Curriculum vitae

Robilliard Anne

Chargé de recherche IRD

anne.robilliardping@dauphinepong.fr

Publications

Articles

Nordman C., Robilliard A-S., Roubaud F. (2011), Gender and Ethnic Earnings Gaps in Seven West African Cities, Labour Economics, 18, Supp. 1, p. S132-S145

Dans cette étude nous analysons le poids et les déterminants des différentiels de rémunérations entre genre et groupes ethniques dans sept métropoles d'Afrique de l'Ouest (Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lomé, Niamey and Ouagadougou), en mobilisant une base de données unique et parfaitement comparable, provenant des enquêtes 1-2-3 réalisées dans les sept villes en 2001 et 2002. Cette question soulève un certain nombre de questions méthodologiques que nous tentons de traiter en détail, notamment en tenant compte des différences de composition ethnique et de genre entre les secteurs public, privé formel et informel qui sont susceptibles de jouer sur les écarts de revenus. Les résultats mettent en évidence l'existence d'un déficit systématique de rémunération pour les femmes, les caractéristiques des emplois expliquant moins de la moitié de ces écarts. A contrario, les groupes ethniques majoritaires ne semblent pas bénéficier d'une situation avantageuse et les écarts de revenus suivant le groupe ethnique sont relativement faibles par rapport à ceux que l'on observe suivant le genre. Quel que soit le signe de ce différentiel (positif ou négatif), la contribution expliquée par les caractéristiques observées de l'emploi varie très sensiblement d'une ville à l'autre. Les estimations montrent qu'une grande partie de l'écart de revenu selon le genre provient de l'allocation sectorielle, et que cette dernière est toujours défavorable aux femmes. En revanche, dans le cas des écarts suivant le groupe ethnique, la distribution par secteur institutionnel joue parfois de façon positive dans le sens d'une réduction des écarts. Finalement, une désagrégation plus fine des groupes ethniques, au-delà de la partition majoritaire/minoritaire, confirme que l'entrée ethnique est systématiquement moins significative sur les revenus du travail que le genre.

In this paper, we analyse the size and determinants of gender and ethnic earnings gaps in seven West African capitals (Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lome, Niamey and Ouagadougou) based on a unique and perfectly comparable dataset coming from the 1-2-3 Surveys conducted in the seven cities from 2001 to 2002. Analysing gender and ethnic earnings gaps in an African context raises a number of important issues that our paper attempts to address, notably by taking into account labour allocation between public, private formal and informal sectors which can be expected to contribute to earnings gaps. Our results show that gender earnings gaps are large in all the cities of our sample and that gender differences in the distribution of characteristics usually explain less than half of the raw gender gap. By contrast, majority ethnic groups do not appear to have a systematic favourable position in the urban labour markets of our sample of countries and observed ethnic gaps are small relative to gender gaps. Whatever the "sign" of the gap, the contribution of differences in the distribution of individual characteristics varies markedly between cities. Taking into account differences in sectoral locations in the decomposition of gender earnings gaps provides evidence that within-sector differences in earnings account for the largest share of the gender gap and that the differences in sectoral locations are always more favorable to men than to women. By contrast, concerning ethnic earnings gaps, the full decomposition indicates that sectoral location sometimes plays a "compensating" role against observed earnings gaps. Looking at finer levels of ethnic disaggregation confirms that ethnic earnings differentials are systematically smaller that gender differentials.

Robilliard A-S., Gubert F., de Vreyer P. (2010), L'expérience migratoire est-elle valorisable? Une analyse empirique sur données collectées auprès de migrants de retour et de non- migrants en Afrique de l'Ouest, Annales d'Economie et de Statistique, 97-98, p. 307-328

Les migrants bénéficient-ils d'une prime salariale sur le marché du travail de leur pays d'origine une fois rentrés au pays ? Qu'en est-il pour ceux qui dirigent une entreprise ou sont à leur compte? Les résultats de nos analyses suggèrent que les migrants de retour perçoivent une prime salariale forte lorsqu'ils reviennent d'un pays de l'OCDE. Le même résultat est observé pour ceux ayant le statut d'entrepreneurs. Cependant, étant donnée la faible proportion de migrants de retour dans la population des pays de la région, l'impact de la migration de retour sur le développement ne peut être que modéré.

Does migrants' experience abroad provide an earnings premium for wage earners and/or a productivity advantage for entrepreneurs? In terms of earnings, we find that experience abroad results in a substantial wage premium for migrants returning from an OECD country but not for other return migrants. Past migration in an OECD country also results in a productive advantage for returnees who became entrepreneurs upon returning. However, the low share of return migrants in the population of WAEMU countries suggests that the effectiveness of return migration as a driver of development is only moderate.

Lavallée E., Robilliard A-S., Pasquier-Doumer L., Olivier A. (2009), Cibler les politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? Un bilan des expériences, Revue d'économie du développement, 23, 3, p. 5-50

Cling J-P., Marouani M., Razafindrakoto M., Robilliard A-S., Roubaud F. (2009), The distributive impact of Vietnam's accession to the WTO, Economie internationale, 118, p. 43-71

La forte croissance de l'économie vietnamienne au cours des deux dernières décennies s'est accompagnée de profondes transformations économiques et sociales. En particulier, on a observé une forte réduction de la pauvreté, accompagnée d'une progression des inégalités sociales (quoique moins accentuée qu'en Chine). Dans ce contexte, la question de l'impact distributif de l'adhésion à l'OMC intervenue en janvier 2007 se pose avec acuité. Les premières simulations effectuées à l'aide de notre modèle de micro-simulation comptable indiquent que l'adhésion à l'OMC aura principalement quatre types d'effets redistributifs : gains d'emplois (en particulier industriels) ; croissance des salaires réels ; réduction des inégalités de genre ; progression des inégalités entre zones rurales/urbaines (mais tassement des inégalités globales). Nos résultats montrent l'importance de prendre des mesures pour accompagner l'entrée à l'OMC et saisir les opportunités offertes, en particulier dans le domaine de la formation, des migrations internes, des politiques régionales et de l'aide aux salariés touchés par les restructurations.

The strong growth of the Vietnamese economy over the last two decades has brought about sweeping economic and social changes. In particular, there has been a sharp downturn in poverty along with an upturn in social inequalities (albeit not as sharp as in China). This makes the question of the distributional impact of the country's WTO accession (January 2007) a particularly keen one. The firs simulations made using our micro-simulation model point to mainly four types of redistributive effects induced by WTO membership: job gains (especially industrial jobs), growth in real wages, reduction in gender inequalities, and increase in inequalities between rural and urban areas (but slight drop in overall inequalities). Our findings demonstrate the importance of flanking measures to accompany WTO accession and making the most the opportunities that arise, especially in the area of training domestic migration, regional policies and assistance to wage earners affected by restructuring.

Robilliard A-S., Gubert F. (2008), Risk and Schooling Decisions in Rural Madagascar: a Panel Data Analysis, Journal of African Economies, 17, 2, p. 207-238

La plupart des ménages ruraux malgaches tirent l'essentiel de leurs revenus de l'agriculture et sont exposés à un fort degré d'incertitude en raison de la fréquence et de l'intensité des aléas frappant les champs de culture ou les troupeaux. En l'absence de marchés du crédit ou de l'assurance, des moyens alternatifs pour éliminer ou atténuer les conséquences défavorables de cette incertitude doivent être trouvés par les ménages. Dans cet article, nous envisageons la possibilité que la mise au travail des enfants constitue un mécanisme de gestion des risques. Afin de tester cette hypothèse, nous examinons les déterminants de la scolarisation en cycle primaire d'un échantillon d'enfants issus de ménages ruraux. Nous examinons notamment le rôle des chocs de revenu subis par les ménages sur les probabilités d'entrée (dans) et de sortie hors de l'école de leurs membres en âge d'être scolarisés, en portant une attention particulière aux questions de genre et d'allocation intra-ménage des ressources. Les résultats indiquent que les chocs transitoires de revenu ont un impact significatif sur la probabilité de sortie de l'école mais pas sur la probabilité d'entrer à l'école. Cela suggère que la déscolarisation des enfants les plus âgés constitue un mécanisme de gestion du risque pour les ménages ruraux.

Most households in rural Madagascar are engaged in agriculture and derive a large share of their income from the production of food or cash crops and from animal husbandry. However, agricultural yields can be extremely volatile due to weather conditions, pests, insects, rodents and other calamities. As a result, households record large fluctuations in their incomes that must be dealt with. Since the usual consumption-smoothing market mechanisms are quite limited in the Malagasy context, households need to rely on nonmarket mechanisms or to adopt multi-faceted strategies to cope with risk. In this paper, we examine the possibility that parents obtain informal income insurance by letting their children work. We test this hypothesis by examining the relationship between household income shocks and human capital investment in children. In particular, we investigate whether children's propensity to join school and to drop out of school responds to transient shocks. We also investigate issues such as gender and intrahousehold resource allocation.

Robilliard A-S. (1999), L'offre de riz des ménages agricoles malgaches. Etude économétrique à partir d'enquêtes transversales, Economie de Madagascar, 4, p. 265-284

L'objet de ce papier est l'étude des déterminants de l'offre de riz des ménages agricoles malgaches à partir des enquêtes des Observatoires Ruraux de 1996. Plusieurs démarches sont envisagées. Tout d'abord, l'étude des déterminants du rendement du riz au niveau des parcelles permet de prendre en compte un grand nombre de facteurs techniques et de mettre en évidence la diversité des systèmes de culture mis en oeuvre par les producteurs de riz. L'analyse au niveau des exploitations conduit à envisager une démarche indirecte, qui consiste à estimer une fonction de production puis à dériver les fonctions d'offre de biens et de demande de consommations intermédiaires à partir des résultats de la théorie de la production. L'approche par les modèles de ménages permet également d'éclairer le problème de l'offre de riz. En effet, les ménages agricoles, à l'instar de tous les ménages malgaches, sont également des consommateurs de riz. Il est donc important de pouvoir relier les deux modèles théoriques, du producteur et du consommateur. Les données utilisées proviennent d'un dispositif original d'enquêtes réalisées en 1996 par le projet MADIO auprès de 2000 ménages agricoles malgaches, parmi lesquels ont été sélectionnés les ménages producteurs de riz. Du fait de la diversité des systèmes de culture du riz à Madagascar, il est courant de parler "des rizicultures malgaches" plutôt que de la riziculture. Les observatoires ruraux ont tenté de saisir cette diversité en s'intéressant à trois régions agro-écologiques différentes et, dans chacune d'entre elle, à deux villages. L'étude des déterminants du rendement du riz au niveau des parcelles montre que, quel que soit le système de culture considéré, la productivité de la terre décroît avec la taille des parcelles. Ce résultat peut s'expliquer soit par la défaillance du marché du travail ce qui fait du travail un facteur limitant au niveau du ménage. L'approche suivante se situe au niveau des ménages et repose sur une formalisation théorique assez simple qui doit permettre de déduire les paramètres de réponse de l'offre de riz des paramètres de la fonction de production. Après une présentation du cadre théorique, une analyse descriptive de la distribution des facteurs de production permettra de mettre en évidence la deuxième source de diversité des conditions de la production de riz. Enfin, l'estimation d'une fonction de production conduira à une évaluation de l'élasticité-prix de l'offre de riz des ménages sous différentes hypothèses. Les résultats de l'estimation par les MCO de cette fonction donne des résultats relativement satisfaisants en termes d'explication de la variance de la production. Par ailleurs, toutes les variables explicatives ont des paramètres significativement différents de zéro et les rendements d'échelle sont constants. L'application à l'offre de riz des producteurs conduit à des élasticité-prix variant entre 0.0 et 0.2 selon les régions. Ces élasticités sont calculées sous l'hypothèse que la terre, l'équipement, le troupeau et le travail familial sont des facteurs fixes. Ce sont donc des élasticités de court terme. Les producteurs de riz sont, à l'instar de tous le ménages malgaches, de gros consommateurs de riz et l'autoconsommation représente une part non négligeable de leur consommation. L'analyse montre que 65% des ménages producteurs de riz des observatoires sont potentiellement des acheteurs nets de riz. Ce résultat met en évidence la nécessité de relier les modèles théoriques standards du consommateur et du producteur pour analyser les effets de mesures de politiques économiques conduisant par exemple à une variation du prix du riz. Les fonctions d'offre estimées par quartile de superficie en riz montrent enfin que l'élasticité-prix de l'offre augmente avec la superficie cultivée.

Ouvrages

Roubaud F., Gastineau B., Gubert F., Robilliard A-S. (2010), Madagascar face au défi des objectifs du millénaire pour le développement, IRD éd., Marseille, 335 p.

Chapitres d'ouvrage

Mesplé-Somps S., Robilliard A-S., Doumbia Gakou A. (2014), Urbanisation et ségrégation spatiale à Bamako, in Konaté D., Charmes J., Brunet-Jailly J. (dir.), Le Mali contemporain, Bamako, Editions Tombouctou, p. 581-612

Le Mali contemporain ? Il est bien différent des images que les médias diffusent ! La société malienne a considérablement évolué depuis l'indépendance, les jeunes y sont beaucoup plus nombreux et mieux informés, les femmes plus actives. Mais les changements qui ont marqué notamment la gouvernance et la situation économique paraissent décalés au regard des nouvelles contraintes, attentes et exigences liées à ces mutations. Comment cette société, dans sa diversité, pense-t-elle et s'engage-t-elle dans la modernité ? Voilà le sujet de ce livre. Une cinquantaine de chercheurs en sciences sociales, dans le cadre d'une collaboration franco-malienne, ont travaillé sur le Mali contemporain dans la période qui a immédiatement précédé la crise (2007-2012). Ils se sont principalement intéressés à la vie politique dans les communes et quartiers, à la réalité de la décentralisation, à l'image que l'État en action donne de lui, au fait religieux dans ses manifestations et ses tendances lourdes, mais aussi aux divers aspects de la migration, et enfin et surtout à la place des jeunes dans la société. Le tableau qui se dégage de leurs observations est sans complaisance : faire évoluer positivement la situation actuelle de la société malienne est un défi pour les décideurs et l'ensemble de la population ; et pour y parvenir, il est impérieux d'ébranler les pesanteurs, blocages, et faux-fuyants qui ont conduit le pays au bord du gouffre.

Robilliard A-S., Gubert F., de Vreyer P. (2013), Les migrants de retour valorisent-ils leur capital ?, in Roubaud F., de Vreyer P. (dir.), Les marchés urbains du travail en Afrique subsaharienne, Marseille, IRD, p. 339-361

Robilliard A-S., Roubaud F., Nordman C. (2013), Inégalités de rémunérations entre sexes et entre groupes ethniques, in Roubaud F., de Vreyer P. (dir.), Les marchés urbains du travail en Afrique subsaharienne, Marseille, IRD, p. 283-309

Robilliard A-S., Mesplé-Somps S. (2013), Croissance partagée ? Evolution de l'emploi et des indicateurs de pauvreté non monétaires au Sénégal, 2001-2005, in Momar-Coumba Diop . (dir.), Sénégal (2000-2012). Les institutions et politiques publiques à l'épreuve d'une gouvernance libérale, Paris, Karthala, p. 269-294

A l'instar de nombreux pays africains, les politiques publiques de développement du Sénégal s'inscrivent, depuis le début des années 2000, dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) de lutte contre la pauvreté.

Andriananja H., Charmes J., Droy l., Froger G., Gubert F., Méral P., Ramiaramanana J., Razafindrakoto M., Robilliard A-S., Roubaud F. (2010), Histoire de la recherche en économie, in Feller C., Sandron F. (dir.), Parcours de recherche à Madagascar : l'IRD-Orstom et ses partenaires, Marseille?, IRD Editions, p. 139-167

Gubert F., Robilliard A-S. (2010), Croissance et pauvreté à Madagascar. Un aperçu de la dernière décennie (1997-2007), in Gastineau B., Gubert F., Robilliard A-S. (dir.), Madagascar face au défi des Objectifs du millénaire pour le développement, Marseille, ?IRD éd., p. 25-52

Senne J-N., Robilliard A-S., Gubert F. (2010), Impact des chocs économiques et démographiques sur la scolarisation en milieu rural, in Roubaud F., Robilliard A-S., Gubert F., Gastineau B. (dir.), Madagascar face au défi des Objectifs du millénaire pour le développement, Marseille, ?IRD éd., p. 157-185

Robilliard A-S., Rakotomanana F., Nordman C. (2010), Gender Disparities in the Malagasy Labour Market, in Arbache J., Kolev A., Filipiak E. (eds), Gender Disparities in Africa's Labor Market, World Bank, p. 87-154

Dans cet article, nous analysons les différences de genre en matière de performances sur le marché du travail de Madagascar à l'aide d'enquêtes ménages menées au niveau national en 2001 et en 2005. Grâce à ces deux points dans le temps, nous examinons la dynamique des déterminants de l'allocation sectorielle et de l'écart de gains entre sexes. Nos résultats montrent que l'écart salarial moyen entre sexes est relativement faible et stable entre ces deux périodes. L'écart salarial est le plus faible dans le secteur public et le plus élevé dans le secteur informel. Pour les travailleurs indépendants hors- agriculture, l'écart de gains est beaucoup plus élevé et a décliné entre 2001 et 2005, une période de crise économique. A l'aide de décompositions de ces écarts, nous montrons que les différences de localisation sectorielle selon les sexes expliquent une grande part de l'écart de gains pour les deux années. L'estimation de fonctions de gains augmentées de caractéristiques des micro-entreprises des travailleurs indépendants suggère par ailleurs que l'écart de genre dans ce secteur s'explique en grande partie par une répartition inégale entre sexes des attributs des micro-entreprises, en particulier du capital physique. Ce résultat met en évidence une source potentielle de discrimination souvent ignorée dans la littérature, à savoir l'accès au capital physique par les femmes.

n this study, we address the issue of gender differences in labour market performances for Madagascar using data from two national household surveys carried out in 2001 and 2005. The data collected in these surveys allow us to measure the gender pay gap at two points in time, and to analyze the determinants of occupational choices across sectors of employment as well as of wages and earnings. Our results show that the average gender wage gap is relatively small and stable over time. Across wage employment sectors, the gender gap appears to be the lowest in the public sector and the highest in the informal sector. In non-farm self-employment, however, the gender earnings gap is much higher and declined between 2001 and 2005. Using full decomposition techniques, we provide evidence that gender specific sectoral location explains a significant share of the gender wage gap in both years. Augmented earnings equations estimates carried out for the non-farm self-employment sector suggest that the gap in this sector is driven by the very unequal distribution of micro-firm attributes between men and women. This results points to a potential source of earnings differential often ignored in the gender gap literature which is access to physical capital by women.

Cogneau D., Robilliard A-S. (2008), Simulating Targeted Policies with Macro Impacts: Poverty Alleviation Policies in Madagascar, in Pereira da Silva L., Bourguignon F., Bussolo M. (eds), The Impact of Macroeconomic Policies on Poverty and Income Distribution, Palgrave Macmillan, p. 213-245

Nous présentons le cadre d'un modèle de simulation macro-micro pour l'étude de l'impact des politiques économiques sur la distribution du revenu et la pauvreté monétaire à Madagascar. Les options et les choix de modélisation sont discutés pour le module micro-économique et pour les liaisons micro-macro. Les estimations économétriques et la calibration du modèle de « choix » d'occupation et de revenu du travail sont présentées et commentées. Des simulations illustratives de stratégies de réduction de la pauvreté sont aussi mises en oeuvre et analysées.

We present the framework of a macro-micro simulation model for the study of the impact of economic policies on income distribution and monetary poverty in Madagascar. Modelling options and choices are discussed for the micro-economic module and for the macro-micro linkages. Econometric estimations and calibration of the occupational choice / labor income part of the micro-economic module are presented and commented. Some illustrative simulations of poverty alleviation schemes are also implemented and analyzed.

Bourguignon F., Robilliard A-S., Robinson S. (2008), Examining the Social Impact of the Indonesian Financial Crisis Using a Macro-Micro Model, in Bussolo M., Bourguignon F., Pereira da Silva L. (eds), The Impact of Macroeconomic Policies on Poverty and Income Distribution, Palgrave Macmillan, p. 93-118

In this paper, a novel approach is implemented to quantify the effects on poverty and inequality of the financial crisis that hit Indonesia in 1997. It relies on the combination of a microsimulation model and a standard CGE model. These two models are used in a sequential fashion in order to simulate the impact of the crisis and to examine counterfactual policy scenarios. The CGE model is based on a Social Accounting Matrix with 38 sectors and 15 factors of production. It captures structural features of the economy, including binding macro constraints, and incorporates general equilibrium effects. The microsimulation model is based on a detailed representation of the real income generation mechanism at the household level. It captures household heterogeneity in terms of income sources, area of residence, demographic composition, endowment in human capital, and consumption preferences. It is based on a sub-sample of 9,800 households from the 1996 SUSENAS survey. This framework allows us to decompose the effects of the financial crisis as well as to compare the i mpact of introducing alternative social policy packages during the crisis such as food subsidies, household transfers or public work programs.

Cogneau D., Robilliard A-S. (2007), Growth, distribution and poverty in Madagascar: Learning from a microsimulation model in a general equilibrium framework, in Spadaro A. (eds), Microsimulation as a tool for the evaluation of public policies: methods and applications, Bilbao, Fundacion BBVA, p. 73-111

This paper presents an applied microsimulation model built on household data with explicit treatment of heterogeneity of skills, labor preferences and opportunities, and consumption preferences at the individual and/or household level, while allowing for an endogenous determination of relative prices between sectors. The model is primarily focused on labor markets and labor allocation at the household level, but consumption behavior is also modeled. Modeling choices are driven by a desire to make the best possible use of microeconomic information derived from household data. This framework supports analysis of the impact of different growth strategies on poverty and income distribution, without making use of the "representative agent" assumption. The model is built on household survey data and represents the behavior of 4,508 households. Household behavioral equations are estimated econometrically. Different sets of simulation are carried out to examine the comparative statics of the model and study the impact of different growth strategies on poverty and inequality. Simulation results show the potential usefulness of this class of models to derive both poverty and inequality measures and transition matrices without prior assumptions regarding the intra- group income distribution. Market clearing equations allow for the endogenous determination of relative prices between sectors. The impact of different growth strategies on poverty and inequality is complex given general equilibrium effects and the wide range of household positions in markets for factors and goods markets. Partial equilibrium analysis or the use of representative households would miss these effects.

Sherman R., Robilliard A-S., Bourguignon F. (2005), Representative versus real households in the macro-economic modelling of inequality, in Whalley J., Srinivasan T., Kehoe T. (eds), Frontiers in Applied General Equilibrium Modeling: Essays in Honor of Herbert Scarf, Cambridge, Cambridge University Press, p. 219-254

Ce papier présente une méthodologie qui permet de s'affranchir de l'hypothèse de l'agent représentatif couramment utilisée dans les modèles d'Equilibre Général Calculable (EGC). Il s'agit de remplacer les traditionnels agrégats correspondant à d'hypothétiques « ménages représentatifs » par un échantillon de ménages réels, tirés d'une enquête budget-consommation. Cette approche permet de prendre en compte toute l'hétérogénéité des ménages étudiés, non seulement économique mais également démographique, sociologique, etc. Ce type d'approche présente néanmoins l'inconvénient de la taille puisqu'il s'agit de manipuler des bases de données de plusieurs milliers d'individus. Ce papier présente un modèle appliqué à l'Indonésie pour étudier l'impact social d'un choc d'épargne extérieure et l'évolution du taux de change réel d'équilibre qui résulte de ce choc (avant la crise financière asiatique). Les résultats obtenus sont comparés à ceux obtenus avec un modèle plus "standard" à ménages représentatifs.

To analyze issues of income distribution, most disaggregated macroeconomic models of the Computable General Equilibrium (CGE) type specify a few representative household groups (RHG) differentiated by their endowments of factors of production. To capture "within-group" inequality, it is often assumed, in addition, that each RHG represents an aggregation of households in which the distribution of relative income within each group follows an exogenously fixed statistical law. Analysis of changes in economic inequality in these models focuses on changes in inequality between RHGs. Empirically, however, analysis of household surveys indicates that changes in overall inequality are usually due at least as much to changes in within-group inequality as to changes in the between-group component. One way to overcome this weakness in the RHG specification is to use real households, as they are observed in standard household surveys, in CGE models designed to analyze distributional issues. In this integrated approach, the full heterogeneity of households, reflecting differences in factor endowments, labor supply, and consumption behavior, can be taken into account. With such a model, one could explore how household heterogeneity combines with market equilibrium mechanisms to produce more or less inequality in economic welfare as a consequence of shocks or policy changes. An integrated microsimulation-CGE model must be quite large and raises many issues of model specification and data reconciliation. This paper presents an alternative, top-down method for integrating micro-economic data on real households into modelling. It relies on a set of assumptions that yield a degree of separability between the macro, or CGE, part of the model and the micro-econometric modelling of income generation at the household level. This method is used to analyze the impact of a change in the foreign trade balance, and the resulting change in the equilibrium real exchange rate, in Indonesia (before the Asian financial crisis). A comparison with the standard RHG approach is provided.

Documents de travail

Lavallée E., Olivier A., Pasquier-Doumer L., Robilliard A. (2010), Poverty alleviation policy targeting: a review of experiences in developing countries, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 29

Mesplé-Somps S., Robilliard A-S. (2010), Etude sur la croissance partagée au Sénégal, 2001-2005, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 56

Delarue J., Mesplé-Somps S., Naudet J-D., Robilliard A. (2009), Le paradoxe de Sikasso : coton et pauvreté au Mali, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 28

Au Mali, il est entendu que la situation des producteurs de coton est meilleure que celle desproducteurs de produits viviers. Cependant, les statistiques officielles de la pauvreté suggèrent que larégion de Sikasso - région dans la quelle le coton est essentiellement cultivé fait partie des régions lesplus pauvres du pays et que les producteurs de coton sont en moyenne plus pauvres que les autresagriculteurs. Cet article examine en détail ce paradoxe, souvent nommé le paradoxe de Sikasso, ainsique ses enjeux en termes d'économie politique du « chiffre ». Nous analysons en détail les statistiquesofficielles et les problèmes méthodologiques qu'elles posent. Nous montrons que finalement lesproducteurs de coton connaissent de meilleures conditions de vie que les autres agriculteurs. Laconclusion d'un tel cas d'étude n'est évidemment pas de se détourner de la mesure des conditions devie des populations. L'exemple de Sikasso plaide au contraire pour que les évaluateurs et concepteursde politiques publiques accordent une importance première à la fabrication des données, et que cesdernières fassent l'objet d'un débat contradictoire. Dans tous les instruments de pilotage, deconception et d'évaluation des politiques publiques, la collecte et le traitement des données devraientsans doute recueillir une attention au moins aussi importante que leur analyse, et susciter tout autant lacontradiction.

In Mali, the situation of cotton growing households has traditionally been considered as more favorable than that of food crop producers. However, official statistics on poverty suggest that the cotton growing region of Sikasso is among the poorest regions of the country and that cotton producers are on average poorer than all other farmers. This article offers a detailed analysis of this paradox, the so-called Sikasso paradox. The official statistics on poverty are set out and data and methodological issues are exposed.The reworking of the data led to the conclusion that cotton producers have an "advantage" over other farmers. This analysis underlines the need for open debate concerning data - an oft neglected step in the analysis of development policy.

De Vreyer P., Gubert F., Robilliard A. (2009), Return Migrants in Western Africa: Characteristics and Labour Market Performance, DIAL Document de travail, Paris, Université Paris-Dauphine, 35

Lavallée E., Olivier A., Pasquier-Doumer L., Robilliard A. (2009), Le ciblage des politiques de lutte contre la pauvreté : quel bilan des expériences dans les pays en développement ?, DIAL (Développement, Institutions & Analyses de Long terme) Document de travail, Paris, IRD, 46

Dans un contexte de ressources budgétaires limitées et suite au constat que la croissance et l'aide publique au développement ne bénéficiaient pas forcément aux pauvres, la communauté internationale a eu recours à des outils spécifiques permettant d'atteindre en priorité les pauvres. Le ciblage des politiques de lutte contre la pauvreté est l'un de ces outils. Cet article vise à dresser un bilan des expériences de ciblage menées dans les pays en développement. Il cherche pour cela à dégager les facteurs de réussite ou d'échec de ces expériences et fait le point sur les questions qui font toujours débat.

Fiscal constraints and policy changes to improve effectiveness of programs in reducing poverty has progressively led the international community to use tools for reaching the poor. Targeting antipoverty interventions is one of them. This paper aims at providing a general review of experiences of targeted poverty alleviation policies in developing countries and seeks to identify the key factors that affect their performances.

Cling J-P., Marouani M., Razafindrakoto M., Robilliard A-S., Roubaud F. (2008), Vietnam's terms of accession and distributional impact of WTO membership, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 55

La forte croissance de l'économie vietnamienne au cours des deux dernières décennies s'est accompagnée de profondes transformations économiques et sociales. En particulier, on a observé une forte réduction de la pauvreté, accompagnée d'une progression des inégalités sociales (quoique moins accentuée qu'en Chine). Dans ce contexte, la question de l'impact distributif de l'adhésion à l'OMC intervenue en janvier 2007 se pose avec acuité. Les premières simulations effectuées à l'aide de notre modèle de micro-simulation comptable indiquent que l'adhésion à l'OMC aura principalement quatre types d'effets redistributifs : gains d'emplois (en particulier industriels) ; croissance des salaires réels ; réduction des inégalités de genre ; progression des inégalités entre zones rurales/urbaines (mais tassement des inégalités globales). Nos résultats montrent l'importance de prendre des mesures pour accompagner l'entrée à l'OMC et saisir les opportunités offertes, en particulier dans le domaine de la formation, des migrations internes, des politiques régionales et de l'aide aux salariés touchés par les restructurations.

The strong growth of the Vietnamese economy over the last two decades has brought about sweeping economic and social changes. In particular, there has been a sharp downturn in poverty along with an upturn in social inequalities (albeit not as sharp as in China). This makes the question of the distributional impact of the country's WTO accession (January 2007) a particularly keen one. The first simulations made using our micro-simulation model point to mainly four types of redistributive effects induced by WTO membership: job gains (especially industrial jobs), growth in real wages, reduction in gender inequalities, and increase in inequalities between rural and urban areas (but slight drop in overall inequalities). Our findings demonstrate the importance of flanking measures to accompany WTO accession and making the most the opportunities that arise, especially in the area of training, domestic migration, regional policies and assistance to wage earners affected by restructuring.

Cogneau D., Robilliard A-S. (2001), Croissance, distribution et pauvreté : un modèle de microsimulation en équilibre général appliqué à Madagascar, DIAL Document de travail, Paris, IRD, 47

Ce papier présente un modèle de microsimulation en équilibre général appliqué à Madagascar. Ce modèle présente deux caractéristiques innovantes, à savoir, d'une part, la modélisation des comportements d'allocation du temps de travail au niveau micro-économique, d'autre part, la prise en compte de certains effets d'équilibre général à travers la détermination endogène des prix et des facteurs. Le modèle représente le comportement d'un échantillon de 4.500 ménages représentatifs de la population malgache, dans une économie à 3 secteurs (agricole, informel et formel) et 4 biens (alimentaire, agricole d'exportation, informel et formel). Ce modèle traite explicitement de l'hétérogénéité des qualifications, des préférences et des opportunités d'allocation du travail, ainsi que des préférences de consommation au niveau micro-économique. Les choix de modélisation ont été guidés par le souci d'utiliser le mieux possible l'information micro-économique dérivée des données de ménages. Les résultats des simulations confirment la contribution de l'approche à l'analyse de l'impact de différents chocs de croissance sur les inégalités et la pauvreté.

This paper presents a microsimulation model in a General Equilibrium framework applied to Madagascar. The model is primarily focused on labor markets and labor allocation at the household level, and consumption behavior is also modeled. At the aggregate level, it allows for the endogenous determination of relative prices between sectors. The model represents the behavior of a sample of 4,500 representative households in an economy with 3 sectors (agricultural, informal, and formal) and 4 goods (food crop, cash crop, informal good, and formal good). It takes explicitly into account heterogeneity in human capital endowments, as well as preferences in terms of consumption at the microeconomic level. Modeling choices were driven by a desire to construct a model that makes the best possible use of microeconomic information derived from household data. The results confirm the usefulness of this class of models, which permit the computation of poverty and inequality measures without resorting to the representative agent assumption.

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