nordman C. (2006), Migration from MENA to OECD Countries: Trends, Determinants, and Prospects,, Washington DC, The World Bank, 90

Kuépié M., Nordman C., Roubaud F. (2006), Education and Labour Market Outcomes in Sub-Saharan West Africa, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 40

L'objectif de ce papier est d'étudier les effets de l'éducation sur la participation au marché du travail urbain et la rémunération du travail dans sept capitales d'Afrique de l'Ouest francophones. Nous montrons que si l'éducation ne constitue pas toujours un rempart contre le chômage, elle est un facteur incontestable d'accroissement des gains sur les marchés du travail d'Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lomé, Niamey et Ouagadougou. Elle permet notamment aux individus les mieux dotés de s'insérer dans les créneaux les plus rentables à savoir les secteurs formels privé et public. Les rendements marginaux de l'éducation estimés sont convexes dans toutes les villes considérées. Nous montrons également que ne pas prendre en compte l'endogénéité supposée de la variable d'éducation dans les fonctions de gains conduit à surestimer ou à sous-estimer les rendements de l'éducation suivant les cas. Ce résultat rend compte de la complexité du lien entre éducation et revenus en fonction de la ville et du secteur d'affiliation des individus. De plus, nos estimations corroborent l'idée selon laquelle le capital social des travailleurs interférerait de façon significative dans ce mécanisme. Finalement, l'apport de notre étude est aussi de montrer que le capital éducatif, y compris à des niveaux élevés, permet un accroissement substantiel des gains dans le secteur informel de la plupart de ces grandes villes de l'UEMOA.

The purpose of this paper is to study the effects of education on urban labour market participation and earnings in seven major West African cities. Our results show that although education does not always guard against unemployment, it does increase individual earnings in Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lome, Niamey and Ouagadougou and opens the door to get into the most profitable niches, which are found in the formal private and public sectors. We shed light on convex returns to education in all the cities considered. Besides, not controlling for the endogeneity of education leads to biased estimated returns (either upward or downward depending on the city) which stresses the complexity of the mechanisms linking education and earnings across cities and sectors. We also bring some support to the idea according to which social capital may largely be at work in this relationship. Finally, a major contribution of this paper is to provide evidence of significant effects of education on individual earnings in the informal sectors of the major WAEMU cities, even at high levels of schooling.

Muller C., Nordman C. (2006), Wages and Human Capital in Exporting Firms in Morocco, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 21

Nous étudions le lien entre salaires, accumulation du capital humain et organisation du travail au Maroc en utilisant une enquête couplant des informations sur les entreprises et les employés de deux secteurs manufacturiers. Bien que les salaires soient sensibles à toutes les variables de capital humain, les rendements de l'éducation et de l'expérience sont beaucoup plus élevés pour les travailleurs à hauts revenus. La participation à la formation sur le tas du travailleur est favorisée par son secteur d'appartenance, son niveau d'éducation et sa situation familiale lorsqu'elle est favorable. De plus, l'organisation des tâches sur le lieu de travail (à la chaîne, en équipe) découle aussi du niveau de capital humain des salariés.

We study the relationship between wages, human capital accumulation and work organisation in Morocco using matched worker-firm data for Metallurgical-electrical and Textile-clothing firms. While wages are found to rise with all human capital characteristics, returns to education and experience are much higher for the upper wages. Participation in on-the-job training is constrained by: a relevant industrial location; a minimal educational background; and an appropriate family situation. Moreover, work organisation and on-the-job training are dependent on the education process. Finally, we find strong interactions of human capital accumulation with involvement in chain gangs, team work and supervision.

Muller C., Nordman C. (2004), Which Human Capital Matters for Rich and Poor's Wages? Evidence from Matched Worker-Firm Data from Tunisia, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 26

Nous analysons les rendements du capital humain à partir de données liées employeurs-employés collectées en Tunisie en 1999 et indiquons comment ces rendements diffèrent de ceux généralement obtenus dans les pays industrialisés avec ce type de données. Nous développons une nouvelle méthode fondée sur une analyse factorielle des caractéristiques d'entreprise qui rapproche nos résultats, en ce qui concerne le rendement de l'éducation, de ceux que l'on obtient en utilisant des équations de salaire à effets fixes d'entreprise. Notre technique d'estimation fournit une interprétation de ces effets en distinguant l'impact sur les salaires du capital humain propres aux établissements. En outre, l'inclusion dans l'analyse de trois caractéristiques d'entreprise facilement mobilisables procure des résultats très proches de ceux obtenus lorsque toute l'information disponible sur la structure d'appariement des données est utilisée. L'introduction de l'approche factorielle confirme l'idée selon laquelle le capital humain peut constituer une source positive d'externalité intra entreprise. Un travailleur d'une qualification donnée serait plus productif et donc mieux rémunéré dans un environnement fortement doté en capital humain. Toutefois, les travailleurs pauvres ne semblent pas pouvoir bénéficier des qualifications de leur entreprise. En revanche, les pauvres profitent d'un emploi dans le secteur des textiles en termes de rémunération, contrairement aux travailleurs à salaires médians et élevés.

We study the returns to human capital for workers observed in Tunisian matched worker-firm data in 1999. This tells us how these returns differ from those obtained in industrialised countries with matched data. We develop a new method based on multivariate analysis of firm characteristics, which allows us most of the benefits obtained by introducing firm fixed effects in wage equations fo studying the effect of education. It also provides a human capital interpretation of these firm effects Moreover, using three firm characteristics easily collectable yields results close to those obtained by using the matched structure of the data. Wage regressions including the computed factors confirm tha human capital is associated with positive intra-firm externality on wages. Therefore, a given worke would be more productive and better paid in an environment strongly endowed in human capital However, the poorest workers do not take advantage of human capital in the firm. Conversely, the poor benefit from working in the textile sector in terms of wages unlike the middle and high wage workers.

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